jeudi 21 juillet 2016

Pourquoi je suis contre l'anonymat des terroristes

Bonjour !

Un jour j'ai signé une pétition sur Change.org et, du coup, maintenant, je reçois des mails quand des pétitions prennent de l'ampleur et que le site pense que ça pourrait m'intéresser. Ça m'est arrivé ce soir. Il s'agit d'une pétition lancée par un garçon de dix-huit ans qui trouve absurde que l'on donne le nom des terroristes et des renseignements sur eux dans les JT et autres pages d'informations. Il voudrait que l'on ne le fasse pas, que les média aient une obligation d'anonymat pour ne pas donner une quelconque notoriété à ces personnes. Je comprends ses arguments mais je ne suis absolument pas d'accord : on ne s'en fiche pas, de qui ils sont.

Le jeune homme dit que, évidemment, les familles des victimes, elles, pourront savoir, mais pas le reste de la population. Ce faisant, pour moi, il assimile le fait de commettre un attentat à celui de commettre un "simple meurtre" : seule la famille de la victime est véritablement concernée. Sauf que ce n'est pas tout à fait la réalité. Quand quelqu'un commet un meurtre, d'une manière générale, il choisit sa cible. Soit une vengeance familiale par exemple, une histoire d'argent, d'héritage, donc il s'agit d'une cible personnalisée. Dans le cas des tueurs en série aussi la cible est personnalisée : le tueur en série a un type de victime et donc la fille de taille moyenne, blonde, brune, Blanche, Noire, que sais-je est choisie en fonction de son physique, ou de son métier, par exemple : c'est un meurtre et la victime est personnalisée. Mais, dans le cas d'un attentat, les victimes auraient pu être d'autres victimes. Ce que je veux dire c'est que si le fils d'une famille veut récupérer l'héritage de tonton André il doit tuer tonton André. S'il tue son voisin il n'aura pas d'héritage. Vous voyez ce que je veux dire ? Alors que dans le cas d'un attentat on s'en fiche de savoir qui sont les victimes : ce sont juste des gens. Parce que le terroriste ne s'en prend pas à des personnes pour en tirer quelque chose : il cherche à s'en prendre à une société, aux valeurs d'un pays. Il cherche à faire en sorte que les gens détestent les musulmans alors même que les islamistes ne le sont pas. Si les victimes de Nice n'avaient pas été là d'autres personnes seraient mortes mais le résultat aurait été le même. Alors que si le meurtrier de mon exemple tue mémé Gertrude au lieu de tonton André le résultat ne sera pas le même. De ce fait, au contraire du cas d'un meurtre simple, unique, il n'y a, pour un attentat, pas que les familles des victimes qui soient concernées. Tout le monde est concerné, donc tout le monde a le droit de savoir.

Tout le monde a le droit de savoir aussi parce que pour combattre un ennemi il faut le connaître. Toutes ces personnes qui commettent des attentats – en France comme ailleurs – nous renseignent sur un profil de personnes. Et, c'est certainement très naïf de penser ça mais je me lance : peut-être que des parents ou l'entourage d'un jeune va se poser des questions sur un comportement étrange, qui se radicalise, etc., parce qu'ils auront en tête le profil des autres terroristes. C'est une possibilité à côté de laquelle on ne devrait pas passer. Connaître l'ennemi est fondamental pour une autre raison : les mots ont un poids. Quand vous avez une maladie dont vous ne connaissez pas le nom vous vous inquiétez plus que si ça a un nom parce que si ça a un nom vous n'êtes pas la première personne à être malade, des gens travaillent pour vous guérir. Ne pas savoir d'où vient la menace est un problème ; c'est un facteur de peur et de stress. Mettre un nom sur quelque chose c'est le rendre moins mystérieux donc moins terrifiant. Ça peut aussi représenter une occasion de rappeler que les djihadistes sont humains et qu'ils sont, en un sens, aussi des victimes puisque embrigadées. Donner un nom aux gens c'est important. Les terroristes sont des personnes, sont humains, et nous n'avons aucune raison de les déshumaniser parce que c'est précisément parce qu'ils sont humains, comme je le disais dans un article précédent, qu'ils commettent toutes ces choses.

Le lanceur de la pétition parle d'autre chose : la notoriété. Il veut les empêcher de devenir célèbre pour leur crime. Je comprends l'argument mais je pense qu'il n'est pas réellement valide ici pour plusieurs raisons. Déjà parce que, si ça arrive que des personnes glorifient des actes de meurtres, je ne crois pas que ça se fasse énormément avec ce genre de terroristes. Et aussi parce que les terroristes qui se font sauter ou tirent dans les foules sont, en plus d'être les victimes d'une guerre psychologique, des sous-fifres, des petites-mains, de la chair à canon. On ne glorifie pas le "simple soldat" et encore moins le laquais. On glorifie le chef, l'homme de tête, qui planifie, qui dirige. Des personnes impressionnées par Daesh ne vont pas commencer à porter en exergue de petits soldats, ça ne me paraît pas avoir grand sens et, si certains le font, je ne pense pas que l'on s'expose, en donnant le nom des terroristes, à des acclamations massives... Parce qu'on ne glorifie pas les petites-mains.

