mercredi 30 novembre 2016

Le prix d'une vie sacrifiée


Bonjour !

Je suis peu satisfaite de mon titre mais il va falloir s'en contenter. Ce matin un évêque, ou un archevêque, je ne sais pas trop en fait, était invité sur Europe 1 pour réagir à cette proposition de loi contre le délit d'entrave à l'IVG devant, si j'ai bien tout suivi (sachant que ça fait à peu près un mois que je n'écoute plus trop les infos, utilisant mon temps libre pour regarder Détective Conan (oui, j'ai huit ans)), interdire les sites donnant des informations biaisées, fausses, sur l'IVG, pour pousser des femmes à garder leurs enfants. Le grand argument de ceux qui s'opposent à celle loi c'est "et la liberté d'expression, bande de neuneux ?!" et le contre-argument : "t'as le droit d'être contre l'IVG et de le dire, pas de manipuler psychologiquement des femmes, glandu !". Tout est dit, je n'ai rien à ajouter. Cela dit il y a quand même un point de détail qui me chiffonne (je ne me révolte pas pour si peu : je m'interroge). Parce que figurez-vous que le monsieur invité ce matin a proposé une espèce d'allocation données aux femmes pour les aider à garder un futur môme dont elles ne veulent pas. Et ça, moi, ça me titille.

Question (somme toute un peu provocante, mais je n'ai pu m'en empêcher) : quel est le prix d'un viol ? Ben oui, parce que mine de rien, parmi les femmes qui peuvent être susceptibles d'avoir recours à l'IVG, il y a des femmes violées. Vous allez leur proposer une allocation, à ces femmes ? C'est un peu rude psychologiquement, d'autant que la plupart des femmes violées ne disent pas qu'elles l'ont été. Alors qu'elle est le prix d'un viol ? Il est vrai que les victimes de viol ne sont certainement pas majoritaires dans les femmes ayant recours à l'IVG, mais ce n'est pas une raison pour éluder complètement la question. Je répète donc : monsieur, quel est le prix d'un viol ?

Question : quel est le prix d'une vie de handicap ? Ben oui, parce que mine de rien, parmi les femmes qui peuvent être susceptibles d'avoir recours à l'IVG, il y a des femmes qui savent qu'elles portent un futur enfant qui sera plus ou moins lourdement handicapé, dont la vie sera dure, difficilement vivable, en fait, et qui peut-être songera plus d'une fois à se suicider. Je ne voudrais pas jouer les rabats-joie (si, en fait) mais la France n'est pas méga au point pour l'accueil des personnes handicapées... dans mon lycée il y avait un bâtiment trop vieux où les portes étaient trop étroites pour permettre un fauteuil, par exemple. Sans parler de la prise en charge du handicap mental. On n'arrive déjà pas à s'occuper de nos autistes (on peut discuter sur le terme de "handicap", je ne considère personnellement pas que ça en soit un même si ça peut être handicapant pour certains aspects de la vie), je vous laisse imaginer la qualité de la prise en charge pour des types de troubles mentaux plus handicapants. Cela dit qu'on s'entende : je ne dis pas qu'il faut assassiner tous nos handicapés sous prétexte qu'on s'en occupe mal (quelle drôle d'idée !) : je dis que je comprends que l'on puisse avoir recours à l'IVG quand on ne souhaite pas une vie de peines à son futur enfant, quand on ne se sent pas capable d'être un bon parent pour ce type d'enfant.

Question : quel est le prix d'une vie passée à détester son enfant ? Une femme qui ne souhaite pas avoir d'enfants (d'une manière générale ou à une période de sa vie – parce qu'elle estime être trop jeune et pas prête par exemple) et que l'on obligerait à en avoir quand même un, que pensez-vous qu'il va se passer ? Moi je crois qu'elle va le détester, cet enfant. Je crois qu'elle va lui en vouloir pour l'avoir empêché d'accéder à un poste à responsabilité par exemple, ou simplement le détester d'être là. C'est une vie, pour un enfant, d'être détesté ? Vous pensez qu'une mère qui n'a pas désirée son môme peut être une bonne mère ? Que l'enfant n'aura pas de troubles ? Que cette femme sera heureuse ? Moi non. Je comprends l'argument chrétien de la vie : c'est beau la vie, c'est chouette la vie. Mais interrogez-vous : vivre en étant détesté, jusque dans les tripes, vivre bercé par la rancœur de la personne qui vous élève : est-ce une vie ? Est-ce là la vie que la religion promeut ? J'espère du fond du coeur que ce n'est pas le cas.

