vendredi 1 juillet 2016

Et les hommes alors ?

Bonjour !

J'étais dans ma douche ce matin quand j'ai pensé à cet article. Je lie toujours le féminisme au combat pour les femmes et à celui pour les hommes mais je me suis rendue compte (il était temps) que je n'avais écrit aucun article sur les hommes. Et puis, comme un petit signe qu'il était vraiment temps que je m'y mette, il y avait en sélection d'Hellocoton un article de BuffyMars dont la véhémence que j'y ai ressentie m'a laissée... presque sans voix et à la limite de l'indignation (et pour une fois je n'exagère pas). Alors cet article sur les hommes je vais l'écrire. Je vais l'écrire parce que le sexisme touche aussi les hommes (on l'oublie trop souvent mais sexisme n'est pas machisme). Je vais l'écrire parce que la construction du genre féminin s'est faite en regard de la construction du genre masculin et vice versa. Ils sont liés de manière à ce qu'on ne pourra absolument jamais les délier. Je vais faire cet article parce que les hommes aussi, qu'on le veuille ou non, sont victimes des clichés. Je vais faire cet article en commençant par répéter ce que j'avais répondu à un commentaire sur mon article Ce que l'on demande aux femmes. Je vais faire cet article et je m'en vais vous dire, moi, pourquoi le féminisme a besoin des hommes.

Je crois que, depuis que j'écris des articles sur le féminisme (je ne prétends pas avoir la définition du terme : on pourrait trouver autant de féminismes que de féministes) je répète que lutter pour les femmes c'est aussi lutter pour les hommes puisque l'image des femmes s'est construite en rapport et en opposition à celle des hommes. Les femmes c'était l'humide, le froid, la fragilité, les hommes c'était le chaud, la force... Alors démonter les préjugés autour d'un genre c'est démonter les préjugés autour de l'autre genre. Je vais vous donner un exemple très concret.

Darkrevette (non, tu n'as pas fait de bêtise :P) m'avait dit sur un article précédent que les hommes n'avaient pas cette pression d'être beau et qu'il était temps que les femmes en soient libérées. Au fond, ce n'est pas faux : on s'intéresse un peu moins à la beauté des hommes qu'à celle des femmes, on laisse les hommes vieillir en paix alors que l'on demande aux femmes d'être toujours jeunes (puisque depuis plus de deux-mille-cinq-cent ans la beauté passe par la jeunesse). Cependant, comme je le lui disais, les hommes ont aussi leurs canons de beauté, une pression sur leurs épaules. Globalement elle s'inscrit autour de deux critères : les muscles et les poils. Vous n'avez pas remarqué ? Les pubs de slips, de parfums, de rasoirs, de vêtements, montrent des hommes musclés. Et imberbes.

La pub, c'est un peu le baromètre d'une société puisqu'elle joue sur les rêves, les aspirations, les souhaits, l'idéal de beauté et parfois de morale ou de possession, sur nos envies, nos besoins... En somme tous les ressorts pour nous faire acheter. Si l'on voit des hommes musclés dans les pubs ce n'est pas pour satisfaire la ménagère de moins de cinquante ans et lui donner envie d'acheter pour son conjoint le dernier rasoir super technologique. Non. C'est pour attirer les hommes (ben oui, la cible de ces pubs pour rasoirs masculins ce sont les hommes (nous on a les rasoirs roses :P)). Leur donner envie d'acheter. Ça joue sur et diffuse un idéal de beauté : le muscle développé. Mais ça agit aussi sur les femmes qui rêveront peut-être davantage d'un homme musclé (je souligne donc ici le lien entre imaginaires autour des femmes et ceux autour des hommes). Je parle de la pub mais il y a la télé en général : vous vous souvenez Danse Avec les Stars ? Rayane Bensetti toujours torse nu à cause de la prod', le pauvre. C'était du sexisme. Vous croyez que c'était pour quoi ? L'idéal de beauté, vous dis-je. Musclés les hommes, on les veut, donc.

