vendredi 19 août 2016

Il me reste cinq ans

Bonjour !

Je me souviens d'un jour, quand j'étais gamine (peut-être sept, huit ans je ne sais pas trop en fait), où je suis allée chez le médecin avec ma mère et, au moment de partir, il nous parle de quelque chose comme des vaccins en donnant l'exemple d'une jeune patiente de vingt-cinq ans à qui il avait répondu que comme elle était encore vierge ce n'était pas forcément nécessaire (je ne me souviens plus de quelle maladie il parlait, bref). Je me rappelle que ma mère m'avait dit, en gros, quelque chose comme qu'elle espérait qu'à vingt-cinq ans je ne serais plus vierge parce que c'était tard et que c'était dommage de ne pas vivre l'expérience sexuelle avant, enfin... ça fait longtemps donc je ne me souviens plus exactement évidemment mais c'était l'idée. Je vous en parle maintenant parce que j'y pense de temps en temps et que ça a été le cas hier. C'est fou, et je sais que c'est bête, mais cette barre des vingt-cinq ans est ancrée quelque part dans mon crâne, rappelée à moi par mon (stupide) inconscient, alors que si je suis toujours vierge à trente-sept ans le monde ne va pas s'écrouler, les chats ne vont pas tomber raides morts dans les rues, les fleuves ne seront pas tous en crue et la peste ne s'abattra pas sur nous. Mais c'est là quand même et ça me pose un problème, en fait...

Je me disais hier que l'on est dans une société très paradoxale. D'un côté il y a l’hyper-sexualisation, l'utilisation du corps comme vecteur de messages (publicitaire, politique – comme avec les Femen –, dans les clips des chanteurs à la mode...), ainsi qu'une libération du corps ; on se dénude plus facilement (on voit des femmes en T-shirt partout, les tensions se faisant aujourd'hui davantage sur la longueur de jambes mise à nue), on nous répète qu'on peut coucher avec qui on veut, quand on veut, que l'on n'a pas besoin d'aimer, etc. et, de cette manière, on va aussi vers une libération des mœurs (plus besoin d'être vierge avant le mariage pour les femmes par exemple). Mais, passé cette présentation de "l'idéal sexuel" si je puis dire, on se retrouve confronté au sexe tabou. Le sexe est un thème que l'on nous impose partout : des danses lascives et provocantes dans les concerts aux pubs de mascara qui montrent des femmes se touchant les hanches à chaque fois que la voix off dit "courbe" ; et en même temps c'est un thème que l'on n'aborde jamais vraiment. C'est tabou mais en même temps on veut des personnes libérées. Et, entre ces deux pôles, j'ai la vague impression qu'il n'y a rien d'autre que le vide. Deux pôles opposés – l'un envoyant un message plus clair et présent que l'autre – que rien ne relie, avec aucun message intermédiaire, chacun se faisant sa propre idée d'un mélange idéal entre libération du corps et "bonnes mœurs" (par exemple quand je vois des filles dans la rue avec des shorts tellement courts qu'on voit la base de leurs fesses je me dis que c'est peut-être un petit peu trop, mais d'autres personnes voient le "un petit peu trop" bien avant ça).

Dans le même genre de phrase que celle de ma mère il y a eu cette année celle de ma prof d'Histoire de l'Art. Elle nous parlait du fait que les hommes et les femmes n'ont pas la même stature, le même rapport épaules-hanches et elle a dit que ça se remarquait quand on voyait un homme nu et a ajouté "j'espère que vous avez déjà vu un homme nu à votre âge, quand même". Alors euh ben... non. Jamais. Je suis vierge et pas naturiste pour un sou, donc non. Ai-je raté ma vie ? :P

Avec cette phrase on voit qu'un déplacement des mœurs et des choses "acceptées" par la société s'est opéré. Comme on accepte des femmes aux bras dénudés alors qu'il y a deux siècles on considérait les danseuses comme des demi-mondaines (comme Cléo de Mérode, par exemple) parce qu'elles montraient des parties d'elles normalement cachées, on accepte aujourd'hui qu'une femme ne soit plus vierge avant le mariage, et même on "encourage" à une expérience sexuelle et on "stigmatise" (le mot est un peu fort peut-être) certaines filles que l'on trouve trop coincées (on est donc dans le pôle hyper-sexualisation-libération). Mais, dans le même temps, une femme peut très vite être qualifiée de "salope" ou de "pute" (on est donc dans le pôle "conservation d'anciennes mœurs"). Soit une fille est "trop coincée", soit c'est une salope. Comme s'il n'y avait pas de juste-milieu.

