mardi 9 janvier 2018

S'accepter, comme si c'était simple... !

Bonjour !

Ces derniers mois reviennent régulièrement des articles traitant la question de l'acceptation ; l'acceptation de soi, de son apparence physique et, à chaque fois, je suis assez béate, un peu déçue, je reste sur ma faim (en même temps j'ai pas lu tous les articles non plus). J'ai toujours l'impression que leurs autrices présentent le fait de s'accepter comme quelque chose de facile, d'évident, comme s'il s'agissait simplement d'avoir un déclic, de se faire un peu violence ; de ne plus regarder les publicités, les réseaux sociaux, de ne plus écouter les injonctions de la "société" ce démon que l'on accuse toujours de tout comme si aucun de nous n'en faisait partie, à se lever plus tôt, à manger ceci ou cela... comme si c'était la chose qui allait le plus de soi dans ce bas monde. Il y a quelques temps, quelque mois, je n'aurais pas relevé, vous voyez. J'aurais laissé passer et, si on m'avait demandé mon avis, je n'en aurais certainement pas eu. Mais maintenant que je suis dans cette démarche d'acceptation, justement, de rencontre avec mon corps, comme je vous le disais il y a quelques temps, je trouve que ces articles tout beau tout rose et tout mignons sont un peu... plats. Fades. La plupart du temps ils ne donnent pas de conseils sur comment on doit s'accepter, ou alors des conseils dérisoires qui frôlent le ridicule, voire – pire – le contre-sens.

Je sais que cette introduction peut vite me faire passer du côté de la fille qui tout à coup, parce qu'elle a une expérience sur le sujet, sait tout mieux que tout le monde et vient prêcher la bonne parole en dénigrant les autres. Je suis désolée si c'est ce que vous ressentez à la lecture de cet article. Ce n'est pas mon but. D'ailleurs la plupart des choses que je vais vous dire dans cet article, la base de la réflexion dirons-nous, je ne les ai pas inventées, je le sors du chapitre d'un livre de psychologie qui traite de l'acceptation appliquée aux problématiques de l'apparence physique :  « Chapitre 7. Accepter son apparence physique : apports de l'acceptation dans les problématiques d'image corporelle », Pleine conscience et acceptation. Les thérapies de la troisième vague. (par Sophie Cheval, Jean-Louis Monestès, et Matthieu Villatte. De Boeck Supérieur, 2011, pp. 207-232 ; que vous pouvez trouver ici). Le tout assorti de mon expérience, de mes ressentis (histoire de faire un vrai article humeur un peu perso, du genre qui plaît aux lecteurs ;P).

S'il y a deux choses à retenir de cette grosse vingtaine de pages c'est que déjà entre quelqu'un qui a un petit problème d'acceptation et quelqu'un pour qui ce problème tombe dans la pathologie il n'y a pas de différence de nature, seulement une différence de degré. Ensuite, le nerf de la guerre c'est ce que l'on appelle la fusion cognitive : le fait que vos pensées remplissent la fonction d'ordres auxquels vous obéissez. Par exemple : "oh mon Dieu les cernes de malade que je me tape ce matin !" vous pousse à mettre trois couches d'anti-cernes ou à enfoncer sur votre nez les lunettes de soleil les plus sombres que vous ayez. L'idée c'est qu'ainsi vous n'allez pas avoir à affronter vos pensées négatives à propos de votre corps : la peur de ne pas être normal(e), la peur du rejet des autres, et aussi une dépréciation de l'importance que vous vous accordez (comme vous êtes moche aujourd'hui vous êtes forcément une personne de peu de valeur).

Selon ce concept de fusion cognitive vous allez développer des stratégies d'évitement pour ne pas avoir à affronter ce que les auteurs du chapitre appellent les "événements psychologiques" déplaisants. Vous allez faire des régimes, du sport, etc., seulement pour contrôler votre corps et, ce faisant, vos pensées déplaisantes, et pas parce que vous en avez vraiment envie.

Du coup, là où je dis que les conseils sur certains articles traitant de l'acceptation peuvent aller au contre-sens c'est que... il y a quelques semaines j'ai lu un article de Sophie du blog Sophie's Moods. C'était au moment où je commençais tout juste à me mettre à l'aïkido pour ma coordination et tout le reste, donc quand je l'ai vu passer sur la sélection Hellocoton j'étais assez intéressée. Mais pour moi il y a un problème dans les conseils qu'elle donne (et je le lui ai dit par commentaire (je n'attaque personne par articles, et d'ailleurs ce n'est même pas une attaque, juste un manifestation de mon désaccord)).

