mercredi 27 juillet 2016

Story time : ou la réinvention du fait divers

Bonjour !

Aujourd'hui j'ai lu l'article de La vie en Lucie à propos des story time et, à vrai dire, il y a encore une semaine, avant de tomber sur un autre post du même genre, je ne savais pas ce qu'était une story time. Pour ceux et celles qui comme moi ne passeraient pas leur vie sur Youtube une story time est un nouveau genre de vidéo qui consiste à raconter quelque chose qui nous ait arrivé avec, si possible, le titre le plus racoleur possible. Après avoir lu l'article de Lucie je me suis beaucoup amusée à aller regarder un petit peu les titres des vidéos (j'ai cliqué sur trois d'entre elles que je n'ai pas finies). On trouve de tout ! Du macabre, du glauque, du sexe, des faits divers, des histoires d'amour malheureuses et même des coups de foudre au fast food du coin (si madame ! :P). On trouve même des chaînes véritables usines à story time ! Alors, comme je me suis vraiment beaucoup amusée à étudier un peu tout ça, j'ai décidé de me faire plaisir et de vous écrire un article (vous êtes contents, hein ? :P).

Dans la catégorie sexe ça va du "mon copain m'a trompée" aux viols, attouchements et autres agressions sexuelles en passant par des histoires à peine abracadabrantes comme "mon ex a dépucelé ma soeur" ou "il avait quinze meufs". Je ne m'étendrais pas sur le fait que, si certaines histoires de viols sont certainement vraies je parierais aussi sur le fait que certaines sont infondées et portent préjudice aux vraies victimes, et je passerais directement à la catégorie suivante dans laquelle s'entassent les agressions, mecs "chelous" et situations glauques, ainsi que les faits divers. Ainsi se succèdent les vidéos titrées "menacée de mort par une youtubeuse", "un fou a voulu me tirer dessus", "j'ai failli mourir dans un braquage", "menacée de mort par un mec", "je suis montée dans une voiture avec un inconnu", "quasi NUE SEULE avec un MEC BIZARRE" (les majuscules sont d'origine).

J'ai cliqué sur cette dernière. Une sombre histoire de boutique de soin du corps pour lutter contre la cellulite, boutique qu'il était impossible d'ouvrir de l'extérieur, boutique dans laquelle le médecin a posé des questions à sa "victime" du genre de pourquoi elle venait ici, pourquoi elle voulait mincir, etc. Le fait qu'il n'y ait pas de poignée ne m'a pas choquée : elle était peut-être tout simplement cassée et attendait d'être remplacée, rien à voir, donc, avec le piège d'un prédateur sexuel. Pareil pour les questions : je crois que les médecins sont obligés de poser ce genre de questions pour s'assurer que les clientes ne viennent pas faire ce genre de soin sur demande de leur copain par exemple. Le reste de l'histoire est assez classique : caresses, attouchements, envie de fuite et de faire savoir à tout le monde où l'on est, juste au cas où. Peut-être que ça s'est réellement passé, qu'elle a vraiment eu peur, cette youtubeuse. Mais j'ai trouvé étrange sa façon de raconter. Je ne sais pas vous mais moi, quand je raconte un truc qui m'a vraiment fait flipper je ne raconte pas ça avec un grand sourire... Je ne sais pas trop comment qualifier non plus le ton employé mais il est le même chez les autres youtubeuses sur des vidéos desquelles j'ai cliqué. Rien de tout ça ne paraît très sincère, en fait. Et encore moins honnête. Surtout si on considère deux autres choses : les titres et la fréquence de publication.

Vous avez pu le constater, les titres sont racoleurs jusque dans le choix des mots en majuscules. On s'attend toujours à un viol, un meurtre... d'ailleurs certaines vidéos sont titrées "j'ai failli TUER mon meilleur ami" ou "le voyage qui tourne mal". Quand ce ne sont pas les mots en majuscule qui sous-entendent des choses glauques ce sont les qualificatifs employés. J'ai trouvé une vidéo qui portait ce titre : "un viol, deux agressions, la tragique histoire". Tout est fait pour que vous cliquiez.