Je trouve la phrase de ma prof un peu hors propos étant donné que l'on n'a pas besoin de voir un homme nu pour se rendre compte que les hommes ne sont pas tout à fait taillés sur le même modèle que les femmes. Il suffit de les observer dans le métro. Ou, si on veut vraiment se rapprocher du nu : observer les athlètes qui ont des tenues type "seconde peau" ou les plages en plein été. On n'a pas besoin de voir un type complètement nu pour observer la différence de longueur de jambes entre hommes et femmes ou dans le rapport épaules-hanches. Donc cette phrase, je trouve, nous ramène au sexe, à une idée de libération des mœurs, etc. Mais, dans le même temps, une fois que ce genre de phrase a été dite, derrière on se retrouve face à la ligne de démarcation entre les deux pôles. Vous voyez ce que je veux dire ? D'un côté on prône, en quelque sortes, une libération du corps et des mœurs, et on est dans une société hyper-sexualisée mais de l'autre, le sexe étant tabou, on n'en parle pas et on ne va pas plus loin que la présentation d'un nouvel idéal ou d'un nouveau paradigme (un peu  sur le même principe que si un prof arrivait dans un amphi, faisait la présentation de son cours et s'en allait).

Le sexe est tabou mais en même temps l'âge moyen du premier rapport sexuel baisse. Je ne sais pas trop si on doit imputer ça à l'hyper-sexualisation de la société, au fait que les ados essayent de faire "comme les grands" ou aux deux (le deuxième étant peut-être lié au premier) mais je crois que ça montre assez bien ce paradoxe entre libération des mœurs et sexe tabou. Parce que, à côté de cet âge moyen qui baisse, l'exposition à la pornographie a plutôt tendance à augmenter. J'ai un peu l'impression que l'hyper-sexualisation n'est pas non plus étrangère aux nouvelles coupes des vêtements pour enfant. Vous n'avez pas remarqués ? Ces vêtements pour enfant de trois, quatre ans taillés quasiment sur le modèle des vêtements pour adulte (je n'avais pas de slim quand j'étais gamine) pour faire des enfants de "petites femmes" ou de "petits hommes". Pour moi il y a aussi un soucis ici.

Si cette barre des vingt-cinq ans est tant présente pour moi je pense que c'est parce que d'un côté on me fait bien comprendre (avec la phrase de ma prof, par exemple) que je devrais déjà avoir couché avec quelqu'un et que donc je me marginalise par rapport au reste de la société, mais que d'un autre côté on fait du sexe un tabou et que donc d'éventuelles questions ou problématiques restent sans réponses. En fait, je dirais que je suis un peu prise entre deux messages contraires sans trop savoir où donner de la tête tout en sachant que si je suis encore vierge à cinquante ans le soleil ne va pas imploser, ni un méga-volcan exploser, ni une météorite nous tomber sur le coin de la figure. Je ne sais pas si je me fais comprendre... Ce qui m'embête c'est que, si je n'arrive pas à vite me débarrasser de cette barre des vingt-cinq ans, plus je vais m'en approcher et plus je risque de développer une espèce de stress ou divers problèmes (je sais pas, j'y connais rien en psychologie xD), et, franchement, comme je suis déjà à moitié dérangée du bulbe je préférerais m'en passer x)

J'ai l'impression que je pars un peu dans tous les sens sans trop de lien entre mes différents paragraphes mais si ça peut vous rassurer ce n'est pas plus clair dans ma tête ! :P Quoi qu'il en soit il me reste cinq ans pour coucher me débarrasser de la barre des vingt-cinq ans.

Qu'en pensez-vous ? Est-ce que vous voyez plus de lien que moi entre les deux pôles ou d'autres problèmes que leur séparation engendrent ?


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37 commentaires:

  1. Hello
    Je pense qu'il faut savoir se détacher justement de toutes ces idées véhiculées par les médias et la société...
    Personnellement je vois le sexe comme un moyen d'être très intime avec une personne que j'aime beaucoup.
    Je te souhaite de trouver cette personne, avant ou après vingt cinq ans, peu importe. ;)
    Après il y a aussi des personnes qui vivent très bien toutes seules et ont un tempérament solitaire, il faut aussi savoir l'accepter et respecter.