D'abord elle dit qu'il faut faire du sport... mais comme je le lui disais par commentaire je pense que faire du sport quand on n'est pas déjà dans une démarche d'acceptation risque d'empirer les choses. Faire du sport ça suppose de faire bouger son corps, de se confronter à notre détestation (allant pour certaines personnes jusqu'au dégoût) de ce corps que l'on trouve trop gras, trop grand, trop petit, pas assez élégant, que sais-je. Faire bouger, mettre en mouvement, un corps que l'on déteste, que l'on n'a pas investi, je pense que ça ne peut que nous renvoyer à nos événements psychologiques déplaisants. Pour se lancer dans le sport de manière saine il faut l'avoir choisi, s'être dit que l'on voulait aller se confronter à ce corps, le prendre en main, le (re)trouver.

L'autre conseil qu'elle donne c'est de sourire. Elle conclut son paragraphe en disant qu'en souriant les autres ne verront plus nos défauts. C'est un contre-sens (je ne sais pas si c'est le bon mot que je cherche) à l'encontre des problématiques. Quand on met un gros pull les gens ne voient pas nos défauts : est-ce qu'on s'accepte mieux ? Non. Une personne qui ne s'accepte pas ne veut pas montrer l'objet de ses complexes aux autres (que ça soit les mains, les pieds, le gras, les seins, les cernes, etc.) et développe des stratégies d'évitement (les mains dans les poches, les lunettes de soleil...). Le sourire ne va pas aider ça. Il va simplement remplir la même fonction : je souris ("il faut que je sourie") pour que les autres ne voient pas mes défauts. Plutôt que de sourire parce que l'on se sent bien et à l'aise.

Je me doute que Sophie a dit ça pour aider les gens qui liraient son article et qui peut-être ont des problèmes avec leur corps, pour les aider à positiver... mais en réalité ces conseils ne mènent pas à grand-chose.

Je me suis rendue compte d'une chose un peu similaire en réfléchissant à l'article de Sandrine de Mon carnet déco (même si son article traitait plus indirectement de l'acceptation). Elle nous encourage à faire du sport parce que ça nous fait du bien (et pas pour une mauvaise raison), ce qui est le bon sens même, nous sommes bien d'accord. Mais une personne qui a du mal avec son corps ne raisonne pas comme ça. Faire du sport parce que ça nous fait du bien ce n'est pas le moyen, c'est la fin ! D'abord on rompt la fusion cognitive et ensuite on fait du sport parce qu'on aime ça.

Si je dois prendre mon exemple, jamais il ne me serait venu à l'esprit de faire du sport avant de décider de prendre mon corps en main. Parce que, comme je le disais, faire du sport suppose d'investir son corps, de le faire se mouvoir, de le voir. Et donc de se retrouver aussi avec dans la tête toutes les idées négatives sur notre corps ("je suis trop grosse", "j'ai grossi, on voit plus mes hanches", "j'ai trop de poils", "la forme de mes jambes est pas jolie", "je suis trop lente", etc.). Et il faut le vouloir.

Quand on a un problème avec son corps on ne peut pas faire du sport parce qu'on est bien : on ne peut pas être bien en faisant du sport parce qu'être bien en faisant du sport suppose d'être bien avec son corps (ou d'avoir accepté d'affronter les pensées négatives liées à ce corps). Donc soit on ne fait pas de sport, soit on s'inflige des exercices pour faire changer son corps. Pas parce que "la société", ou pas forcément, pas en premier plan, pas parce que c'est à la mode, mais parce qu'on ne supporte pas de voir ce corps tel qu'il est et qu'on se dit qu'on va le changer de forme et qu'ensuite on s'acceptera. On s'acceptera seulement quand il aura changé.

Je n'écris pas cet article pour critiquer ceux des autres. J'écris cet article parce que moi, en tant que personne qui cherche à rencontrer son corps, à le comprendre, à l'habiter, à l'investir, à régler les problèmes que j'ai avec ce corps, quand je lis ces articles sur l'acceptation ils ne m'aident pas, ils ne me servent à rien. "Acceptez-vous" est leur conseil, leur injonction, mais ils ne disent pas comment faire, ils présentent ça comme si c'était simple et en ignorant (soit en sachant pas, soit en ne traitant pas) tout des problèmes sous-jacent derrière les questions d'acceptation (ce n'est pas juste une histoire d'idéal présenté dans les publicités).

Globalement les articles que j'ai pu voir passer sur l'acceptation me semblent relever de la mode du bien-être, du vivre mieux, du ceci-machin-chouette, mais n'apportent pas de fond (ou ne le creusent pas assez). C'est aussi pour ça que je vous ai donné la référence du chapitre de psychologie que j'aie lu (que j'ai trouvé par hasard quand j'essayais de faire une espèce de documentaire sur les pratiques esthétiques des femmes, d'ailleurs) : pour que ça puisse aider les personnes concernées, qu'elles aient de vraies réponses, et pas seulement "acceptez-vous, vous vous sentirez mieux".