La deuxième chose c'est que je suis tombée sur plusieurs youtubeuses dont les chaînes (parfois censées être des chaînes beauté) étaient quasiment des industries du story time. Parce que oui, quatre à six vidéos de story time en un mois je trouve ça énorme ! J'ai aussi trouvé le cas d'une youtubeuse qui a fait cinq vidéos avec une seule histoire. Peut-être qu'avec cet effet de mode elles se sont dit qu'elles allaient raconter des trucs qui leur sont arrivées, mais peut-être aussi qu'elles affabulent un petit peu... Je trouve le nombre de vidéos sur une seule chaîne assez... suspect, en fait.

Je ne sais pas trop d'où cette mode vient... Je crois qu'il y a un peu du côté quart d'heure de gloire parce que, comme je le disais dans le commentaire que j'ai laissé à Lucie, on sait que peu de gens vont parvenir à percer dans la musique, la comédie, l'écriture, le journalisme ou la présentation d'émissions et que, un moyen simple pour devenir célèbre, ne serait-ce qu'un instant, c'est internet. Tout le monde peut se filmer sans investir des centaines d'euros, simplement avec sa webcam, publier ça et attendre que l'on vienne la regarder, la partager, etc. On est aussi de plus en plus, avec les télé réalités, dans une célébrité créée sur du vide. Peu importe si vous ne savez pas chanter, danser, peindre, dessiner, faire rire, ce n'est pas grave : montrez-vous, racontez quelque chose de personnel qui fera du buzz et vous deviendrez célèbre.

Je crois qu'il y a un peu aussi le côté fascination du fait divers. En cours d'Histoire de l'Art cette année on a vu qu'au XIXème siècle on s'est passionné pour le fait divers et que le masque mortuaire de l'Inconnue de la Seine est devenu très populaire (en fait la gamine n'était pas morte du tout). On retrouve un peu ça ici avec "un fou a voulu me tirer dessus", "je suis montée dans la voiture d'un inconnu". Je ne suis pas certaine que le terme "réinvention" de mon titre soit le bon, je crois qu'il s'agit d'avantage d'une remise au goût du jour... ou de quelque chose d'approchant. Le fait divers n'est plus relayé par les média mais directement par la personne qui se dit victime, sur les réseaux sociaux, de quelque chose d'assez grave, d'une expérience assez traumatisante et glauque pour mériter d'être potentiellement connue de tous et qui, surtout, fait en sorte que ça soit connu par le plus grand nombre, joue sur la curiosité parfois mal placée de l'être humain.

Comme je le disais à Lucie il y a aussi le côté perte de contrôle de soi, l'entrée dans le macabre. On peut constater ça avec les vidéos qui titrent "j'ai failli tuer mon meilleur ami" ou "j'ai massacré ma meilleur amie". Comme une expression totale et incontrôlée de la colère dans notre société où on doit plutôt se contenir : ne pas être trop franc pour ne pas blesser, ne pas trop s'énerver ; contrôler son corps dans le sens faire du sport, ne pas trop grossir. Contrôler ses sensations, ses désirs : un viol est un crime (et pourtant on voit parfois des gens répondre "oui mais elle avait une jupe aussi" comme si, en portant une jupe, votre corps ne vous appartenait plus mais devenait la propriété de chacun qui peut ainsi en disposer comme il le souhaite). Perte de contrôle aussi pour toutes les histoires liées à la drogue, à l'alcool, à l'addiction. Ce côté macabre/perte de contrôle rejoint le fait divers.

En soi, que des gens profitent d'une mode pour inventer ou exagérer des histoires ce n'est pas bien grave. Le problème c'est pour toutes les personnes qui ont vraiment vécu des choses traumatisantes et qu'on ne prendra peut-être pas au sérieux à cause de cette mode. Le problème est aussi cette idée sous-jacente que l'on va devenir célèbre en racontant une agression sexuelle ou comment on a failli tuer quelqu'un...

Qu'en pensez-vous ? Adeptes des story time ? ;P


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16 commentaires:

  1. *Sourire* L'on est dans la mise en scène à 200%.
    Rien que l'utilisation du média vidéo fausse totalement la transmission de l'information, du témoignage.
    Tu deviens à la fois metteur en scène, acteur, producteur, vedette, et focalisateur: point de mire.
    Quart d'heure de gloire, comme tu le dis si bien.
    Je te fais une démo dans la foulée.
    (Même si histoire vraie.)