Question : quel est le prix d'une vie sacrifiée ? Parce que le point commun de mes exemples est bien celui-là : une vie sacrifiée. Une vie arrêtée après un viol, qui prend un autre embranchement, que le viol conditionne, une vie qui s'arrête pour un enfant né d'un crime ; une vie sacrifiée, dévolue aux soins d'un enfant malade (gentil sans doute, intelligent, mais lourdement malade ou handicapé) que l'on n'a pas souhaité, pour lequel on se savait pas suffisamment fort, pas suffisamment prêt, pas suffisamment résistant, pas suffisamment dévoué ; une vie sacrifiée à un enfant que l'on n'a pas voulu, qui peut-être nous a empêché d'atteindre certains objectifs, un enfant que l'on s'est senti obligé d'élever parce que l'on est tombé sur un site anti-IVG culpabilisant, malsain, manipulateur.

Alors voilà ma question. Une allocation pour les encourager à garder un enfant ? Soit. Mais monsieur, tout n'est pas qu'une question d'argent. Bien sûr ça peut entrer en compte. Mais tout n'est pas qu'une question d'argent. Je trouve cette proposition éminemment déplacée face au drame, à la souffrance, que peut constituer d'apprendre que l'on est enceinte (d'un enfant lourdement handicapé ou d'un enfant tout court). Sans compter, monsieur, si je puis me permettre, qu'un IVG n'a rien de facile. Un IVG ce n'est pas facile, et l'écrasante majorité des femmes qui en ont vécu un vous le diront : c'est éprouvant, un IVG, monsieur. Un IVG, monsieur, ça ne se fait pas de gaieté de coeur. Même si l'on sait que c'est mieux pour nous et mieux pour lui. Voilà ma question, monsieur : quel est, finalement, le prix d'une vie ?

Je vous la pose aussi : que pensez-vous de cette proposition d'allocation et de toute cette histoire en général ?

Source photo – Lionel Bonaventure/AFP

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12 commentaires:

  1. Cette histoire d'allocation me paraît idiote, puisqu'en réalité, ça existe déjà, en fait... Encore un qui sait pas de quoi il parle, et franchement l'avis d'un évêque, donc avis forcément basé sur sa foi, dans un pays laïque, ça me chiffonne un peu. Ah ça, pour forcer des femmes à se déshabiller sur les plages sous prétexte qu'on est un pays laïque, y'a du monde, par contre, un évêque qui intervient sur l'IVG, ça va, ça choque personne. Bande de gros hypocrites.

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    1. Ah ouais ? Ben moi non plus je ne sais pas de quoi je parle, haha x'D
      Bah, après les évêques sont aussi des citoyens, donc ils ont le droit de réagir et de donner leur avis ! Après la proposition de loi ce sont surtout les représentants religieux qui ont gueulé donc qu'ils aient la parole dans les méfia se justifie, on ne peut pas non plus les bâillonner.

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    2. Il y a les allocations familiales (rsa, etc) qui sont là pour aider les familles, les parents célibataires (bon, après en détail, je ne saurais pas dire). Donc ça me paraît "bizarre" de proposer ça, d'autant plus que ça me paraît très simpliste de résumer les choix d'IVG à une question d'argent (d'où le, "il y connaît rien", tandis que toi, bah si, tu sais déjà que c'est pas une question d'argent et qu'il y a d'autres raisons)

      Après, mais c'est personnel, je suis athée, et j'avoue que ça m'emmerde vraiment d'entendre un religieux venir me dire ce que je devrais faire (déjà quand c'est un mec, ça me gonfle, plus je vieillis, moins je supporte les ingérences des gens dont je considère qu'elles n'ont pas à décider pour moi, c'est terrible). Je veux dire, l'IVG existe mais on n'oblige aucune femme à le pratiquer, c'est un choix. Qu'il donne son avis, certes, mais j'aimerais qu'il n'ait pas autant d'importance et de poids dans les décisions. Et cette façon de jouer avec la laïcité selon la religion, ça me gonfle aussi (mais j'avoue, c'est un autre sujet, désolée ^^^)

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    3. Ah oui, pour aider les familles, mais une exprès pour empêcher les femmes d'avoir recours à l'IVG ? Genre "vous hésitez à garder votre enfant ? vous avez besoin d'argent ? parlez-en à l'Etat !" ? Je croyais que tu parlais de ça, mais je trouvais ça étonnant qu'un Etat propose ça alors qu'il permet l'IVG.