Après, on peut effectivement s'interroger sur la pertinence de certaines informations et sur ce que cette course au scoop et à l'exclusivité dit de notre société. Mais ce n'est pas pour cette raison qu'il faut faire tout l'inverse et interdire aux média de donner le nom des djihadistes parce que ça n'arrangerait rien et, qu'au contraire, on a besoin de savoir qui ils sont. Aussi parce que, finalement, si ce ne sont pas les journalistes qui donnent les informations, si la population n'a rien à se mettre sous la dent, n'a pas de réponse à ses questions, alors des "informations" vont naître sur les réseaux sociaux ; de la désinformation bien plus dangereuse ou au minimum plus nocive que les informations que nous donnent les journalistes. Parce que, souvent, les gens ont besoin de réponses.

Qu'en pensez-vous ? Signeriez-vous cette pétition ?


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20 commentaires:

  1. Je l'ai reçu aussi dans la boîte mail mais je ne l'ai pas signé
    Je ne suis pas d'accord avec cet anonymat non plus

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  2. Je crois pour ma part qu'il faut être pragmatique : la volonté de reconnaissance est probablement un facteur important de motivation des terroristes que l'anonymat permettrait d'affaiblir.

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    1. Je ne crois pas que la reconnaissance soit un facteur si important... la reconnaissance de leurs patrons et commanditaires oui, certainement, mais de leurs victimes ? C'est possible, mais je ne suis pas certaine. Il ne faut pas oublier aussi que ces personnes ont été embrigadées. Il ne s'agit pas juste de jeunes gens en manque de repères qui veulent montrer à leurs parents et qu'ils existent et veulent qu'on se préoccupe d'eux. Ils croient dur comme fer à une certaine idéologie qu'on leur a martelé dans le crâne.

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  3. Bon et bien tu vas être ravie : je ne suis absolument pas d’accord avec toi ^^
    Moi ça me gave de réentendre en boucle les noms de ces terroristes. Au final voilà la seule chose qu’il nous reste tous en tête. Leurs noms et leurs visages. Parce qu’on en fait des tonnes à leur sujet (faut bien justifier les mesures de sécurités &co) en délaissant les victimes et leurs familles. Qui se souvient des noms ou visages des disparus, des mots de leurs familles ? De leur âge ? De leur lieu de naissance ? De la ville où ils résidaient ? Personne. En revanche on peut tous retracer les « biographies » des Mohamed Merah. (Pour les résumer à ce seul nom, devenu si tristement célèbre grâce aux médias) Alors non ! On doit dire stop à un moment ! Ces mecs qui se font sauter la cervelle ne sont peut-être que le bas de l’échelle des Djiadistes mais je pense que tu as tords quand tu dis qu’ils n’y a pas de gloire pour eux à faire ce qu’ils font. Qu’ils ne se disent pas à eux même que leur mort ne sera pas veine parce que – en plus de se tuer pour leur cause – on ne parlera plus que d’eux. Il n’y a qu’à voir comme ça à prit de l’ampleur, à ton avis à quoi c’est dût ? Il y a des personnes derrière leurs écrans qui les admirent, qui rêvent de faire ce qu’ils ont fait – et je ne parle pas de mourir, je parle de faire un massacre avec des armes de combat !
    Regarde les récents évènements en Allemagne. Le jeune homme qui a fait tous ces morts un jour bien précis du calendrier. Un fanatique. Il avait certainement des soucis mentaux, comme tous ceux qui passent à ce genre d’acte extrême, mais il n’en est pas moins un fanatique.
    Qu’est-ce qu’un nom et un visage apporte à la population ? Est-ce que les simples mots « terroriste » et « Djiadistes » ne suffisent pas à donner un terme, une définition, une explication à ce qui attaque notre société ? Pourquoi ajouter plus que ça ? Pour moi ça n’apporte pas d’information, ça n’apporte rien aux victimes, rien aux familles, rien à la France. Ces hommes DEVRAIENT rester anonymes, autant de nom que de visage. Ce serait une forme de respect pour les morts, qui je pense, n’ont certainement pas envie de servir de « faire valoir » à ces assassins. (Je tire à peine les cheveux sur cette phrase honnêtement) Ils peuvent donner des informations sans mentionner leur identité ni montrer leurs visages. Ils peuvent dire un tas de choses sans en passer par là. Expliquer comment ils se seraient radicalisés, où ils seraient parti, etc… nous dire si leurs proches étaient au courant ou non après contre rendu d’interrogatoire par exemple. On n’a pas besoin des noms.
    Ce n’est pas réconfortant et ce n’est pas forcément plus « humanisant » non plus. Même avec un Merah sur le front les gens auront toujours la même opinion de cette personne et de ses actes. Et c’est avec des noms qu’on fait aussi des amalgames et qu’on se méfie de tous les « Mohamed » du coin. L’anonymat pourrait éviter les raccourcis sur le type physique de ces personnes. Rien que ce weekend un membre de ma famille avait tondu sa barbe et les commentaires ont fusés : « ça fait moins terroriste comme ça ». Le tout sur le ton de la plaisanterie bien entendu mais voilà. On diffuse des vidéos de ces mecs et la barbe est synonyme de terroriste.
    Après je suis de ton avis sur le fait qu’un manque d’information serait la porte ouverte à la désinformation, et sur le fait que ça serait dangereux. C’est pour ça qu’il faut quand même divulguer des choses, mais en conservant l’anonymat.
    Je suis certaine que beaucoup y voient quand même un coup sous les projecteurs, et ce, à cause des médias. Il faut que cela cesse !