Vous savez, on sait qu'on se sent sans doute mieux quand on s'accepte et c'est justement le but recherché : s'accepter pour ensuite être bien et pouvoir faire plein de trucs qu'on s'empêche de faire quand on se laisse bouffer par nos peurs (du regard/rejet des autres, de ne pas être assez bien, etc.). Vous savez, à chaque fois que je rentre dans le dojo d'aïkido je stresse, j'ai méga peur, je me dis "oh mon dieu qu'est-ce que je fous là", je ne sais tellement pas créer du lien avec les gens... d'ailleurs, je me demande si je n'ai pas retardé mon rendez-vous chez l'esthéticienne pour avoir autre chose à penser que mon corps à la coordination défaillante : mes poils, que je devais essayer de cacher (vive le kimono trop grand). Pourtant à chaque fois que j'en sors je suis tellement mieux, mais c'est tellement dur. Quand le prof montre l'exercice, trois, quatre fois, je suis toujours là à me dire "attends monsieur, quand t'avance ton bras là, ta jambe elle est où ? et après..." voilà. Parce que comme je vous le disais dans mon article sur le corps j'ai du mal à voir comment mon corps et ceux des autres réagissent au monde, où est le pied quand la main est là, et mon coude que je dois lever, ou baisser... d'abord pour savoir si je dois le lever ou le baisser je dois savoir où il est, vous voyez ?

Donc, on sait que s'accepter c'est mieux, ce n'est pas la peine de nous le dire. On fait tout pour s'accepter, sauf qu'on fait tout dans le désordre, tout dans le mauvais sens et on développe des stratégies d'évitement, et on laisse les pensées qui nous parviennent devenir des injonctions. On fait tout dans le désordre, c'est pour ça que ça ne sert à rien de nous dire de faire du sport ou de sourire. Le seul truc à faire c'est de rompre la fusion cognitive, vous voyez ? Mais si on ne sait pas que c'est ça le problème alors comment qu'on fait, hein ? Alors voilà, dans le fond c'est pour ça que j'écris cet article.

Le sujet de l'acceptation de soi, de son corps, est un vrai sujet, une vraie préoccupation, et ça me désespère de lire des articles vides de sens ou qui répètent des évidences : acceptez-vous, c'est mieux ; faites les choses parce qu'elles vous font du bien, c'est mieux. Des fois ça sonne comme de nouvelles injonctions. Des fois ça me laisse indifférente. Des fois ça me déçoit. Il y a de vraies choses à dire sur l'acceptation. Sur le rapport au corps, aux autres, à soi, à l'inconscient, à l'identité, à ce que l'on est et à qui on est. Voilà.

Qu'en pensez-vous ? Comment s'est passée ou se passe l'acceptation pour vous ?

Source photo – Solène MeSt

21 commentaires:

  1. Ah oui, je me rends compte à la lecture de ton billet à quel point tu n'as pas compris le mien. Je pense aussi qu'il y a un écart générationnel entre tes propos et les miens. Je pense qu'à ton âge, j'aurais pu penser comme toi, mais l'âge aidant (j'ai 36 ans), les choses apparaissent plus simplement dans la réflexion de la vie. Les choses s’apaisent sur la vision que l'on a du monde et de soi. (Serait-ce la sagesse ? Dieu que je me sens vielle en écrivant ces lignes ^^). Mais encore une fois, comme je te le disais dans nos échanges enrichissant sous mon billet, je ne tente pas d'apporter de solutions miracle à un mal-être ressenti par quelqu'un qui n'est pas bien dans sa peau, mais plutôt à encourager ces femmes qui culpabilisent de ne pas réussir dans ce que la société (la vilaine!) peu nous montrer comme étant une certaine normalité. Voir même une obligation dans la quête du bonheur. Je ne "conseille" pas de faire du sport parce qu'on aime ça, je souligne juste le fait que si l'on en fait, c'est pour soi, pas parce que l'on pense que c'est ce que l'on attend de nous. Tout comme les autres points que j'évoque dans mon billet. Bref, comme dans la conclusion de nos échanges dans mon petit chez moi, la vision du lecteur est tronqué par son vécu, d'où la nécessité de pouvoir échanger en bonne intelligence sur quelque chose qui nous à choqué ou laissé sur notre faim.
    Merci d'avoir pris le temps de le faire :).
    Je te souhaite une belle continuation,

    Sandrine

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    1. Oui haha, j'étais complètement à côté ! Ceci dit j'ai aussi réagi à un autre article que j'avais lu un peu plus tôt et finalement à tous ceux que j'avais pu croiser sans forcément qu'ils m'aient marqués plus que ça. Mais du coup c'est aussi parce que j'avais pas compris ton billet que j'ai mis une parenthèse comme quoi le tien traitait l'acceptation d'une manière plus indirecte, parce qu'il est un peu en dehors du corpus que je visais, au final (même beaucoup en dehors !).