Et imberbes. Au fond on ne devrait pas se moquer des cyclistes qui s'épilent. Vous voyez beaucoup de poils, vous, dans les pubs ? Vous voyez beaucoup de poils, vous, sur les jambes des footballeurs en ce moment ? Sur leur torse quand ils s'essuient le visage avec leur maillot ou en changent ? Moi non. Pourtant quand je regarde les matches j'ai mes lunettes bien vissées sur le nez (et ce n'est pas pour les reluquer, c'est pour voir les buts :P). Dans les séries les héros sont souvent musclés, barbus parfois mais au-delà de ça il n'y a pas énormément de poils.

Donc oui, les hommes ont aussi leurs cannons de beauté, ont aussi une pression pour être "présentables", et je pense qu'il ne faudrait pas dénigrer ou ignorer ce volet-là de notre société parce que des jeunes hommes souffrent de ne pas ressembler aux critères de beauté tout comme les jeunes femmes qui se trouvent sans cesse trop grosses. Je crois (il faudrait que je prenne la peine de chercher les chiffres) qu'il y a de plus en plus d'hommes qui s'intéressent à la chirurgie esthétique. Vous ne voyez pas le rapport ? Moi si.

Maintenant il est clair que la pression sur les hommes ne se fait pas de la même manière que celle qui pèse sur les femmes (les hommes n'ont pas les mêmes problèmes de différence de salaires, d'accession à des postes à responsabilité, on ne remet pas en cause leur légitimité à parler de sport, etc.). Cependant je pense qu'il faut aussi prendre en compte le fait que oui, les hommes aussi subissent une pression de la part de notre société. Et ça pour la simple raison que la construction de l'image des femmes s'est faite en regard de celle des hommes. Une femme pleure, un homme ne pleure pas. Une femme est fragile, un homme est fort (et pour la protéger il doit être musclé).

Je vais répéter ce que j'ai déjà dit plein de fois : quand on aura réduit en bouillie les images mythiques et les clichés autour des femmes alors on aura fait de même pour ceux autour des hommes et les hommes pourront pleurer, et les hommes pourront faire du patinage artistique et de la danse classique sans qu'on se moque, et les hommes pourront prendre (davantage) des congés parentaux... Et c'est parce qu'en déconstruisant un mythe on déconstruit l'autre que l'on a besoin des hommes.

Il est vain (et bête, je pense) de vouloir se battre sans les hommes. Pas parce que ce sont les hommes qui dirigent nos pays et font nos lois, pas parce qu'on leur demande la permission, pas parce qu'on a besoin de leur bénédiction, mais simplement parce l'image des femmes s'est construite en lien serré et impossible à dénouer de l'image des hommes. Toujours en lien, toujours en même temps, toujours ensemble. On a besoin des hommes parce que sans eux on ne peut pas déconstruire les imaginaires sociaux autour des hommes. On a besoin des hommes pour nous aider à déconstruire les imaginaires sociaux autour des femmes et nous aider à déconstruire ceux autour des hommes. On a besoin des hommes parce qu'avant d'être des femmes nous sommes des humains. Deux faces d'une même pièce. En réalité les imaginaires sociaux autour des genres conditionnent les relations que les femmes ont avec les hommes et vice versa. On ne peut pas faire sans les hommes, on ne peut pas ne zigouiller que les images autour des femmes sans réduire à néant celles autour des hommes, parce que l'on s'est construits ensemble et que nos relations doivent évoluer ensemble sous peine je pense d'entrer dans une grande crise sociétale (le chaos, la fin du monde, tout ça tout ça ;P).