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    1. Chouette ;)

      Il y a une différence entre donner le nom du terroriste et en faire des caisses autour de sa personne. Là on s'approche déjà plus du problème du traitement médiatique de forme (course à l'information, au scoop, au spectaculaire, etc.) que sur le fond de l'anonymat ou non. Je suis d'accord avec toi : il faudrait parler plus des victimes, mais ce n'est pas une raison pour anonymer les terroristes (qui sont des victimes même si des victimes d'un autre genre).

      Oui, des personnes qui rêvent de faire ce qu'ils ont fait, mais pas parce qu'ils l'ont fait : par ce qu'ils ont déjà fait une plongée dans le radicalisme. Ce que je veux dire c'est qu'une personne qui n'a pas encore plongé dans le radicalisme, une personne "lambda" ne va pas les glorifier. Mais une personne qui a déjà été approchée par des recruteurs et est tombée dans leurs filets oui, certainement ! D'où ce que je disais : en tout cas pas de glorification massive parce que les personnes radicalisées sont quand même relativement peu nombreuses par rapport aux personnes "lambda".

      Il faut faire une différenciation entre personne qui a des soucis mentaux et personne qui s'est faite radicalisée. Les radicalisés ne sont pas fous : ils se sont fait retourner la cervelle, comme les Jeunesses Hitlérienne... ces super efficace la propagande !

      Pourquoi ajouter plus que "terroriste" ? Mais parce que "terroriste" est un mot qui fait peur alors que donner un nom c'est ramener le coupable à échelle humaine, c'est dire "c'était un homme, un humain, comme nous". Et ça donne l'occasion de rappeler qu'ils sont aussi des victimes. L'un des gars près de Rouen avait 19 ans. Tu crois qu'à 19 ans il a vraiment décidé de cette attaque tout seul ? Sérieusement ? Il s'est fait radicalisé dans je ne sais quelle mosquée ou par je ne sais quel recruteur sur internet... et c'est tout aussi malheureux. Dire juste "terroriste" ça déshumanise un peu, déjà, ça place la personne en marge de la société (ce qui est vrai) et en marge de ses congénères humains (ce qui est faux : les djihadistes sont humains et font ça précisément parce que des personnes exploitent la faiblesse de l'esprit humain).

      Mais donner tout le profil sans donner le nom reviendrait comme... parler d'une personne fictive. Si les journalistes donnent des tas d'informations sur le processus de radicalisation etc. il faut donner le nom !

      Ce n'est pas réconfortant (ce n'est pas ce que j'ai voulu dire) ni "humanisant" de donner le nom. Mais ça évite la déshumanisation.
      Tu crois ? Sauf que tu dis que tu veux bien qu'on donne des informations sur le processus de radicalisation. A ton avis il va se passer quoi quand on va dire "le terroriste qui a attaqué l'endroit X a été radicalisée dans une mosquée" ?

      Encore une fois il y a une différence entre donner le nom et en faire des caisses. On peut effectivement s'interroger sur le système médiatique actuel qui fait qu'il faut donner toutes les informations, tout l'emploi du temps, et que dire qu'il s'était teint les cheveux en rouge fluo y'a deux mois est important, et qu'il promenait son chien tous les jours à 10h, etc. Mais on peut revenir à un traitement plus modeste de l'information tout en divulguant le nom.

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    2. Les médias ne changeront jamais leur manière de faire, tu as vu d'où ils piochent leurs informations dans les reportages de nos jours ? TWITTER. On entend parler de ce réseau à chaque JT, quel qu'il soit. Elle est là l'enquête journalistique. Au même titre que les Youtubeurs cherchent à racoler avec des gros titres et des sujets plus ou moins choquant. La télé doit maintenir le cap et la concurrence, elle doit rivaliser avec internet donc le journalisme suit la même évolution.
      Donc ça ne changera pas, on en fera toujours 3 tonnes et on n'en retiendra que les noms de ces assassins.