      Je suis aussi athée :)
      Je suis pas convaincue qu'il ait tellement de poids que ça... c'est pas parce qu'un évêque est outré que les députés vont pas voter la loi. En revanche les votants de droite qui sont contre vont poser un peu plus de problèmes... Et je suis pas convaincu qu'une femme en l'entendant ce matin et qui serait en train de réfléchir à sa décision décide de pas le faire sous prétexte que monsieur de l'Eglise a donné son avis...

      C'est un autre sujet mais on peut en parler aussi !
      C'est vrai que sur ce cas-là on entend les chrétiens, aussi parce que les chrétiens ont foutu la merde quand il s'est agit d'acquérir ce droit alors que les musulmans n'ont pas fait parler d'eux (en tout cas en cours quand on a parlé des missions anti-IVG dans les cliniques notre prof nous a pas dit qu'il y avait des musulmans). Je pense que c'est aussi par rapport à ça qu'on en parle beaucoup. Parce que finalement, même si c'est un droit bien installé (et même François Fillon l'a reconnu) il semble toujours sur le point d'être défait, par les chrétiens notamment : la sortie de Marion Maréchal le Pen sur le Planning Familial y'a pas si longtemps par exemple. Comme s'ils essayaient de le débusquer. Donc ça ne m'étonne pas qu'on en parle.
      Après, d'une manière plus générale, oui clairement il y a un léger soucis. Et pas seulement dans les média. Au lycée j'ai eu des camarades avec des croix (dont un avec la croix des Jeunesses chrétiennes portée en plein milieu du ventre, au début on savait pas ce que c'était et quand on a su et qu'on lui a dit en pleine classe il l'a pas enlevée) auxquel(le)s on a jamais demandé de les enlever ou cacher alors que les musulmanes voilées enlevaient toujours leur voile devant l'établissement. On parle d'interdire le voile à l'université (grosse connerie) et pas d'interdire les signes religieux (d'ailleurs faire ça est pour moi anti laïque m'enfin...). Je crois qu'au fond... j'avais même fait un article dessus il me semble ! je crois qu'au fond on ne s'est pas décidé. Y'en a qui veulent une laïcité extrême pour supprimer tous les marqueurs de la religions dans la société (et l'exemple que je prends toujours pour montrer que c'est impossible c'est qu'il faudrait raser les lieux de cultes) et d'autres qui veulent qu'on laisse les signes pour le vivre-ensemble. Du coup d'un côté on a des gens qui veulent interdire le voile à l'université et de l'autre des maires qui propose que l'on fasse des repas pour les musulmans à la cantine... c'est complètement illogique !

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    4. *Grondement calme* Te réponds de façon argumentée ASAP.

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  2. Lol, parallèle qui tombe pile au moment de l'élection de Trump et de sa position très ferme sur l'avortement. C'est amusant.

    Sinon bien évidement je suis d'accord avec tout ce que tu as dit. C'est bête et ahurissant ! Ca paraît tellement déplacé et... à peine croyable qu'on puisse proposer ça.
    Et puis ça ne fonctionnerait pas. Les mère finiraient par tuer leur gamin ou l'abandonner sur l'autoroute au bout d'un moment. (Oui je suis théâtrale, mais c'est ce que je ferais xD)

    La question qu'il manque dans ton article c'est "quel est le prix de l'amour ?" du coup. Parce que comme tu le dis, on ne peux pas forcer ces femmes qui veulent avorter à aimer leur progéniture, même pour de l'argent. Et tu le dis très bien aussi "tout n'est pas une question d'argent".