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    1. Je pense la même chose ! Et généralement j'y arrive (par exemple on met en avant les femme-mère et je ne veux pas d'enfants et je n'ai aucun problème avec ça, comme je n'ai aucun problème avec le fait d'être introvertie, d'être secrète et solitaire) mais quand c'est à cause de quelque chose dit dans l'enfance c'est plus compliqué à mettre en oeuvre !
      Oui, il y a des personnes qui vivent très bien toute seule , comme moi ^^'

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  2. Ton article reflète bien l'état de la société actuelle avec un taboo et un anti-taboo sur le sexe. C'est un fait accepté, commun et "normal" que de s'en approcher. C'est comme s'il y avait une pensée commune à laquelle on doit adhérer.
    Être vierge n'est pas vu comme "normal" à partir d'un certain âge parfois et ne pas vouloir avoir du sexe non plus. On nous ôte la liberté de notre corps en quelques sortes... C'est triste.

    Merci pour cet article !

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    1. Je n'avais pas vu le côté "confiscation du corps", c'est très juste ! Puisqu'on nous dit qu'il faut avoir couché à un certain âge (et pour les garçons plutôt avec plusieurs partenaires) on nous retire notre possibilité de choisir quoi faire avec son corps (un peu comme les victimes de viol qui, parce qu'elles mettent une jupe, feraient passer leur corps à l'état de "propriété publique").

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  3. Moi j'ai perdu ma virginité à 26 ans (en gros j'étais périmée) et ben j'en suis aujourd'hui très fière, car j'ai profondément aimé l'homme avec qui j'ai partagé ce moment, et il est aujourd'hui mon mari. L'âge ne devrait pas être un critère déterminant, mais plutôt le sentiments et l'envie qu'on a de le faire.

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    1. Tout à fait, c'est l'envie qui devrait primer, mais malheureusement on se concentre sur l'âge, je ne sais pas trop pourquoi d'ailleurs...

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  4. Avant une femme ne devait pas coucher, maintenant elle doit avoir couché sinon elle n'est pas normal. On ne laisse pas le choix aux femmes mais c'est aussi le cas des hommes dans notre société actuelle et je pense que c'est ce qui a changé. Tout jeune doit avoir couché au final. Arrivé à 20 ans et être vierge de nos jours c'est comme si la personne avait un manque. Comme si on ne pouvait pas vivre sans sex. Alors qu'au final, tout ça c'est une expérience personnelle. On voit cela comme on l'entend, le sex par amour, le sex pour le fun. Il n'y a pas de bon ou de mauvais sex à partir du moment où ce sont deux personnes consentantes. C'est une pression inutile alors ne te la met pas :)

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    1. Oui, c'est vrai, c'est aussi le cas des hommes avec, en plus, comme je le disais dans un autre commentaire, le côté "plusieurs partenaires", le mec tombeur qui a fait des dizaines de conquêtes. Alors que si une fille couche avec "trop" de monde c'est une salope.

      Je sais bien que c'est une pression inutile et stupide, mais comme ça vient de quelque chose dit dans l'enfance et ancré c'est beaucoup plus compliqué de passer totalement outre. Je ne me dis pas non plus tous les matins "vite vite, trouvons quelqu'un pour me déflorer" mais de temps en temps j'ai en ligne de mire les fameux 25 ans. En fait c'est une pression assez insidieuse et plus inconsciente que consciente.

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  5. Je comprends très bien ce que tu veux dire. Le problème, c'est que la femme n'est toujours pas libre. Elle l'est plus qu'avant, mais ce n'est pas encore ça. La femme doit être féminine, mais pas trop sexy, elle est encouragée à avoir des aventures... mais pas trop non plus.

    Les propos de ta prof d'histoire sont en effet déplacés puisqu'ils contribuent à enfermer la femme dans un rôle, celui de la Femme-moderne-qui-profite-de-la-vie-mais-pas-trop-hein-faut-pas-deconner.

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    1. Je pense que l'on peut même élargir aux hommes qui sont aussi concernés par les problématiques liées à l'idéal de beauté, l'idéal moral, etc.