      Je ne sais pas si ma vision du monde est si peu apaisée que ça, mais ma vision de moi en revanche ne l'est effectivement pas du tout !

      Par contre sur l'exemple du sport j'avais bien compris que le faire devait être un choix et pas une obligation ressentie (et en ça on peut faire un pont entre nos deux sujets : obligation ressentie par une certaine pression des autres et de la société qui dit qu'il faut en faire ; et obligation ressentie plus dans l'intime pour modifier notre corps).

      Ne me remercie pas, moi j'adore ça alors ça ne me demande pas un gros effort !

      Bonne continuation à toi aussi !

      Melgane

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  2. Comme à chaque fois j'aime tes articles. Je pense que tu parles surtout des articles de blog de lifestyle? C'est un genre que je ne supporte pas du tout justement parce qu'elles prétendent donner des recettes miracles qui n'existent pas. J'ai lu avec soin tout ton article et je voulais te dire merci car c'est l'un des rares qui parle du corps avec autant de sensibilité et qui essaie de s'approcher de la psychologie. Je dirai même que les stratégies d'évitement ne sont pas que pour le corps mais aussi pour les études et les relations sociales. Si tu pouvais en faire ça m'intéresserait énormément !

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    1. Oui je pense que je parle plutôt de ceux-là, ceux qui disent "5 manière de..." ou "6 façon de..." (sachant que derrière on peut tout imaginer : comment être heureux, comment trouver l'inspiration, comment ceci et comment cela... et donc comment s'accepter !

      De rien... c'est vrai que même dans la manière dont c'est écrit ça se remarque qu'il n'est pas comme d'habitude parce que je ne dis jamais "méga" dans mes autres articles xD Je me suis un peu plus lâchée je pense, pour que les mots collent plus à mon ressenti et que ça fasse moins "écrit scientifique" ou froid.

      Oui, les stratégies d'évitement se rencontrent un peu partout...

      "En faire" ? Un article dessus tu veux dire ? Je ne sais pas si j'y arriverais haha ! J'ai du mal à écrire des articles sans point de départ bien défini, sans déclencheur en fait.

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  3. Je te rejoins là-dessus. De tous les côtés, on nous dit que la solution, c'est s'accepter, mais à aucun moment on nous dit comment. Ou alors, en surface, et ça revient au même.

    C'est un processus très personnel, l'acceptation de soi. Quand on y parvient, on aimerait donner la clé du succès aux autres, mais je crois que tout ce qu'on pourrait dire ne servirait pas à grand chose. Comment mettre des mots justes, et surtout des règles à un ressenti si intrinsèque et personnel ?

    Je te rejoins encore : le sport, ça vient quand le processus d'acceptation de soi est déjà engagé. Pour moi, ça se passe comme ça et jamais je n'aurais pu commencer par faire du sport. D'ailleurs, on arrêtait pas de me rebattre les oreilles avec ça, "Fais du sport !", et je trouvais ça tellement contre-productif ! Parce que quand on ne s'accepte pas encore, quand on est "loin" de son corps, faire du sport est une torture, ça nous montre plus encore nos défauts et nos défaillances, ça nous pousse plus encore à détester cette enveloppe dans laquelle on vit.
    Il faut, à mon sens, entamer le processus avant et autrement, et "naturellement", le sport s'en suivra.

    Pour ma part, l'acceptation de soi a commencé par un bon coup de pied au cul. Je me suis forcée. Forcée à arrêter de me maquiller, forcée à contempler mes défauts et à sortir avec sans avoir cherché à les camoufler ... Ca partait d'un constat : sans soutif, sans maquillage, sans épilation, sans "blablabla", je me sentais mieux, dans le sens où ça me barbait de faire tout ça, mais j'étais obligée parce que je ne m'acceptais pas autrement.

    J'ai donc pris le taureau par les cornes, parce que je ne voyais pas comment faire autrement et j'ai pensé (parce que j'en ai fait l'expérience), que le regard s'habitue à tout. J'avais l'habitude de me voir fardée, c'était ma normalité : je reprendrais l'habitude de me voir peau nue et je me sentirais à l'aise comme ça, mais je savais qu'il fallait en passer par un temps où tous les matins, je me sentirais laide en sortant de chez moi (soit 6 mois de ma vie, quand-même, faut tenir sur la longueur !). Je prenais du recul et je me disais "Tu t'en fous Rozie, c'est tellement plus agréable pour toi !"
    Ca a marché.

    J'ai fait ça pour tout, et je continue. Je suis en plein processus, comme toi, d'acceptation de mon corps, de "recontact". Et après un temps, j'ai décidé de me remettre au sport là où avant, il fallait m'y traîner de force. J'en ressentais enfin la nécessité et je ne trouve pas dommage de ne pas l'avoir fait avant, puisque c'est dans cet ordre que ça fonctionne pour toi. Donc quand les autres me disent "Je te l'avais dit !", je sais que je me serais plantée si je les avais écoutés et qu'ils n'étaient pas de bon conseil pour moi.