      Et - je ne l'ai pas dit dans mon 1er commentaire - l'anonymat serait pour moi (avant tout d'ailleurs) une forme de "punition" pour ces terroristes. Puisqu'ils ne peuvent jamais être jugés pour leurs crimes - se suicidant dans la foulée - ce serait là une "façon" de le faire. Pas de nom. Mort anonymement.

      Et de toute manière les "machin revendique ceci" c'est bien risible aussi. On n'a pas de preuve de quoi que ce soit, c'est une phrase automatique qu'on balance à droite à gauche alors que je suis certaine que ce n'est parfois pas le cas. Que des individus décident de faire leur petit massacre à eux, de leur côté et qu'on les y associe. Ce que je veux dire c'est que ces personnes n'ont jamais eu de contact avec quelques recruteurs que ce soit, pas qu'ils ne s'amusent pas à parler "d'hallah" avant de passer à l'acte ou autre.

      Et je continue de penser que - quand on décide de l'auto faire sauter la cervelle - on a des soucis psychologiques. Les recruteurs ne vont pas vers n'importe qui, surtout pour faire le "sale boulot". Tu ne retournes pas le cerveau des gens comme ça en claquant des doigts, tu cherches le mouton le plus faible, le plus hésitant, celui qui à l'air perdu. Tu vas vers ceux qui ont des failles sur lesquelles tu peux t'appuyer. En plus de la gloire qui va avec.
      J'ai vu des vidéos de propagande, c'est ça qui est mit en avant. Des hommes puissants, des guerriers, des personnes qu'on craint et qu'on admire : voilà ce qu'on va faire de vous dans notre camp d'entraînement. La gloire.

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    3. Si, ils peuvent changer. Depuis 40 ans il y a eu un changement dans le traitement médiatique. Une évolution. Pas du jour au lendemain évidemment. Mais le traitement médiatique n'est pas figé, il est en mouvement. Aujourd'hui c'est un course à l'information, à l'immédiateté (et l'exemple de Twitter en est un très bon exemple) : court, immédiat, de l'information sans analyse, "brut". Mais ce que l'on a fait dans un sens on peut imaginer le faire dans l'autre !

      Mais se serait déshumaniser ces personnes alors qu'elles sont profondément humaines au contraire (pas dans le sens philosophique = empathiques, etc. mais dans le sens physiologique/biologique : biologiquement humains donc avec les faiblesses physiques et psychiques des humains).

      Ah sisi, Daesh écrit et publie des communiqués pour dire qu'ils revendiquent ! Après, ils peuvent aussi revendiquer une attaque isolée qu'ils n'ont pas ordonnée parce que ça les arrange. Mais ils revendiquent.

      Les recruteurs vont vers des personnes fragiles, en perte de repères, en recherche d'un sens... mais ce n'est pas parce que tu as perdu tes repères que tu as un problème psychologique. N'importe qui peut se faire prendre dans une propagande pour peu qu'elle lui soit adaptée. Une fois j'ai vu un reportage. Tu sais ce qu'ils disent aux filles pour les recruter ? Qu'elles vont aider des gens, faire de l'humanitaire, et ils publient des photos de petits chats à côté des armes... tout le monde a ses démons, sa sensibilité propre face à quelque chose. La propagande peut s'adapter. Pour le moment ils s'en prennent à des "proies faciles" mais n'importe qui peut se faire prendre une fois que la personne en face a trouvé la faille dans laquelle s'engouffrer. Tout le monde a des failles.
      En plus, comme l'a dit une autre commentatrice un peu plus bas : on ne leur promet pas tant la gloire que le paradis... c'est différent. Et puis il y a plusieurs types de retournement de cerveau : il y a le "personnel" (= une discussion avec un recruteur) et la "massive" (les affiches (en France pendant les guerres par exemple), les vidéos, tout le vocabulaire qui va avec : mécréant = mé-croire).
      Des hommes puissants, des guerriers que l'on admire = de "vrais" hommes. Et on répond ainsi à une perte de repères. Mais encore une fois tout le monde a des failles.

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  4. Nos medias sont incapables de faire une traitement modeste de l'information.

    Certes l'Etat Islamique fera sa propre propagande même si les medias des pays concernés ne répètent pas les noms, mais la plupart des citoyens ne suivent pas cette propagande au jour le jour (espérons-le). Le nom sera répété par leur médias, mais pas en boucle par les nôtres.
    Bien-sûr je n'imagine pas que le procureur général taira le nom des terroristes, cela fait partie de ses prérogatives, mais que les medias et les politiques ne le répètent pas en boucle serait déjà une forte avancée.