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  6. Je ressens moi aussi ce paradoxe et c'est très agaçant. Personnellement je pense que le sexe est quelque chose de privée et ça me désole de trouvé de plus en plus d'allusion sexuelles dans les pubs et autres programmes de divertissements. Comme si il n'y avait que ça qui faisait vendre. Après je te comprend complètement, j'ai 18 ans et je n'ai jamais eu de copain, et j'ai parfois l'impression d'être "une cause perdu". En plus je suis assez timide et je ne suis pas du tout du genre "dragueuse" et tout, bref c'est assez handicapant. xx

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    1. Je pense que si le sexe fait vendre, est un argument de vente et que de manière plus générale le corps (dé)nu(dé) est un argument de vente c'est justement parce que le sexe est tabou, qu'il y a plein de fantasmes autour de ça, de comment ça doit être, comment c'est, que ça attire la curiosité.

      Moi non plus je n'ai jamais eu de copain et ne suis pas du genre dragueuse ^^' Mais tout n'est pas perdu, on a du temps ! (jusqu'à notre mort, en fait !).

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  7. Hello !
    J'ai adoré ton article. J'ai aussi l'impression qu'on est ''bloqué'' dans un monde entre deux pôles, et à l'adolescence, je me cherchais beaucoup : avais-je envie de faire l'amour avec tout le monde (pour profiter de la vie sexuelle), ou avais-je envie d'être fidèle à une seule et unique personne ? Qui étais-je, que développerais-je sexuellement ? Finalement, j'ai décidé de laisser le temps faire, de ne pas essayer d'entrer dans l'un des pôles.
    Je pensais ne pas faire l'amour avant mes 18/20 ans, et finalement, j'ai rencontré mon chéri avec qui je suis toujours, et avec qui j'ai partagé ma première fois à 15 ans. Je n'arrive plus à me dire que ''c'était trop jeune'', ou quoi que ce soit : je pense que le principal est de développer l'envie en nous. De ne jamais se forcer pour entrer dans la norme (ou au contraire pour se différencier), et de laisser l'appel de notre corps nous guider.
    Plus jeune, je ressentais également cette ''pression sociale'', mais à une échelle plus primitive : j'avais peur de ne pas avoir d'amoureux avant longtemps. Au collège, j'étais l'une des rares à ne jamais avoir eu de chéri, et j'en avais honte...
    La société n'est pas évidente : il faut toujours faire de telle manière pour ne pas être critiqué (ni trop peu, ni trop), mais finalement, rien n'est plus important que nos sensations personnelles et de ce que l'on partage avec les personnes qui nous sont vraiment proches.
    Si jamais tu ''dépasses'' ce cap des 25 ans, alors oui, tu auras peut-être loupé quelques années de délice sexuel (haha) MAIS... Peut-être qu'à 26 ans, tu trouveras officiellement le meilleur amant de la planète, et que ça vaudra des dizaines, des centaines d'années de vie sexuelle ^_^

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    1. Merci ! :)

      Effectivement je pense qu'il suffit de se "laisser porter par nos envies et ressentis. Je trouve que 15 ans c'est finalement assez raisonnable, après c'est vrai que si quelqu'un me dit qu'il a fait l'amour à 12 ans je trouverais ça très jeune !
      Moi aussi des fois je me dis que j'aurais jamais d'amoureux et d'un autre côté je m'en fiche un peu... A chaque fois que je dis que je n'ai jamais eu de copain les yeux de mes interlocuteurs s'écarquillent et on me répond "ah ouais ?", "ah bon ?", comme si je venais d'une autre planète x)
      Haha peut-être ! x)

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  8. Je pense que même sans interventions extérieures (médias, société, familles, amis...) le sex est une étape qui - en soit - met une pression plus ou moins forte / consciente sur l'individu. C'est une étape de vie particulière même si on ne veut pas lui accorder trop d'importance.
    Une camarade de lycée m'avait confié un jour qu'elle avait perdu sa virginité à 14 ans. Sur le moment elle voulait le faire, mais quelques années plus tard, avec le recul, elle le regrettait beaucoup.
    On se compare fatalement aux autres, même sans que les autres nous jugent.
    Mais sinon il est sympa ton article. Je ne sais pas trop quoi dire sur le sujet :-P Mais la vie fera son job et tu verras bien ce qui se passera pour toi ^^