    Quand-même, les articles lifestyle ne sont pas assez aboutis ni assez profonds, mais leurs "règles" partent d'un constat. Le hic, c'est que c'est constats ne sont pas, à eux seuls, la solution. Par exemple : "Ne plus regarder les pubs, les injonctions de la société". Oui, c'est vrai, ça marche, j'en fais l'expérience depuis que je suis complètement déconnectée (plus de TV, vie à la campagne où je ne rencontre JAMAIS de pubs). Je me sens mieux et carrément plus à l'aise. MAIS CA NE SUFFIT PAS, c'est un petit plus.

    C'est aussi vrai pour "Souris à la vie", ce genre de trucs. J'y crois complètement parce que j'en fais l'expérience quotidiennement, mais pour une personne qui cherche comment engager le processus, ça revient à balancer une bouée de sauvetage à un type qui se noie en plein océan, sans venir le chercher plus tard. Il va se dire "Mais je suis sensée faire quoi avec ça ? Tout ce que je peux faire, c'est tenter de ne pas couler complètement."

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    1. Oui, moi aussi on m'encourageait à faire du sport "tu devrais faire du sport" oui ben non, parce que comme tu dis ça nous fait voir tous les problèmes de ce corps (le déni c'est mieux xD).
      Et puis en plus je pense qu'il faut choisir un sport qui correspond à nos problématiques, or si on n'est pas déjà dans l'acceptation de son corps et ouvert c'est difficile de trouver le bon sport. Quand j'ai commencé aïkido j'ai décidé pour la coordination (et parce que c'est beau) mais la coordination on l'a dans plein d'autres activités (le volley, le handball, la lutte, le judo...). Ensuite je me suis rendue compte qu'en fait j'étais obligée de toucher les gens et de laisser les gens me toucher. Donc l'aïkido répond à mes problématiques (alors que y'a moins de contact dans le foot, le volley, le tir à l'arc, le cyclisme, la course, l'aviron, etc.). Faire du sport pour faire du sport ne mène pas à grand-chose...

      Et puis aussi ça va dépendre des gens. Toi tu t'es mis un coup de pied au cul, moi j'ai profité de changer de ville, d'activité, pour me dire "allez, on se met au sport". Et ça, ça dépend des caractères et des façons de réagir de chacun (c'est pour ça que les pseudo-conseils des articles sur l'acceptation ne mènent nulle part).

      Oui, et puis même au-delà de ça, pour quelqu'un qui aurait incorporé les modèles idéaux ne plus voir de pubs ne sort pas ces modèles de son esprit. Et puis le problème ce n'est pas d'en voir ou pas (même si ça peut aider sans) mais de pouvoir prendre du recul dessus, et on ne peut prendre du recul dessus que quand on se confronte à son corps au lieu de chercher à le contrôler (lui et toutes les pensées négatives qui vont avec).

      C'est vrai aussi pour le sourire, effectivement, d'ailleurs j'avais entendu je sais plus où que, si tu te forces à sourire ton cerveau va se dire "attends, je souris donc je suis content" et au bout d'un moment tu vas te sentir vraiment content, mais ça c'est un pansement sur une plaie béante. On sourit quand on est déjà dans le processus, parce que comme le sport ça vient naturellement, pas pour l'enclencher... quand t'es pessimiste, au fond du trou, tu vois pas pourquoi tu te forcerais à sourire...

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  4. [SUITE]


    En bref, je crois que ce processus d'acceptation ne peut venir que de soi. Un déclic, oui, mais qui apparaît suite à une réflexion générale du sens de soi et de sa vie. On peut toujours tenter d'insuffler la réflexion chez l'autre (c'est le travail des psy, entre autre !) mais on ne peut guère faire plus.

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    1. On ne peut pas vraiment faire plus non...
      Même quand je parle de fusion cognitive. Je mets le concept sur la table, les personnes concernées se reconnaîtront, remarqueront tous les moments où elles en sont victimes et peut-être comme toi se feront violence, ou trouveront une autre solution, un truc un peu plus progressif (par exemple passer d'un maquillage très complet à juste du fond de teint avant de rien mettre du tout), ou autre chose, j'en sais rien. Mais elles trouveront elles-mêmes (ou avec l'aide de professionnels de l'esprit humain) comment rompre la fusion cognitive.
      On peut essayer de parler avec les personnes pour insuffler une réflexion comme tu dis, mais il n'y a pas vraiment de conseils. Et au fond, à cause de ça, je suis en train de me demander si ce n'est pas tout simplement malhonnête de continuer d'écrire des articles à la con sur l'acceptation parce que ça peut contribuer à créer peut-être de la culpabilité chez les personnes qui voudraient enclencher le processus mais ne trouvent pas la clef et se disent qu'elles n'arrivent même pas à appliquer les conseils donnés... (évidemment tout n'est pas de la faute de ces articles, faut pas pousser, mais quand même je me demande s'ils ne sont pas une pierre ou un bout de pierre à l'édifice).