    Et dans bien des cas, il vaut mieux un avortement. Quand je vois ce que certains parents "font" de leurs enfants et l'avenir qu'il se dessine pour eux, j'ai pitié et ça me désespère ! Et je hais ces gamins parce qu'évidement ils sont paumés, font n'importe quoi dans le quartier, sont des relous, des boulets, des abrutits, etc... mais ce n'est pas entièrement leur faute. C'est les parents qu'on laisse se reproduire encore et encore alors qu'ils ne s'en occupent pas.
    Voilà ce que ça donne. Des enfants en galère qui ont de grandes chances de répéter les mêmes erreurs que ceux qui les ont élevés.

    Alors y'a assez de gosses dont les parents n'en ont rien à faire pour en ajouter d'autres.
    Et puis, l'IVG est un acte bien plus humain que ce pour quoi on le fait passer.

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    1. Ou alors elles accoucheraient sous X, tout simplement !

      C'est vrai, je n'ai pas mis cette question-là, mais elle transparaît un peu dans "ne pas aimer son enfant", mais c'est vrai que j'aurais pu la poser !

      P.-S. : désolée de répondre si tard !

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    2. 1/2
      *Amusé* C'est pas être titillé qu'il faut. Mais révolté. Ce type n'avait PAS à s'exprimer ainsi. Sans aller jusqu'à dire que c'est un imbécile... Étant dans un pays à gouvernement laïque, la religion n'a PAS son mot à dire, mais son positionnement est effectivement un point de référence important pour trop de gens. Hélas. Point final. Ici, qu'avons-nous ? Une querelle politique.

      Pour ce genre de gars, le prix d'un viol ? Inférieur à celui d'une vie qu'on tuerait dans le ventre de sa mère, doctrine oblige. C'est l'âme qui intéresse : pas la personne. C'est l'image que ça renvoie.

      Gardons en tête quelque chose : c'est une tempête dans un verre d'eau : tout ça a démarré en raison de l'attaque de Juppé lors des débats de primaire sur la position de Fillon sur l'avortement.
      Ce dernier a zigzagué entre « je suis contre », « c'est mal », et « je reviendrai jamais sur cet acquis des femmes. » (E)Lectorat _réel ou supposé_ oblige. Logique. C'est suicidaire, de revenir dessus.

      La religion est une forme de pouvoir temporel politique. A ce titre, elle prêche pour sa paroisse, si j'ose cette mise en abyme.:D
      C'est précisément pour éviter ces dilemmes que la loi Veil est passée il y a des lustres.
      Revenir dessus de près ou de loin au lieu d'encore plus la développer a plusieurs noms : cela va de misogynie à connerie : fais ton choix.
      Le prix à payer pour une vie passée à détester son enfant, une vie sacrifiée, tout le reste ? Totalement incalculable, réfléchis. Que ce soit en termes de préjudices moraux, intellectuels, physiques… Et de tous les côtés. Regarde BIEN ce qui se passe : pour compenser un préjudice, on propose quoi ?
      DU FRIC.
      Comme si tu pouvais faire d'une conscience et d'un libre arbitre féminins, DES PUTES.

      Allons, ne nous emballons-pas. La femme est l'avenir de l'homme, mais pas trop, pour l'église hein.

      *Gentiment* l'attitude n'est pas déplacée, mais injurieuse. Pour le prix de la vie, tout dépends où tu te trouves. Le prix d'une gamine de six ans qui se prostitue au Laos en étant chinoise d'origine va chercher dans les 80 dollars. *Glacial* Tu veux d'autres exemples ?
      « Selon que vous serez puissant ou misérables, les jugements de cour vont rendront blanc ou noir. »
      Cela te dit vaguement quelque chose ?:)

      *Amusé* Je ne peux pas dire la totalité de ce que j'en pense, tu es une femme, et je préfère éviter de traiter les pères de l'église, mais je comprends pourquoi les religions ont du mal à remplir leurs quotas auprès de leurs dieux…

      C'est une tempête dans un verre d'eau : cela flatte l'électorat misogyne ainsi que tous les nostalgiques de l'avant-loi Veill. Désolé pour eux, mais revenir dessus, ce serait signer purement et simplement un arrêt de mort politique, et PAS UN des cadors ne s'y risquera, malgré leurs grandes gueules, qu'ils s'appellent Marion-Maréchale Le Pen ou Fillon.
      PAS UN.
      Quant à l'église en particulier et les religions en général, le rétrograde de l'attitude vis-à-vis du féminin n'est plus à démontrer : logique : donne-moi une seule société matriarcale ?
      C.Q.F.D.

