dimanche 11 septembre 2016

Notre plus grand ennemi

Bonjour !

Il y a onze jours, à peu près, je me suis inscrite au Dream Challenge de Inspiré & Créé. Chaque jour un mail est arrivé dans ma boîte, un mail de pensée positive pour nous inciter à poursuivre nos rêves et à tout faire pour les réaliser. C'était très sympa mais, dès le début, j'ai eu la sensation – sans vouloir faire ma crâneuse (je me rends compte que ça fait super longtemps que j'ai pas utilisé ce mot ! :P) –, qu'il manquait quelque chose, que quelque chose n'était pas dit ou en tout cas pas dit clairement. Cette chose c'est que nous sommes notre plus grand ennemi. C'est tout bête mais je crois que c'est excessivement important de le dire. De le dire clairement.

Dans ce Dream Challenge on vous incite à croire en vos rêves, à les poursuivre, à vous bouger le derrière, arrêter de vous trouver des excuses... mais le problème ce n'est pas que l'on se trouve des excuses, je crois. Le problème c'est de savoir pourquoi on se trouve des excuses. Ce qu'il faut combattre ce ne sont pas nos excuses ; elles ne sont que des symptômes : ce qu'il faut combattre c'est le mal : la procrastination, le manque de confiance, la peur (d'être déçu, de décevoir, de l'échec...). C'est nous. Qu'il faut combattre. C'est nous notre ennemi.

Je crois que, dans l'un des articles de la première saison des Portraits chinois (mais je serais bien incapable de vous dire lequel, j'ai la flemme de chercher, et c'est donc pour cette raison que, blogueuse indigne que je suis, je vous laisse faire tout le boulot en vous redirigeant vers tous les articles des Portraits) (et si vous vous posez la question : non, je n'ai pas honte :P) j'avais rapporté ma citation préférée. Avant les phrases et proverbes qui poussent à rester calme, avant les proverbes chinois qui pourtant ont toujours raison et que je me plais à citer dans certains commentaires, il y a cette phrase de Louis XIV dans ses Mémoires : "à qui se peut vaincre soi-même, il est peu de choses qui puisse résister". Parce que nous sommes notre plus grand ennemi et que le seul moyen sûr et efficace pour réaliser ses rêves c'est d'abattre son ennemi. C'est d'abattre cette propension à la procrastination, à la peur... à la prudence.

Je crois que l'on manque de naïveté et de culot. On se dit d'avance que "mais non, ce n'est pas aussi facile" (de fait c'est à peu près ce que je me dis en arrière-fond quand j'entends "croyez en vos rêves !" ; comme si c'était simple). Je crois que l'on est trop prudent... Si vous suivez mon blog depuis un moment – ou que vous faites partie des très rares personnes qui me suivent sur Instagram (si ce n'est pas le cas, rassurez-vous, vous ne loupez rien) –, vous avez dû voir passer que je vais co-préparer et co-animer une émission de radio. Dans une vraie radio. Eh bien, vous savez, quand je suis passée par le secrétariat de ma fac pour trouver des personnes prêtes à travailler avec moi, quelqu'un m'a contacté en me disait qu'il avait une webradio et m'a dit que les "vraies" radios n'étaient pas intéressées par ce genre de choses, que ça ne servait à rien de demander. Par acquis de conscience (et par ambition aussi, il faut bien le dire) j'ai quand même tenté ma chance. Et mon mail a reçu une réponse. "Vous vous trompez, on est intéressé" (en gros) (oui, j'ai aussi la flemme de retrouver le mail original :P). Et si je ne l'avais pas fait ? J'aurais travaillé pour une webradio et je n'aurais pas été vraiment complètement totalement entièrement satisfaite. Je crois même que j'aurais regretté de ne pas avoir envoyé mon mail, que je me serais demandé ce qu'il se serait passé si je l'avais fait.

On est trop prudent. On est trop prudent quand un peu de naïveté, un peu de culot, un peu de ce petit quelque chose assimilable à de l'inconscience pourrait tout débloquer. Ou presque tout. Aider un peu au moins. Soyez naïfs ! Soyez culottés ! Soyez ambitieux (qui a dit que c'était un défaut ? celui-là attendez que je l'attrape !) ! Soyez entreprenants ! La prudence doit vous protéger, pas vous empêcher d'avancer.