    Le fait est que l'on a souvent peu à raconter.

    Entre rassurer autrui et se la raconter, tu as un monde. Je fais encore la différence.

    A titre personnel, si je raconte peu, c'est que ça n'apporterait rien.

    Voici l'exemple: J'ai failli me crasher aux commandes d'un appareil en 1995. J'ai eu des automatismes suffisamment rapides pour surclasser mon propre instructeur.
    La même année, j'ai failli rencontrer l'ex-général de chasse allemande Galland. (Je te laisse chercher.)

    a) Aucun proche, ni même ma petite amie de l'époque n'a rien su de ça à l'époque, surtout pas le fait que j'ai failli me crasher.
    L'action a dû durer, en tout et pour tout, trois secondes. Il parait que ce que j'ai fait dans ce cockpit ce jour-là ne pouvait PAS être enseigné.
    Quel intérêt? Nul.

    b) Cela intéresserait qui, à présent, dis-moi?

    (Et voilà la mise en scène, même si 100% vrai.)
    Contre les story time.
    Cela fausse la transmission de vraies choses, en les mettant en scène.

    :)

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    1. Sacré mise en scène, avec une bonne dose d'exagération (un simple regard qui devient un regard bizarre, etc.) !
      Le média vidéo fausse mais comme n'importe quel autre média. Raconter une histoire par l'écrit c'est aussi mettre en scène et choisir comment on se met en scène. Comme quand on raconte quelque chose à nos amis : on choisit les expressions avec lesquelles on va ponctuer nos phrases comme ces youtubeurs choisissent leur musique (les bruitages c'est un peu trop, ils devraient pas xD).

      A présent ? Si tu faisais une vidéo story time tu ferais le buzz ! x)

      A partir du moment où on raconte quelque chose on met un peu en scène. Mais il y a la mise en scène et la mise en scène. Le problème c'est story time c'est que c'est une mise en scène malhonnête (titre racoleur).

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    2. C'est l'intention même qui l'est.
      Égocentrique en diable.
      L'on ne cherche pas à partager, l'on pense à soi.

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    3. Qui ça intéresserait ?

      ça dépend de comment tu racontes et pourquoi. (Je peux tutoyer ?)

      ça dépend de l'intention.

      Ceux qui racontent pour se mettre en valeur, obtenir des clics, monétiser leur néant et vivre leur 1/4 d'heure de gloire n'ont aucun intérêt.(Ou alors juste sociologique et psychologique, vu l'ampleur de phénomène)

      Mais si tu racontes cela, et en tire une leçon, une morale on pourrait dire, si tu analyses, bref... si tu sors de l'anecdotique pour élever le niveau, cela peut intéresser.

      Et même cela peut servir les autres.

      C'est une question de philosophie dans ce qui anime ton désir de partager.

      Partager du néant... ben ... zéro + zéro = une société décérébrée.

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    4. Si tu peux bien évidemment tutoyer, permets-moi de rebondir, pardon d'avance.

      Je n'ai pas le temps de faire court, navré des futures lapalissades.

      Il y a amalgame entre connaissance et savoir, et l'un comme l'autre sont considérés comme jetables et optionnels.
      Cela peut être un choix, oui, mais l'on doit nous donner la capacité de l'avoir.
      Et ici, les médias parjurent leur rôle d'information.

      Une information sans clefs n'est pas une information: c'est une présentation, et délibérément orientée: partante, dangereuse.

      C'est un excellent outil pour qui sait l'utiliser, je te l'accordes!
      Ceci dit... Désespérément limité.

      Ici, avec les storytimes, tu as une métaphore filée de la chose, et au delà de mon exemple qui cultivait délibérément l'autodérision, (sur laquelle tu avais un doute, que je me permets de lever) tu as ma politique dans le domaine: "entre dire "j'ai l'impression de faire" et faire..."

      Disons que j'ai fréquenté des personnes qui opposaient aux opinions des faits, et mettons que j'ai appris deux-trois choses à leur contact, car ils m'ont estimés digne?