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    3. 2/2

      Je n'ai pas à m'exprimer dans le domaine de façon détaillée, de toute, je ne le puis : la maternité est une expérience qui m'est étrangère, mais revenir sur le droit d'une femme à décider de donner ou non la vie et dans quelles conditions n'a, à mes yeux PAS à être seulement REMIS EN CAUSE.
      C'est un acquis qui s'est concrétisé après des luttes et des décennies de drames.
      Vos corps sont à VOUS. Fin de la liste.
      Si j'étais une femme, je serais furieuse et je voudrais m'offrir le scalp de cet imbécile rétrograde, surtout en raison du danger que véhicule et sous-tends cette saloperie de message...
      Une gamine perdue pourrait l'écouter ! C'est un vrai poison, et ce con est censé être médecin des âmes, bordel !

      Il y a un truc qui s'appelait Vatican II, et a fait sortir l'église du 16ème siècle.
      Perfectible, mais pas mal du tout dans le concept.

      J'attends avec impatience Vatican III, qu'on en finisse avec ces imbéciles passéistes qui n'ont jamais utilisés leurs queues autrement que pour pisser ou abuser de leur pouvoir temporel et sont totalement à côté de leurs pompes… Tout en sachant que je suis profondément injuste : c'est un sacerdoce, à plus d'un titre, désolé, et pour une branche pourrie, tu as mille mecs écartelés entre leurs dogmes et leur bon sens... Mais c'est vrai.
      Je m'interroge : l'église, elle est où ?
      Le message du Christ, le vrai, universel, posant hommes et femmes sur un plan d'égalité, il est où ?

      En tant que chrétien non pratiquant mais respectueux du message, je suis en COLERE.
      Simplement.
      Une fureur sacrée.

      Une vraie.

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    4. La religion n'a pas son mot à dire, mais un croyant est aussi un citoyen, donc il peut donner son avis, avis qui sera influencé par la religion.

      Il y a une société matriarcale dont j'ai entendu parler lors d'une conférence du festival du Monde il y a quelques temps, mais la personne qui en a parlé n'avait plus le nom, et comme je n'ai pas pris le temps de chercher je ne l'ai pas non plus. Mais il y en a au moins une. Cela dit, une petite à l'échelle des centaines de patriarcales qui abritent les 7Mds d'humains, c'est une goutte d'eau !

      Le vrai message ? Masqué ou complètement étouffé derrière les défauts que tous les humains ont : une ambition démesurée (dans le mauvais sens de la qualité que peut être l'ambition), le besoin de pouvoir, d'être le plus fort... des humains quoi. D'ailleurs je me dis... comment des humains perfectibles sont-ils sensés porter le message d'un Dieu décrit comme parfait ?

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    5. Minute: c'était pas un quidam qui était interrogé, Melgane, mais un ÉVÊQUE.
      Et ça, ça change absolument tout.
      Tu as une différence entre matriarcat pur et société Matrilinéaire, hein. :)
      L'on a AUCUN exemple concret de véritable Matriarcat dans l'histoire humaine. Zéro, sauf... Attends une seconde... Oui.
      Tu as des caractéristiques Matriarcales, entre autre chez les iroquois et les Touareg.
      Tu as aussi la culture chinoise des Na!

      *Amusé* De la philo dès le matin? C'est tout le problème: Dieu s'est fait homme, Jésus l'était MALGRÉ sa nature divine.
      Soyons clairs: tous ces dogmes ont été posés formellement au concile de Nicée, le premier, je crois. Quelles évangiles étaient valables, le droit de vivre avec une femme, le fait d'être néophyte ou pas... J'en passe.
      Une expression a survécu au concile, ne pas changer d'un iota. Renseigne toi. :)
      ++.






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    6. Un évêque parle clairement au nom de sa religion, ça c'est sûr, mais il n'en reste pas moins un citoyen qui a le droit de s'exprimer, et c'est la que la compatibilité entre République laïque et religion se pose, effectivement.

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Un petit mot ? :)