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  5. en fait le souci avec ces articles c'est qu'ils tentent de donner des solutions qui seraient applicables à tout le monde. hors chacun son histoire, en particulier avec son corps, et chacun met ce qu'il veut derrière les mots, rien que l'expression "accepter son corps" n'a pas la même signification pour tout le monde... chacun ses réponses du coup. bon je suis en train de devenir coach, d'où ce discours.. durant ma formation, j'ai pu voir a quel point un mot peut avoir des significations différente selon les personnes... et clairement les conseils des autres, même si ils sont donnés avec une intention positive, ne peuvent pas s'appliquer, à part en général à eux même ( ce qui est logique du coup). en fait toi seule sait quel chemin tu dois prendre pour t'accepter, et se dire "allez, aujourd'hui, j'accepte mon corps !" ca ne suffit pas ! c'est un chemin, un cheminement. moi aussi, malgré mon grand âge (haha) je chemine, jour après jour, et c'est pô toujours facile !

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    1. Mais du coup qui dit applicable à tout le monde dit aussi applicable à personne !

      Les significations peuvent vraiment être si différentes ? Tu aurais des exemples ? C'est "accepter" comme "faire avec" et pas modifier pour certains et d'autres c'est modifier mais avec modération pour se sentir mieux ? Ce genre de choses ?

      Oui, chacun doit trouver sa propre manière de faire ! Et ce qui lui correspond !

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  6. Hello!
    J'ai pris beaucoup pris de plaisir à lire ton article, alors merci. Pourtant je suis aussi un blog lifestyle et j'ai moi même abordé le sujet ( celui ci parlait de la confiance en soi ). Nous savons que ça revient au même. Je pense pour ma part, que personne n'est pareil et personne ne voit l'acceptation de soi de la même manière. Je pense que c'est une évolution de nous même. S'accepter ça vient aussi avec le temps, avec les expériences qu'on aura vécues. Ce n'est pas simple de s'accepter, je ne me suis pas totalement acceptée aujourd'hui alors que j'étais une véritable complexée de la vie quelques années auparavant. Je pense que tu as raison en disant qu'il y a des articles qui ne donnent pas véritablement de conseils pour s'accepter. Parce que en réalité, ça de dépend pas vraiment de l'article. S'accepter c'est un travail sur soi même, c'est sans doute bien plus profond que ça. Je ne suis pas psychologue, je ne réfute pas non plus ces articles. Ils donnent de la positivité et même si ça ne nous permet pas de nous accepter, comme tu le dis, c'est pour certaines personnes très agréables de les lire. On a tous des avis divergents et différents manières de voir les choses.
    Après concernant la question du sport, si j'ai bien compris tu dis qu'il vaut mieux rejeter l'idée dû aux complexes que tu peux avoir vis à vis de ton corps? Encore une fois, chacun à son opinion mais c'est vrai que faire du sport apporte beaucoup de positivité mentales. Et ça, je ne pense pas que ce soit un mauvais conseil en soit. ( après libre à chacun de l'appliquer ) mais ça détend énormément, mon corps réagit super bien après une petite séance de sport. Ca me vide la tête, je me sens fière, et pourtant je n'aime pas vraiment mon corps non plus, mais j'ai appris à l'accepter au fur et à mesure du temps.
    Encore une fois, pour moi c'est une question d'évolution et d'expériences.
    Je m'éparpille, j'espère que je me suis bien exprimée dans l'ensemble
    Des bisous
    Célia

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    1. Salut !

      Eh bien merci ! :)

      Je pense que les problématiques d'acceptation de son corps et de confiance en soi ne sont pas tout à fait superposées même si effectivement avoir confiance en soi peut aider à accepter son corps mais dans la confiance en soi il n'y a pas que le corps. Ce que je veux dire c'est que... parfois une personne peut manquer de confiance en elle dans les relations amoureuses par exemple, donc là peut-être effectivement que le corps va entrer en ligne de compte, mais pour une personne qui a des problèmes de confiance en elle au travail (sentiment de l'imposteur) je ne sais pas si l'acceptation du corps revêt une importance de même degré... Donc il peut y avoir des liens, mais je ne crois pas que les problématiques soient superposées à 100%.