    La gloire est certainement l'un des importants facteurs de passage à l'acte, c'est bien pourquoi les papiers d'identité des terroristes sont retrouvés sur les lieux de ces drames. Rappelons-nous qu'à l'arrivée des primo-intervenant au Bataclan, les attaquants ont d'abord demandé si iTele et BFMTV étaient sur les lieux avant même de s'enquérir de la présence du GIGN. N'oublions pas non plus que la reconnaissance est également un des arguments de recrutement de ces terroristes.

    La communication autour des attentats, les propos et les informations diffusées par les médias et les politiques ont leur rôle dans cette guerre contre le terrorisme.Il est temps que les politiques et les médias se rendent compte qu'il s'agit aussi d'une guerre de la communication qu'ils sont certainement en train de perdre. Nous en avons eu la preuve malheureusement récemment: dès la survenue d'une attaque dont les causes ne sont pas encore identifiées, les politiques se précipitent pour dénoncer un attentat terroriste alors que les autorités judiciaires n'en n'ont pas confirmé la nature.
    Dans le même temps, les médias sont obsédés par savoir si l'EI a revendiqué ou n'a pas revendiqué alors que les victimes sont encore sur le sol des lieux du crime.
    Le nom des terroristes est une information, mais quelle différence cela fera-t'il pour nous en comparaison avec la gloire que cela leur apporte à eux. Nous sommes en guerre, nous n'en sommes plus au stade de donner un nom à l'ennemi, nous le connaissons déjà. De plus avoir le nom de ces terroristes dans des fiches S voire J n'empêche pas visiblement de les combattre efficacement.

    Il faudrait une réflexion d'ensemble, car cela ne s'arrête pas au nom des terroristes, par exemple: que savons nous des attentats déjoués? Que les médias se retiennent de donner tous les détails, mais pourquoi ne pas en parler aussi?
    Pourquoi donner l'emplacement où chaque policier porte son arme et le type d'arme qu'il porte avant chaque événement protégé?
    Pourquoi donner le nombre de policiers présents sur les lieux de protection des civils et leur positionnement avant l'événement?
    etc.

    Le débat mérite d'être élargi sur ce sujet en tous cas.

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    1. Incapables je ne sais pas, pas consentant certainement !

      Quand je parlais de désinformation je ne parlais pas uniquement de la propagande de Daesh. Mais surtout une information fausse peut très vite se répandre comme une traînée de poudre et être considérée comme vraie... par tout le monde, même ceux qui ne surfent pas sur les réseaux de l'EI.
      Après, c'est ce que je disais : on peut s'interroger sur le traitement médiatique : donner un boucle le nom est très différent de le donner de temps en temps. Ce n'est pas parce qu'on est contre le fait qu'ils le donnent en boucle qu'il faut leur demander de faire tout le contraire et de ne pas le donner du tout !

      Je ne crois pas qu'ils aient demandé si les médias étaient bien là pour la gloire mais plutôt pour la forte audience du résultat : si les médias sont déjà sur place le traitement sera plus fort. Imagine donc un attentat sur le Tour de France, un camping car qui pète sur le bord de la route : tous les téléspectateurs vont voir ça à la télé par la vue de l'hélico ! Plus que la gloire ça fait des victimes psychologiques !
      Mais, évidemment que la gloire joue un peu mais, comme je le disais tout à l'heure à Darkrevette, ils vont être glorifié par des personnes déjà sensibles à la propagande de Daesh et pas par des gens "lambda" raison pour laquelle je disais dans l'article "et, si certains le font, je ne pense pas que l'on s'expose, [...], à des acclamations massives".

      Qu'il y ait une récupération politique c'est autre chose ! Mais on est effectivement dans une guerre de communication en plus d'être également dans une guerre psychologique et, comme je le disais dans un article précédent, on est à mon avis en train de perdre ce volet-là (après, qu'on ne sache pas tout est certain !).
      Nous connaissons l'Ennemi (l'EI) mais pas les ennemis (les victimes de la propagande de Daesh). Il ne s'agit pas de leur donner un nom mais de ne pas le leur retirer.

      Evidemment, ça ne s'arrête pas là, mais avoir une vision d'ensemble serait très long dans un article de ce genre, je ne suis pas du tout experte en la matière, et de plus avoir une vision d'ensemble est proprement impossible pour nous parce que, comme tu le dis, nous ne savons pas grand-chose des attentats déjoués ! Je pense que, dans ce cas, si nous n'en parlons pas davantage c'est pour deux raisons majeures : premièrement la police doit mettre des hola et vouloir garder des informations et des ressorts pour elle, ne pas prendre le risque de mettre en danger les indic' par exemple. Mais aussi parce que ce qui fait information c'est le désordre et pas l'ordre. Un accident de train ? Information. Des dizaines de trains qui arrivent à bon port sans encombre ? Pas information parce que ordre des choses. Une agression raciste ? Information. Des gens de différentes ethnies qui cohabitent parfaitement dans le respect ? Pas information parce que censé être l'ordre des choses.

      Oui, le débat mérite d'être élargi, c'est une certitude !