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    1. C'est vrai, c'est une étape de la vie assez particulière, mais je ne sais pas si ce serait un cap si "compliqué" si on n'en faisait pas tout un cas avec son traitement particulier. Peut-être que ça paraîtrait davantage... naturel (dans tous les sens du terme).
      Je crois que toute la question est de savoir pourquoi on le fait : si c'est pour faire plaisir à l'autre, pour avoir un truc à raconter, pour faire "comme les copines", ou pas...
      Je sais, tous mes articles sont sympas voyons ! ;) ;P

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  9. Perso je trouve que c'est mieux d'être adulte pour la première fois car souvent on est plus posé, plus réfléchis et mieux dans son corps. Perso j'ai perdu ma virginité à 22 ans (j'en ai 25 donc c'est pas vieux) avec mon compagnon actuel qui est aussi le père de ma fille :) On a pris notre temps, il a été très doux et patient, mais on l'a pas fait car la société nous "l'impose" mais parce qu'on se voyait un avenir ensemble (et ça a pas loupé ^^). Franchement ne te met pas la pression, et sois sûre de toi le moment venu ^^

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    1. Dure de pas se mettre la pression quand ça vient davantage de l'inconscient et d'un truc de l'enfance !

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    2. Tu sais moi j'ai grandit avec l'idée que le sexe était tabou, il fallait surtout pas en parler, donc j'ai du éclairé ma lanterne toute seule. Mais y'a beaucoup chose que j'ai apprise avec mon compagnon

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    3. Je ne dis pas que c'est impossible de dépasser ce genre de choses hein, mais que c'est plus dur :) Je pense que je vais y arriver ! :) Déjà écrire cet article m'a aidé !

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  10. Super article ! J'ai perdu ma virginité très tot et je pensais être une super fille cool , branché et bonasse ( pour parler comme certaines ) mais en réalité je suis passer pour la traîner et celle qui ne ce respecter pas . Alors oui j'ai regretter d'avoir franchi ce cap si jeune et avec un garçon peu respectueu. J'aurais aimer m'offrir à mon cheri tendre celui qui partage ma vie. Malheureusement le voyage dans le temps n'est toujours pas possible . Garde ta virginité aussi longtemps que tu le désire , offre toi à celui qui te fera vibrer et celui qui sera fier, heureux , attendri par cette femme encore pure. ( j'attend l'article : libéré , délivrer , le cap des 25 âns )

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    1. Merci ! :)
      C'était bien mon intention ! :D
      Pour le lire il va falloir attendre 5 ans, c'est long x)

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  11. Hello !
    Ton article vise juste et met des mots sur beaucoup de mes sentiments.
    Ayant perdu ma virginité tôt, avant de me convertir, faire voeu de chasteté puis de revenir sur celui-ci, je ne peux te dire qu'une seule chose : toi seule sait.
    Personne ne devrait dire à une autre personne quand, comment ou avec qui perdre sa virginité. Que ce soit un one night stand dans une ruelle sombre, ou dans un lit à baldaquin avec des bougies, à 15 ou 33 ans, l'important, c'est de s'écouter.
    Le sexe est omniprésent, le sexe est tabou, mais ton sexe à toi, celui que tu pratiques/pratiqueras, n'appartient qu'à toi ;-)
    Il te reste 5 ans, et même toute une vie si tu le souhaites !
    Belle soirée à toi :)

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    1. Je sais bien tout ça, mais quand c'est quelque chose qui vient de l'enfance c'est pas simple ! Mais je pense que je vais arriver à trucider cette barre idiote !

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    2. J'imagine bien ! En tout cas, je trouve que ton histoire met en lumière des gros paradoxes de notre société !
      C'est tout ce que je te souhaite en tout cas !

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  12. Ton article me parle tellement. J'ai 28 ans et suis toujours vierge et seules mes vraies amies le savent car j'ai trop peur du regard que les autres pourraient avoir sur moi s'ils savaient. Ils me verraient comme un extraterrestre, une fille perchée. C'est difficile d'expliquer, dans une société où l'on couche avec le premier venu, que, moi, tout simplement,je ne suis pas de nature à aller vers les autres et que je ne sors pas tous les soirs en soirée. J'aimerais, comme tout le monde, être en couple mais ne me vois pas m'inscrire sur un site de rencontres...Trop factice pour moi. J'ai l'espoir de rencontrer le prince charmant dans la vraie vie...