      Va savoir.
      Je ne sais qu'une seule chose: envers ces personnes, j'ai une dette, et elle est lourde.

      Résumons-le pudiquement de cette façon, si me permets ce petit euphémisme.

      Bien à toi,
      Dragon.

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    5. *s'incruste* Vous m'avez tous embrouillé ma cervelle de Krevette ><' *repars*

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    6. En fait je ne vois pas ce qui change de ce qu'il existe déjà dans les télés réalités ? C'est la même chose mais à domicile.
      Je ne connaissais pas ce phénomène, à vrai dire je ne suis jamais sur YouTube - malgré le fait que j'y ait une chaîne xD (Ah si, pour écouter la musique de Peter Gundry, que je te recommande au passage) Mais de ce que je remarque (de loin donc) les phénomènes de mode s'accumulent et se suivent à la vitesse de l'éclair sur cette plateforme !
      Après pourquoi pas ? Pourquoi pas raconter sa vie, raconter un truc qui nous soit arriver personnellement ? Que ce soit un viol ou le fait d'être arrivé à la boulangerie quand il ne restait plus de pain. (Je ne peux pas vivre sans pain xD) Ce que je veux dire c'est qu'on a la chance de pouvoir s'adresser au monde entier en un *clic* de nos jours, alors on peut ne pas avoir l'âme d'un philosophe, être une personne lambda qui à juste envie de partager un truc - aussi intéressant ou pertinent pour l'espèce humaine soit-il - et le faire sous forme de vidéo. Qui ça intéresse ? Est ce que c'est la première question à se poser ? Comme le fait d'écrire un blog, est ce que ce n'est pas avant tout pour soi ? Est ce que c'est forcément narcissique ?
      Parler d'authenticité sur internet c'est comme parler de bouffe végan à un grand chef. Et même en étant sincère dans le fond, la forme reste contrôlée, choisie, travaillée, etc... ce ne sera jamais réel à 100%. Et puis un point de vue est forcément subjectif, donc tout ce que l'on dit l'est à la base.
      Enfin évidement, il y a la course à la célébrité derrière tout ça, la course au clic. Et pour ceux qui pensent qu'avoir été violé peut avoir l'air "cool" et ben je leur souhaite presque de le vivre pour pouvoir en juger. Amen.

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    7. PS: j'ai écrit sans me relire et un peu dans le désordre de mes pensées xD J'sais même pas ce que je voulais dire au départ finalement mdr. (Mais c'est ce qui fait de moi ta lectrice préférée j'en suis sure xD)

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    8. Il n'y a rien de mal à vouloir raconter un truc qui est arrivé. Le problème c'est que peu de toutes ces choses sont arrivées. Ou en tout cas pas de la manière dont c'est raconté (on est au-delà de la subjectivité là, on est dans la manipulation claire nette et précise). Par exemple avec la boulangerie sans pain tu ne vas pas écrire "story time : je suis arrivée dans une boulangerie qui n'avait pas de pain" tu vas plutôt en rajouter des tonnes type : "story time : choc ! grosse arnaque : la boulangerie qui ne vendait pas de pain !" Tu vois la différence ? On est au-delà de la subjectivité (de toute façon l'objectivité n'existe pas, ce qui s'en rapproche le plus c'est l'honnêteté intellectuelle).

      Je ne pense pas qu'écrire un blog ou raconter quelque chose qui nous ait arrivé sous forme de vidéo est du pur narcissisme. On peut effectivement avoir envie de raconter quelque chose, d'exposer son avis... ce n'est pas comme si derrière tous mes articles je me disais "j'ai tellement de bonnes idées, je suis tellement géniale, c'est tellement intéressant et extraordinaire que TOUT LE MONDE doit en avoir connaissance". En revanche il y a un effet de mode et un effet de je-veux-devenir-célèbre.

      (Oui, tu es ma lectrice préférée mais chuuuuuuuuuuut il faut pas le dire, les autres vont être vexées, ça reste entre nous :P).