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    2. Je suis bien d'accord: rendre les attentats anonymes, cela enlèverait une part de l'importance de ces horreurs. Le problème est que les médias semblent convaincus que répéter et surtout afficher constamment la photo des terroristes, c'est de l'information nécessaire.
      Bien sûr qu'il faudra rendre compte du résumé judiciaire et que les noms sortiront, mais les médias seront-ils capables de faire preuve de modération...
      Je lis dans les articles sortis récemment qu'une proposition sur le sujet "anonymisation" va être étudiée pour septembre, ils penseraient à mettre des sanctions pour les médias qui ne respecteraient pas un cadre à définir.
      On se trompe encore de solution...

      De même on devrait communiquer sur les attentats déjoués: mais avec modération, comme je disais, retenons nous de filtrer tous les détails et le nom des indics: visiblement, on ne fait pas confiance aux médias là non plus.

      J'ai l'impression que tous les partis sont en train d'apprendre sur le tas alors que les victimes demandent une réaction immédiate et réfléchie. Rappelons-nous de la bourde de BFM TV lors de la prise d'otage de l'Hyper Kasher. Ils ne l'ont pas réitéré il me semble, mais sur le moment, ils ont privilégié l'information plutôt que de faire preuve de simple bon sens par rapport à la réalité en cours.

      C'est ce "bon sens" qui sera difficile d'exiger des médias ou des politiques qui ont chacun des intérêts personnels de fort impact (elections, part de marché...).

      Je reviens sur la gloire dont on parle bien ici: je suis d'accord que c'est dans leur cercle qu'ils cherchent une glorification, je ne crains pas une reconnaissance hors de ce cercle, je suis d'accord qu'ils n'y aura pas d'acclamations massives.
      Mais sachons bien que l'EI se sert des répétitions en boucles + Photo diffusés par nos médias pour convaincre leurs aspirants que la gloire qui les attends s'ils passent à l'acte et deviennent la "chair à canon" de l'EI.C'est justement les petits soldats dont l'EI a besoin pour fonctionner et c'est un des arguments qu'ils utilisent pour les manipuler.

      Le traitement actuel de l'information exprime en plus toute l'"efficacité" en terme de terreur qu'ont eu leurs actes, car on concentre chaque attentat sur les auteurs. C'est en cela qu'ils faudrait s'améliorer.

      Je vois la pétition pour l'anonymisation comme une façon aussi de lancer le débat, même si au final ce n'est pas comme cela que l'on va mieux traiter l'information autour des attentats.

      Cela aura eu le mérite de mettre cela sur le tapis.
      Merci aussi à toi d'avoir traité ce sujet.

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    3. Oui, on se trompe de solution puisque le problème n'est pas le fait de donner le nom une quantité de fois définie mais bien plus profond sur le traitement médiatique en général... mais comme souvent on s'intéresse au symptôme plutôt qu'à la maladie, pour donner l'illusion de répondre aux demandes des gens...

      La police ne fait pas confiance aux média et je pense qu'elle a raison... il y a des affaires (comme l'affaire SK1 si je ne me trompe pas) où des informations données par des média ont failli empêcher la capture d'un individu...

      En même temps on ne peut pas vraiment leur reprocher d'apprendre sur le tas : ça fait de nombreuses années qu'il n'y avait pas eu ce risque d'attentat : on n'est pas habitué et entre la théorie et la pratique il y a un monde.
      La bourde de BFM est une preuve que la police a raison de ne pas faire confiance tant que ça aux média dans le système actuel de course au scoop...

      La question est : est-ce que si l'on parlait plus des victimes les gens écouteraient les infos ? Est-ce que le public serait vraiment intéressé de savoir plus ou moins en détail le profil des victimes ? (d'autant plus dans des tueries plutôt massives type Bataclan, aéroports, etc.). Je ne suis pas certaine que la curiosité du plus grand nombre soit dirigée dans ce sens...

      Oui, c'est une manière de lancer le débat, plus qu'un simple article, parce qu'une pétition est une demande de réaction.

      De rien, haha ^^'

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  5. Le fait est que le droit à l'information est garanti par la constitution, et que si les médias français se taisent, d'autres sources parleront, c'est tout le problème, l'information est mondiale.
    C'est donc sans objet, vu le contexte actuel: pas un gouvernement ne rendra anonyme les bourreaux de l'E.I, qui sont avant tout, je le rappelle, des victimes _les premières_ du fanatisme.

    Ce n'est pas en rendant anonyme une victime fanatisée qu'on apaise d'autres victimes et ses collatéraux, pas vraiment.
    C'est en stoppant et en mettant en perspective ce que le fanatisme a fait, et en disant que ça ne passera pas par soi, en brisant la chaine, en démontant systématiquement tous les ressorts du fanatisme et de la violence, et ce, quelque soit la religion, qui n'est pas limité au salafisme, branche de l'islam, navré de le rappeler aussi, mais est aussi bien de chez nous.