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    1. Je te comprends !
      On est dans une société qui nous montre un modèle (y compris via les séries télé) et quand on entre pas dans ce modèle on paraît étrange, décalé, bizarre, alors que simplement on n'est pas ce type de personne, ou on n'est pas adapté (comme les personnes surdouées ou introvertie) par nature...

      Je suis sûre que tu rencontreras quelqu'un ! Des rencontres réelles ça doit encore pouvoir se faire ! On n'en est pas encore au tout virtuel ! :)

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    2. J'espère...C'est un peu déprimant parfois mais en général, je me dis que le mec fait pour moi m'attend quelque part ;) (s'il pouvait ne pas mettre 3 ans à se présenter, je lui en serais reconnaissante ;)Je te souhaite le meilleur :)

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    3. Je te souhaite le meilleur aussi ! :)

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  13. *Haussement d'épaules calme* J'ai un point de vue masculin sur le sujet, si ça intéresse.




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    1. Tous les points de vue intéressent, sinon je ne serais pas là à écrire mes articles ;)

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    2. Hmmm. Soit. Mais avant... Sois adorable, et éclaircies-moi un point, veux-tu?
      Pourquoi est ce que le paradigme d'une AUTRE personne devrait-il obligatoirement devenir le tien? :)
      Parce que si j'ai bien compris, tout est parti de là.
      Je t'écoute.


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    3. Ahah non, je ne dis pas que son paradigme doit devenir le mien. Ni celui de ma mère, ni celui de ma prof. Simplement, en fait, au début, cette "pression" comme elle vient de l'enfance était inconsciente et comme elle vient de l'enfance elle est assez profonde donc c'est un peu dur de s'en débarrasser mais je ne cherche pas consciemment à coucher avant 25 ans, en fait... c'est beaucoup plus inconscient que "vite vite, trouvons quelqu'un dont je puisse faire mon quatre heure" ^^'

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  14. C'est une grosse erreur de se fixer une limite d'âge. Chacun dispose de son corps comme il le souhaite. Si tu ne t'en sens pas l'envie, que les occasions ne se présentent pas, etc... Tu réagis comme tu veux! pas obligée d'aller chasser le mec pour perdre sa virginité au plus vite, afin d'être mise dans la case "normale" par les autres. C'est dingue ces idées toutes faites qu'aiment nous mettre les autres en tête... Ce n'est pas triste de ne pas connaître le sexe à 25 ans, ce qui serait triste c'est de l'offrir à n'importe quelle andouille juste parce qu'il est temps. Ce genre de raisonnement me fera toujours halluciner !

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    1. Je sais, je sais ! Mais quand ça vient du tout au fond de ta tête de ton toi enfant c'est vachement dur de passer outre !

      Ça me fait halluciner aussi x) J'étais d'ailleurs remontée contre ma prof quand elle a sorti sa connerie sur avoir vu un homme nu "à notre âge" x)

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  15. comme tu le sais moi j'avais cette barre de 25 ans aussi puis repoussée à 30 ans, je me vois mal la repousser encore, mais je ne crois pas que je vais avoir passé le cap en trois mois là... je le vis très mal... je voudrais avoir passé ce cap et ne plus me focaliser dessus...

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    1. C'est vraiment une affaire tellement compliquée... ! :/ Parce que l'on sait que cette barre est complètement débile et en même temps on nous fait tellement comprendre que c'est pas la norme, limite que c'est pas "bien", qu'on peut pas s'en débarrasser... Je ne sais pas si c'est mieux de laisser passer la barre une bonne fois pour toute en disant "ben tu vois, une pluie de dinosaures affamés ne s'est pas abattue finalement !" ou la repousser (ce qui constituerait plutôt une fuite en avant). Je crois... je crois qu'il faut laisser passer la barre tout en faisant un travail sur soi-même (trop facile ! hmr hrm) pour intégrer qu'on s'en fiche, de l'âge... D'habitude on est censé pouvoir compter sur ses amis pour nous rassurer, mais pour ce genre de sujets ce seront plutôt des moqueries (à divers degrés). Quand ma prof a dit cette phrase, l'amie qui était à côté de moi s'est tourné vers moi avec un grand sourire moqueur "n'est-ce pas ?" qu'elle a dit. Alors elle savait pas pour la barre des 25 ans (et elle sait toujours pas, je fais pas assez confiance aux gens pour en parler) mais le regard des autres est là...

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