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  2. AH. J'ATTENDAIS QUE TU EN PARLE.
    Vraiment je ne comprends pas cette mode, mais comme la télé-réalité, y'a une fascination glauque qui prend place. Personnellement j'en ai regardé 2-3... C'est bien en bruit de fond et que tu ne veux pas te sentir seul, mais c'est tout. L'intérêt est nul.

    Après y'en à certaine qui sont faites avec intelligence et avec des sujets pas trop hardcore '^' ... J'en ai vu une sur harcèlement scolaire, très bien formulée, très expliquée. ( Connaissant cela, je peux attester que c'était une vidéo que j'aurais aimé voir avant. ).

    Ah l'histoire de pas s'appartenir je te donne ce lien : https://www.youtube.com/watch?v=QxMAPrhM5ec , Si tu n'as pas encore vu... Je sens que tu vas hurler xD ... Ou tu vas juste cligner des yeux, choquée.

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    1. OH. JE SUIS TROP PRÉVISIBLE.
      Mais juste comment tu fais ? La première sur laquelle j'ai cliqué durait 11min et des pets de mouches et j'ai pas tenu la moitié avant de faire des sauts vers l'avant x) Moi quand je veux pas me sentir seule je mets la radio en espagnol : je comprends presque rien mais ça me fait un bruit de fond x)

      Après oui, j'imagine qu'il y en a des sérieuses, qui datent certainement du tout début du phénomène quand on n'était pas encore envahis par des conneries mais qui malheureusement croulent sous la masse (j'ai tapé "story time" dans youtube j'ai fait trois pages et la vidéo dont tu parles je l'ai as vu passer).

      Ah oui j'ai vu passer sur le compte d'une camarade de collège ! Et j'en avais entendu parler dans Le Petit Journal. C'est atterrant et bête. On ne peut pas manquer de quelque chose que l'on n'a jamais eu (c'est la définition du manque).

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  3. Je ne clique jamais sur ces vidéos aux titres racoleurs : j'suis pas assez voyeuriste (ou les ficelles (de string) sont trop grosses, au choix !) !
    La courses au clic (et donc à l'argent) et à la popularité semble sans limite, noyant dans la masse les personnes qui voudraient exposer de vrais témoignages

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  4. Merci pour cet article Melgane, moi non plus je ne savais pas que ça portait un nom.

    On n'arrête pas le progrès :-)

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    1. De rien :) ^^'

      Je ne sais pas si on peut dire que c'est un progrès x)

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  5. J'ai découvert, comme toi, ce phénomène il y a peu ! Recommandé par Facebook sur ma page d'accueil. (Bon oui, il m'arrive de regarder des trucs pas très finaud donc ben forcément on me propose des Story Time.

    Ca m'a fait halluciner parce que j'ai trouvé toutes les histoires (enfin j'en ai pas regardé beaucoup hein) complètement disproportionnées avec un ton parfois agressif et surtout dédaigneux. En écoutant l'histoire d'une nana qui se plaignait de racisme (histoire complètement abracadabrante dans un Sephora), son ton était tellement dédaigneux qu'on avait presque envie de plaindre la vendeuse !!! C'est dire ! Je crois que ça ne sert vraiment pas la cause des filles qui racontent surement des histoires plus ou moins vraies mais qui les racontent d'une telle façon qu'on ne peut pas compatir pour elles ! Et puis ce fait de tout déballer face à une caméra, parfois des histoires ultra glauques comme tu dis ou de maladies graves. Vraiment, c'est une sorte de psychanalyse ? Parce que j'imagine qu'il y aura toujours des trolls pour les insulter donc bonjour la séance de psy !

    Déjà la télé réalité j'ai du mal à comprendre mais alors les Story Time, là VRAIMENT je ne pige pas. C'est de la TR moderne où on déballe tout juste pour avoir un impressionnant nombre de likes. (Y a qu'à voir les titres ultra racoleurs)

    Bref, moi ça me déprime !

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    1. Non, effectivement, on peut difficilement compatir pour ces personnes... c'est toujours exagéré et... plein de mauvaise fois parfois qui fait que la personne ne paraît même pas sympathique même si, évidemment, il doit y avoir certaines personnes qui racontent une vraie histoire et qui sont noyées dans tout le reste.

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