    Et ça demande du vrai courage, ça.
    Le véritable but de l'E.I n'est pas le rétablissement du Salafisme: ils s'en moquent.
    C'est un pouvoir temporel qui est visé, comme toujours.
    Cf le porno récupéré sur les portables de l'E.I.
    (Ne serait-ce que pour ça, des mecs s'engageraient... """-_- )

    (Exactement au même titre que l'ami François dit aux petites bonnes sœurs de faire gaffe, on voit des pénis sur le net, et ça nuit à la concentration, quand il faut prier pour sauver le monde... Authentique, renseigne-toi. :P)

    Entre sensationnalisme et faits, tu as un boulot que les médias ne font plus depuis longtemps.
    Le salafisme comme l'extrémisme de tout poil n'irait pas loin avec une contextualisation correcte et le temps ad hoc pour s'y intéresser, et le F.N ferait long feu, IMO.
    Mais ça demande quelque chose que les médias n'ont plus.
    Du courage.

    Serviteur,

    Dragon.

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    1. Je crois bien d'ailleurs que le droit à l'information est considéré comme un droit de l'Homme.

      Malheureusement j'ai l'impression (mais je dois avouer que depuis que je suis en vacances je suis moins l'actualité) que l'on se contente de dire "radicalisé" sans tout expliquer, le pourquoi du comment, et qu'on préfère balancer des informations comme "il aimait la salsa"... malheureusement c'est aussi le résultat d'une information très rapide, immédiate, qui ne prend pas le temps d'aller dans la profondeur, d'expliquer.

      Je ne sais pas si c'est un manque de courage. Je pense que, en tout cas, une partie de la raison est aussi qu'on est dans l'immédiateté, l'information tweetée, et que donc on ne prend plus le temps de tout bien expliquer et démonter...

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    2. Le problème du droit, est qu'il s'inscrit ici dans la constitution. Réfléchis: quand tu changes la constitution, tu fais quoi, ipso facto?

      La changer, oui. La cinquième république est usée et obsolète, ayant été conçue à l'origine pour une seule et unique personne, De Gaulle, dont l'envergure, dieu merci, n'avait rien à voir avec celle d'un nain qui se prétends son successeur spirituel.

      Changer la constitution, oui.
      Comme ça? Sûrement pas.

      L'on a déjà inscrit l'état d'urgence en révision de la constitution: l'on commence à y toucher. Tu sens le danger?

      Qu'est ce que la république?
      Qu'est elle, si ce n'est la constitution?

      La constitution n'est pas la énième république, mais son expression.

      Donc attention.

      Ce n'est pas qu'une impression: c'est un fait, l'information a pour prétention de se substituer à la connaissance, or, pour traiter correctement un sujet, tu dois le connaître.
      Conclue comme moi.

      C'en est, un manque de courage: les journalistes ont tous les outils pour mettre en perspective et contextualiser correctement, et sont des spécialistes de la langue française.

      Quand j'interviens sur ton blog, je ne suis ni journaliste, ni quoi que ce soit, mais c'est assez hallucinant que je doive monter une contre-enquête quasi systématique sur ce qui s'est passé à un endroit, en prenant systématiquement plusieurs sources, pour me forger un semblant d'opinion, (car les sources sont contradictoires) tu ne crois pas, tandis que je ne suis pas censé me trouver dans un contexte historique, mais social immédiat qui pour ses grandes lignes même, devrait faire consensus?

      Ce n'est pas mon travail: je n'ai qu'1/10ème des bases pour le faire.

      Les prétentions du FN sont aussi dangereuses et puériles que celles de l'E.I, et tu sais quoi?

      Je les mets dans le même sac. Sans hésiter.

      Tu trouverais de nombreux volontaires aussi givrés que des pingouins qui ont fumés la banquise pour massacrer des musulmans paisibles, confondant le salafisme avec l'Islam, au nom d'une "différence" de "culture".

      Les croisades sont passées de mode depuis 7 siècles, et les sociétés sont pluriculturelles sans exception ou quasi.
      Serait temps de se réveiller.

      Là, ce que je vois, c'est un combat d'arrière-garde d'extrémistes de tout bords nostalgiques, tous viscéralement attachés au pouvoir temporel.

      Bon sang, l'humanité apprend, oui, mais à une lenteur exaspérante! :D
      Vingt pas en arrière pour vingt-et-un pas en avant! Au mieux!!!

      ^^

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    3. Oui mais ici je parlais de haut dessus de la constitution. Il me semble bien qu'au point de vue du droit international l'accès à l'information est considéré comme un droit inaliénable. Donc même si on change la constitution en France ça ne change rien du point de vue international.

      Ils se prétendent tous le successeur de De Gaulle !