Et puis il y a la peur.
Comme me disait Malisha dans un commentaire sur mon blog en espagnol il n'y a pas très longtemps : la peur nous limite beaucoup. Beaucoup trop. Que ce soit la peur de l'échec, la peur de décevoir, de se décevoir... La peur nous fait trouver des excuses, procrastiner... moi aussi. Ces derniers jours même, d'ailleurs. Parce que voyez-vous j'ai pris des billets pour trois conférences du Monde Festival ce week-end (toujours pas de candidat pour m'accompagner, d'ailleurs ? Vous allez quand même pas laisser une pauvre petit provinciale toute seule dans la grande ville ? :P) (Bon, cela dit je suis un boulet mais je suis débrouillarde ^^'). En soi ça ne me fait pas peur. Prendre le train non plus d'ailleurs. En fait c'est un autre type de peur (parce que socialement je suis vraiment un boulet). Vous voyez, j'ai demandé à ma tante, que je n'ai pas vue depuis des années, si elle voulait bien m'héberger (comme ça je ne fais pas deux aller-retours en deux jours, parce que ce n'est pas pratique) : et ça, ça fait peur (on ne se moque pas :P). Et comme j'ai peur j'ai mis des plombes avant de charger mes billets dans mon téléphone parce qu'avoir les billets avec moi ça rend le truc plus réel. Et je n'ai toujours pas mes billets de train (pas pressée la fille xD). Bref. Tout ça pour dire que la peur fait procrastiner. La peur nous limite beaucoup.

Alors on peut nous inciter à écrire toutes les listes de choses positives que l'on veut, tous les journaux intimes de vie rêvée que l'on veut, si l'on ne dit pas clairement que le problème c'est nous, que notre ennemi c'est nous, que les excuses ne sont pas la source du problème parce que le problème c'est ce que l'on ressent et pas ce que l'on fait ou ne fait pas, ça n'avance pas à grand-chose. Cela dit je n'ai pas la prétention de vous dire comment vous combattre vous-mêmes. Déjà parce que de mon côté on ne peut pas dire que ça soit vraiment fait et puis parce que la solution doit venir de vous. C'est comme ces articles où on vous dit qu'il faut vous accepter tel(le) que vous êtes, avec vos défauts physiques, que ce n'est pas grave... mais on ne vous dit pas comment faire. Parce que ça doit être un déclic... Je ne peux pas vous dire comment j'ai fait pour accepter que l'on ne peut pas être apprécié de tout le monde, pour l'intégrer profondément. Je ne sais pas, comment j'ai fait, en fait. Je l'ai fait il y a longtemps, c'est tout. Donc je ne peux pas vous dire comment vous battre contre vous-mêmes. Le seul truc, je crois, c'est qu'il faut aller à son rythme, ne pas se laisser pousser par les autres. Mais se pousser un peu quand-même.

"À qui se peut vaincre soi-même, il est peu de choses qui puisse résister" – Louis XIV.

Qu'en pensez-vous ? Réussissez-vous à vous vaincre ?

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17 commentaires:

  1. C'est tellement vrai tout ça...
    Personnellement, je pourrai facilement me laisser bouffer par mes peurs (notamment la peur de l'échec, et celle de décevoir qui est trèees présente chez moi ) Bref, j'arrive à les vaincre depuis peu, mais c'est éprouvant, je me donne des coups de pied aux fesses pour vivre selon mes envies et non pas selon mes craintes...
    Comme tu dis il faut avancer à son rythme.
    Si c'était possible je me tatouerai bien la phrase de Louis XIV sur le front x) (remarque, c'est possible, sauf que ça serait pas super discret) Elle est juste parfaite !

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    1. Je ne crois pas que ça soit possible, je crois que c'est interdit de se faire tatouer le visage (puis tu pourrais pas la lire, sauf si tu la fais tatouer en miroir xD).

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    2. Aucune idée,j'ai déjà vu des gens tatoués au visage, mais bon ça ne veut rien dire... Je serai bien trop trouillarde pour ça de toute façon x) haha
      (ah oui, c'est juste, j'y avais pas pensé #neuronesfatigués... on va dire que j'abandonne définitivement l'idée hein xD)

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  2. Le problème il est bien là : comment se combattre soi-même. Personnellement j'ai de plus en plus l'impression d'être un frein à moi-même et de plus en plus l'impression de me laisser bouffer par ça. (En même temps une krevette ça fini tôt ou tard dans une assiette, mouahaha ^^) Et le soucis à tout ça c'est bel et bien que personne d'autre que moi ne peut remédier à la situation.
    En somme je suis d'accord avec tes propos et tu as bien fait d'avoir quand même tenté de contacter une vraie radio. Bravo d'avoir eu le courage, l'audace de le faire.