      C'est parce que nous avons tous des manières différentes de voir les choses que les discussions sont riches ! :)
      Je ne nie pas que ces articles peuvent faire du bien à certaines personnes mais... le problème c'est que quand ils présentent des conseils ils présentent ça presque comme une recette miracle, comme "s'il suffisait" alors qu'on sait très bien que non, ça ne suffit pas et que, comme tu dis, chacun a son cheminement.
      C'est très bien si certaines personnes ont du plaisir à lire ces articles, que ça les rassure, et ça peut même être un élément les aidant à aller plus loin dans l'acceptation et c'est tant mieux mais en fait bien souvent (parmi ce que j'ai lu en tout cas) ces articles ne se présentent pas comme un élément... ils présentent les choses comme simples, faciles, et simplifient les problématiques au maximum (il suffit de sourire ? vraiment ?) et c'est bien dommage parce que... comment dire... à la limite c'est presque "mensonger" ou en tout cas trompeur. Ils disent donner des conseils, comme des conseils miracles un peu (disent ou sous-entendent) alors qu'ils sont vides de sens ou pas loin... donc... j'ai vraiment l'impression de pas être claire du tout c'est terrible xD En gros, si je veux résumer par un mot (un mot trop fort mais j'ai pas mieux) mon vague sentiment c'est : putaclic. "Venez voir mes bons conseils, venez trouver le bonheur" alors qu'en vrai chacun est différent... Après on pourrait me répondre que les lecteurs peuvent aussi faire la part des choses, en sont capables, et que tout n'est pas de la faute des articles qu'ils lisent (et celui qui me rétorquerait ça aurait bien raison).

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    2. Je ne dis pas qu'il ne faut pas faire de sport si on a des complexes ! Non ! (Encore heureux). En fait... en fait je dis que faire du sport quand on n'est pas déjà dans la démarche... je ne sais pas si je vais bien expliquer donc au cas où je te renvoie au commentaire de Rozie qui dit ça très bien... mais en gros je dis que faire du sport implique de devoir prendre en compte son corps et sortir la tête du sable. Si tu fais ça alors que tu n'es pas prêt(e) à te prendre toute la décharge des mauvaises pensées ça va juste, à mon avis mais c'est vrai que chacun est différent, te jeter au fond du trou parce qu'en faisant du sport tu vas voir tous les problèmes de ton corps et si tu t'es pas "préparé mentalement" tu vas abandonner plus facilement.
      Moi aussi quand je reviens du sport j'ai la tête vide, je suis contente même quand j'ai été nulle (et je te prie de croire que je pars de tellement loin que je suis souvent nulle). Mais pendant la séance je me rends compte à quel point je suis pas coordonnée et à quel point j'ai du mal à sentir mon corps (la dernière fois fallait se concentrer sur trois ou quatre trucs en même temps et c'était trop, j'ai littéralement buggué !). Mais ça ne m'empêche pas de revenir la fois suivante parce que je suis prête, je sais que je suis là pour ça, pour entrer en communication avec mon corps. Quand je sors de chez moi, et même avant ça quand dans ma tête je formule l'idée selon laquelle je vais aller au sport le soir, je sais que ça va être difficile parce que je vais devoir affronter la coordination défaillante (entre autres) de mon corps. Je suis préparée. Donc quand je reviens de séance je me dis pas "mon dieu je suis nulle, faut que j'arrête, faut que je m'améliore en coordination et ensuite je commencerai à faire du sport". Parce qu'au final je pense que c'est plutôt comme ça que raisonne quelqu'un qui n'est pas dans l'acceptation de son corps : d'abord je dois cacher et améliorer le problème et ensuite je pourrais faire tous les trucs que j'ai envie.
      Moi aussi j'ai encore des complexes avec mon corps, pourtant je vais au sport, mais justement je vais au sport parce que j'ai des complexes avec mon corps et que je vais les régler et que je suis préparée mentalement à me confronter à ma nullité abyssale.
      Je sais pas si je suis plus claire ? (j'ai pas l'impression xD)

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  7. Je comprend mieux ce que tu voulais dire sur ce point. Je suis plutôt d'accord alors au final ! C'est plutôt une démarche d'acceptation de soi que de commencer à se mettre au sport. Je pense que c'est ce que tu veux dire. Je me reconnaît dans la description que tu viens de faire. Je pense pareil, je me dis pas "chouette ce soir je vais m'éclater au sport" je sais aussi que ça va être difficile. Les premiers temps sont les plus compliqués ahah. Le sujet est pas facile à aborder je te l'accorde en tout cas. Je conçois qu'il y a des conseils qui ne sont pas vraiment utiles, c'est un fait. Comme tu l'as dit, sourire pour s'accepter, c'est une phrase remplie de positivité mais ce n'est pas parce que tu souris devant les autres que tu es forcément heureux. Et puis sourire c'est une expression que les autres voient avant tout, non toi. Ces conseils on ne les applique pas forcément, mais c'est un rappel de vie. Vaut mieux toujours vivre avec des ondes positives, même si on sait qu'on s'en bat clairement les couilles parfois et qu'être positif pour être positif ça nous saoule (désolé du terme) je pense que je devrais moi même méditer là dessus. Ca devrait être quelque chose de totalement naturel.
    Mais c'est super de voir ton avis, c'est très interessant, même si il va à l'encontre de d'autres articles que tu as pû lire.
    Merci pour cette discussion ! ;)
    Au plaisir de te lire de nouveau
    Célia

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    1. En fait pour ce que je veux dire c'est que pour se mettre au sport de manière saine il faut que le sport soit un engrenage du processus d'acceptation, et pas une stratégie d'évitement des complexes ou pensées négatives.