      Oui, ils ont tous les outils, mais on est dans un contexte d'immédiateté qui fait que, peut-être, prendre le temps c'est perdre de l'audience et l'audience c'est de l'argent. C'est un manque de courage à ce point de vue-là, mais en fait j'avais compris que tu parlais d'un manque de courage à l'égard des possibles éventuelle représailles des groupes desquels on démonterait les propos.

      Je ne sais pas si je les mets dans le même sac mais je les mets en tout cas dans le même type de sac.

      Pas gentil pour les pingouins ! x)

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    4. *Amusé* Ce qui définit un état de droit, à savoir si les droits de l'homme ont plus ou moins d'impact, c'est précisément la constitution, je t'apprends rien.

      Ils le sont, pour les (ex)présidents: ipso facto!

      Tu as résumé la problématique: les journalistes doivent bouffer, et si ça passe par l'immédiateté, ça se comprends, mais c'est pas une raison pour l'accepter ou cautionner/encourager à poursuivre: au contraire. Quant à s'opposer directement, cf Anna Politkovskaïa.

      Il FAUT les mettre dans le même sac, sans hésiter: les survivants auront bien été obligé de cohabiter avec des différences et de les accepter. Si c'est le même "genre" de sac, tu romps l'effet! (Esprit pervers inside).

      Les pingouins comptent des idiots comme les autres, je proteste : c'pas juste de faire de la discrimination!

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    5. Le problème c'est que quand il y a des émissions qui prennent le temps d'expliquer elles ne font pas forcément d'audience, ou parler d'elles... et aujourd'hui on est dans un système qui doit faire parler...

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    6. *Sourire* Presque ça: l'on est pas dans un système qui "doit" faire parler, c'est faux, c'est justement ça qui est artificiel.
      Les anglais ont un mot pour ça: le terme est "disposable".
      L'information et la connaissance sont mise dans le même sac: jetable.
      Hors, c'est faux.
      Je te laisse conclure.

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  6. Tout à fait d'accord, bel article d'ailleurs. ...
    Je trouve certains article stupide de compassion envers certains terroristes comme pour savoir pourquoi, comment, trouver de belles excuses bien larmoyantes, c'est la tournure des phrases plutôt que le contenu souvent....bref...

    Je trouve très abusif sous prétexte qu'on leur donnerait la médiatisation peut être attendue de nous retirer le DROIT À L'INFORMATION!

    Nous ne serons pas moins des mécréants à leurs yeux et les massacres ne cesseront malheureusement pas...se n'est pas la gloire qui est promise mais le paradis...et rien de ça ne changera leur idéologie...

    D'autant que leurs identités, photos, petites vies seront toujours présentes partout ailleurs dans les médias du monde, internet...et pire avec les médias de daech qui eux font une vrai apologie des martyrs comme ils les appellent...

    Même si je comprends...je trouve que se n'est pas compatible avec les valeurs de mon pays qu'est la France...liberté égalité fraternité, mes aïeux se sont battues pour ces valeurs...je ne vais quand même adhérer à daech.com pour obtenir des informations...

    Nous avons des dirigeants pour gouverner (même si je ne suis pas toujours daccord)notre pays est agréable à vivre...suffit de comparer avec beaucoup de pays; où la liberté d'expression est bien là, qu'elle plaise ou non,ça rappel charlie hebdo d'ailleurs ça ?!! Les journalistes protègent parfois l'information pour de bonnes raisons mais se permettre d'avoir l'information et décider de la garder alors là non!

    Par respect de nos valeurs,NON À LA CENSURE.

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    1. C'est gentil :)
      Je n'essaye pas de leur trouver d'excuses, et je ne dis pas non plus qu'ils ne sont pas coupable (après tout ils appuient sur la gachette/détonateur) mais ils sont un certain type de victimes : les victimes de propagande, de l'embrigadement, les victimes psychologique, les victimes, comme disait Dragon, du fanatisme. Et je crois qu'il est important de garder ça à l'esprit.

      C'est vrai, c'est le paradis, les 72 (c'est bien 72 ?) vierges... peut-être un peu de gloire par-ci par-là mais effectivement (d'ailleurs j'aurais dû m'en rappeler, ça m'aurait donner quelque chose à répondre aux autres commentaires xD) le paradis... S'il y a glorification elle vient de l'intérieur : des personnes qui ont déjà les oreilles ancrées dans les mots de l'EI.

      Les journalistes protègent rarement l'information, on en parlait dans d'autres commentaires : des affaires auraient pu mal se terminer à cause des journalistes qui donnaient une info... dans ces cas-là les journalistes devraient travailler plus sérieusement avec la police au lieu d'aller à la course à l'info...

      C'est vrai que je n'avais pas vu tout ce pan relatif à la censure de la presse (qui a une Histoire assez chaotique d'ailleurs, entre les gouvernements un peu autoritaires et les guerres) et que c'est un volet très intéressant à aborder/traiter ! Merci d'avoir laisser ce commentaire !

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