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    1. Je crois qu'il faut s'obliger sur de petites choses, sur des temps courts, où le risque pris est moins grand, donc la chute (s'il y a chute ce qui est souvent peu probable) est moins grande et moins brutale. Et puis une fois qu'on est habitué on passe à un peu plus grand. Je crois que, quand j'y pense, c'est comme ça que j'ai fait. Je me suis forcée sur de petites choses. Je suis toujours pas à l'aise dans les petits trucs (genre les trucs sociaux) mais comme j'en ai passé plusieurs je me dis que ça devrait aller...

      Haha ! Par mail c'est facile ! C'est "sans conséquence", comme un truc envoyé comme ça, sans vrai interlocuteur... d'ailleurs, j'attends toujours une réponse d'une plus grosse radio, et j'ai dû relancé France Bleue à propos d'un stage au moins une bonne dizaine de fois x)

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    2. J'ai bien conscience qu'il faut commencer petit, et j'ai déjà dût essayer mais parfois je bloque malgré mon envie d'essayer. Et ça fini par m'énerver. Je suis en colère après moi et je m'en veux alors que j'ai essayé quand même. J'dis pas que je me suis poussé aux fesses de nombreuses fois, du moins, assez pour voir une amélioration se faire mais ça reste frustrant de se sentir impuissant.
      Et puis, je pense que je me dis aussi : "pas de prise de risque, pas de déception". ^^

      Oui par mail ça aide. D'ailleurs je me dis souvent que j'aurais mal vécu à l'époque ou il n'y avait pas l'informatique pour nous isoler du monde tout en nous permettant de faire des tas de démarches ou shopping ou autre, sans avoir à faire face à qui que ce soit xD

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    3. Faire face au monde c'est dur ! x)

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  3. C'est un fait, la peur a un impact important sur nos actions et réactions... mais je suis d'avis qu'il faut à la fois identifier ses peurs pour ne pas les subir inconsciemment mais aussi se concentrer sur le positif pour surmonter nos angoisses, tendre vers quelque chose qui nous pousse vers le haut et ainsi s'éloigner de nos peurs... Je ne sais pas si je suis très claire donc je vais illustrer mes propos avec un exemple : penser au résultat, à la sensation positive que nous aurons une fois un rêve réalisé permet souvent d'outrepasser sa peur de se lancer... Mais pour se donner toutes les chances, il vaut mieux aussi connaître la raison de ses peurs, en effet !

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    1. Effectivement, visualiser le bout du parcours peut aider à se lancer !

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  4. J'ai moi aussi tendance à beaucoup procrastiner et à me dire "c'est perdu d'avance" alors que parfois c'est tout le contraire! Cette article m'a vraiment remotiver! Après une période assez stressante j'avais bien besoin de pensée positive comme celles-ci! merci! xx

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    1. De rien ! :)
      En réalité c'est souvent très peu perdu d'avance !

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  5. Pour la procrastination, j'vois pas de quoi tu veux parler, je répondrai demain.
    :D

    ;)

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    1. Mwahaha !
      Il fallait bien quelqu'un pour la faire !

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  6. Serviteur, mon chou. :D Bien.

    A chacun sa méthode. Généralement, un coup d'oeil critique dans une de mes deux glaces d'appart' me suffit. Au-delà de ta lapalissade sur nous-mêmes, le fait est que nous sommes également notre meilleur allié.

    Ce n'est pas tant le fait de se trouver des excuses que de devoir craindre de vrais réponses, je crois, le souci ici. Il y a deux jours, j'en parlais encore avec une amie. Une nana brillante, me considérant de son propre aveu un peu comme son égale, mais aussi un monstre d’orgueil, soit dit sans notion péjorative aucune : l'on a tous notre carburant, j'ai le même.
    C'est l'orgueil seul qui nous tire de certaines situations : pas notre regard sur nous-mêmes.