      Sourire et voir le bon côté des choses c'est super, mais c'est mieux, enfin... plus sain, je pense, si ce n'est pas forcé...

      De rien, je l'ai aussi trouvée intéressante ! :)

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  8. S'accepter c'est sur que c'est pas simple ... Quand j'étais en PMA j'avais la haine contre mon corps ... Depuis que j'ai eu ma fille , j'ai appris a m'aimer et a m'accepter, enfaite c'est un enorme travail sur sois qui depends aussi du regard des autres bienveillant ou non ...

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    1. C'est très juste ce que tu dis ! C'est d'ailleurs ce que disent les auteurs du chapitre de psycho que j'ai cité : en gros l'apparence doit être "validée" par les pairs pour que tu puisses faire partie du groupe. Les personnes qui reçoivent beaucoup de moqueries à l'école sont plus susceptibles de faire beaucoup attention à leur apparence que les personnes qui ont toujours eu un regard bienveillant !

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  9. Ton article me parle par ailleurs particulièrement : de mon côté, je fais du Krav Maga ^^ et je ressens exactement la même chose que toi à chaque cours : qu'est ce que je fous là, qu'est ce que je suis moche, les autres me font peur, je suis nulle, je fais n'importe quoi, les autres filles sont tellement plus féminines et plus classes...bref je penserais à toi et à la fusion cognitive la prochaine fois !

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    1. Si ça peut t'aider encore plus, dans l'article que je cite ils disent qu'il faut regarder les pensées pour ce qu'elles sont, les regarder passer comme un paysage quand t'es en voiture ou en train quoi : tu as le droit d'avoir ces pensées, elles existent, mais elles ne te définissent pas, en gros. Et que chercher à les éviter c'est encore pire parce que du coup quand elles sont là tu culpabilises !

      En tout cas j'espère que le krav maga va t'apporter ce que tu cherches !

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  10. C'est des articles que je lis rarement parce qu'ils sonnent souvent comme des attrape pigeons. Comme tu le dis c'est souvent fade, je dirais même superficiel et plein de clichés. J'ai du mal à voir la sincérité de la personne qui écrit ces mots, parfois j'ai le sentiment que c'est un peu mélodramatisé. (Oui j'invente des mots ^^)
    Puis alors, le conseil sur le fait de sourire bêtement................ OO ?! Ça sort d'ou ? Et le complexe c'est des dents pas très jolies, on sourit quand même ?
    Bref, bref. Après pour le sport y'a une part de volonté mais en même temps l'envie d'abandonner n'est jamais loin je pense. C'est quand même une lutte avec soi-même. Tu le dis toi même avec l'aïkido, c'est dur.
    Et puis s'accepter à 2000% comme on est est ce réellement atteignable ?

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    1. Oui, c'est superficiel...
      Oui, tu souris quand même mais sans montrer les dents ! x)

      L'envie d'abandonner n'est jamais loin et à la minute où je t'écris ces lignes je devrais être dans le dojo d'aïkido mais j'ai craqué, alors que je m'étais dit que je me ferais toujours violence... autant la semaine dernière j'avais une vraie excuse (je revenais de vacances j'étais un peu fatiguée) autant là c'est plus une fatigue mentale, raison précisément pour laquelle je devrais aller au sport... et je m'en veux mais je me bouge pas... :'( enfin bref, la volonté d'abandonner n'est jamais loin, je me force toujours pour aller au sport (pas sociable, c'est dur de parler avec des gens xD) mais là je me bats pas contre moi-même et c'est pas bien... Enfin bref je suis pas là pour me faire plaindre... x)

      Bonne question !
      Je ne pense pas que ça le soit. Parce qu'on n'arrêtera jamais de se comparer aux autres (je me souviens au lycée j'avais entendu une psy à la radio je crois dire que on se comparait aux autres pour savoir comment se placer par rapport aux autres et qu'en gros je crois que c'était pour notre ego) et on est toujours insatisfait... moi j'adore les cheveux bouclés, j'en n'ai plus même si ça revient, et quand des gens qui ont les cheveux bouclés me disent qu'ils aiment pas leurs cheveux je suis vraiment révoltée xD

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