    J'aime assez Louis. J'avais, fut un temps, une citation de lui :
    « J'ai trop aimé la guerre. Ne m'imitez pas. »
    Mais tu as parfaitement cadré : c'est une tendance, une propension à. Est-ce nous-mêmes ?
    Je ne crois pas, paradoxalement.

    J'ai plutôt tendance à penser au contraire de la facilité : je me remémore cette phrase de Sir Hugh Dowding avec qui le ministre de la défense s'entretenait, et qui tentait de cerner sa pensée, qu'il devait résumer au cabinet de guerre, pensant qu'il avait foi en la technologie du radar et priait pour la victoire : « Il vaut mettre cela dans le sens contraire : j'ai foi en la victoire et prie pour le radar. Mais les statistiques disent que nos jeunes pilotes devront abattre leurs collègues au rythme de quatre pour un, si nous voulons maintenir l'équilibre. »
    Quelle naïveté, quelle culot ? Nous sommes dans un monde de machine, entouré de technologie. Tu es libre de faire ce que tu veux, d'un cadre A à un B. RIEN D'AUTRE.
    Tu sais, il y a longtemps, j'avais une mentalité, que j'avais couché par écrit sur mes lettres de motivation : « Je sais que j'ai peu de chances d'être pris : mais même si j'avais une chance sur vingt… Je n'hésiterai pas. »

    Être différent de ton voisin ou ta voisine, réellement t'en démarquer tout en restant un ou une égale a un prix exorbitant à honorer, que j'ai appris depuis : le jugement d'autrui. Le vrai.
    Le voilà, ton véritable ennemi : tu es un animal social : si le social te broie ou te donne tort, le prix à payer est lourd, tu ne crois pas ?

    Concernant la peur, tu viens de comprendre pourquoi j'ai créé un dragon que je présente à autrui. Un dragon, ça résume très bien qui je PEUX être, mais ne suis pas obligatoirement : une créature fantastique, qui n'abandonne jamais le rêve, l'espoir, la vie, le carburant de l'orgueil : un dragon, c'est grand, généralement, également, et à côté, la fierté d'un hippogriffe tient du vers de terre... ;) Donc ça peut être TRES dangereux.
    Mais au-delà du dragon, il y a son créateur et son contrôleur : un homme qui a préféré, durant longtemps, s'enfermer dans une forteresse plutôt qu'affronter la douleur d'autrui.
    Lâcheté ou sagesse, sans doute les deux à la fois. Mais le temps est venu pour le dragon de changer de mode.

    Nous sommes, une fois encore, également notre plus sûr allié.
    Tu sais, j'ai confiance : parce que de toutes façons, certains rêves sont éternels.

    Une fois, une seule, redire : « J'ignorais que c'était impossible. C'est pour ça que je l'ai fait. »

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    1. Oui, nous sommes aussi notre meilleur allié !

      Est-ce que, quelque part, notre dose d'orgueil de conditionne pas notre regard sur nous-mêmes ou n'y contribue pas, au moins ?

      C'est drôle, quand j'ai envoyé un mail à la radio j'ai dit un truc du même genre ! J'ai dit que je savais que je savais que je n'avais pas beaucoup de chance que ça les intéresse, mais que je tentais le coup !

      Oui, effectivement le jugement d'autrui fait beaucoup, d'autant que souvent une fois passée la première idée, c'est difficile d'en donner une deuxième !

      Quelque part on se crée tous un avatar !

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  7. L'orgueil? C'est notre carburant principal.
    Sans orgueil, pas d'élévation au dessus de la condition animale. Pas d'humanité. Pas de rêves. Pas de civilisation.
    Mieux vaut mettre ça dans le sens contraire: qu'est ce que ça ne conditionne pas?
    Pour le jugement, c'est tout l'art de la remise en question.
    Pour l'avatar, bien sûr. Je me souviens d'une BD nommée les sept vies de l'épervier, dont le dessin était superbe. A un moment donné, une petite fille demande à son modèle et héros pourquoi il est masqué.
    La réponse m'avait laissé souriant:
    "Eh, c'est qu'il me faut de l'importance! Sans masque, je ne suis que moi-même. Et puis la chose est bien utile pour ne pas importuner des gens qui m'ont connus autrefois et qu'on pourrait penser mes complices..."

    Léger détail... C'est le père de la gamine. ;)

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    1. C'est vrai que c'est une réponse très intéressante ! La notion du "que moi-même"...

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