Alors oui, les hommes subissent aussi le sexisme quand on part du principe qu'ils ont un besoin sexuel insatiable et incontrôlable (vous avez vu les résultats de la dernière enquête sur le viol ? Allez jeter un coup d'oeil, vraiment). Les hommes subissent aussi la pression d'un certain idéal de beauté mis en valeur dans les publicités, les séries et émissions télé. Ça ne prend pas forcément les mêmes formes que la pression que subissent les femmes, ou les mêmes proportions. Ça ne s'étend pas forcément dans toutes les strates de la vie sociale (travail, maison, etc.). Mais c'est là. Et entendre des gens le nier, ça m'agace. Oui, les hommes ont construit le monde (avec l'aide des femmes), oui, les hommes ont toujours considéré que les femmes étaient plus faibles. Mais les hommes n'ont pas construit le genre féminin. Le genre féminin et le genre masculin se sont construits ensemble et ne peuvent être déconstruits séparément.

Je n'ai pas aimé le ton que j'ai trouvé vraiment agressif de l'article que je vous ai cité. Parce que si les hommes ne se battent pas tous avec nous ils ne se battent pas tous non plus contre nous. Mais c'est ce genre d'article qui va faire passer les féministes pour des dragonnes enragées, des folles, des anti-hommes, et c'est ce genre d'article qui va faire passer les hommes qui ne le sont pas encore dans le camp des anti-féministes. Parce que ces hommes vont peut-être se sentir agressés. Non sans raison.

Comme quand il faut faire une différence entre pays raciste et individus racistes il faut faire une différence entre société patriarcale et hommes machistes.

Quand on aura compris ça on pourra avancer.

Qu'en pensez-vous ?
Surtout dites-moi si vous avez l'impression que je tourne trop agressive à mon tour x)


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17 commentaires:

  1. Je vais demander 1€ à chaque fois que tu citera mon nom dans un de tes articles maintenant. Si ça devient aussi fréquent je vais finir richissime ^^ *sort*
    J'étais d'ailleurs pas repassé répondre à ta réponse à ce commentaire sur "ce qu'on demande aux femmes". Mais je suis d'accord, à chacun ses clichés et "idéaux". D'ailleurs tu en oublie un très important chez les hommes : être grand. Si tu es un homme, tu ne peux pas faire en dessous d'1m70. Les muscles avec bien entendu. (Moi j'aime pas ça en plus ! Trop musclé, trop dessiné ça me fait pas envie. Mais trop poilu j'avoue aussi que je pars en courant mouahaha)
    Enfin plus sérieusement il est vrai que l'image de l'homme et de la femme sont forcément liés et entre-mêlés et moi non plus je ne pense pas que le féministe rime avec "écrasons-leurs les ***". Mais malheureusement c'est un terme qui n'a pas de "vrai" définition et/ou que tout le monde s'approprie à sa manière. On peut être féministe par différentes manières et/ou le voir de manière différente aussi. Jamais il n'y aura qu'une seule voix/voie.

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    1. Tu devrais demander un euro de plus à chaque personne qui cliquera sur le lien et un euro de plus à chaque personne qui verra ton nom écrit (et là ça va monter plus vite :P).

      Oh ? Parce que moi j'ai pas ta réponse à ma réponse... :( (j'espère qu'il faisait pas trois pieds de long le commentaire parce que tu vas devoir le réécrire xD). Je suis allée vérifier dans les spams mais il n'y est pas.

      Ah ! Juste ! Et je tombe en plein dedans puisque ça m'arrangerait de tomber amoureuse d'un garçon plus grand que moi (je fais presque 1m80 donc déjà ça rend les choses un peu difficiles !). Oui, trop musclé c'est pas beau du tout.

      En fait la seule chose dans les définitions qui ne change pas c'est de dire que c'est pour rendre les femmes égales aux hommes. A partir de là, comme dans tous les mouvements (religieux, politiques ou sociaux), de base, il y a des différences, des extrémistes... et puis des personnes qui ont leur propre vision de la chose (par exemple dire : on se bat sans les hommes, c'est une version du féminisme : les femmes par elles-mêmes) et leur propre vision de comment on la met en place (l'accès des femmes en politique avant les améliorations sociales ou l'inverse). Généralement il suffit d'un débat un peu "pointilleux", sur un élément de détail, pour voir les différences (comme sur "devons-nous mettre un "e" a "écrivain" ? Là, dans les débats, on voit clairement les positions).

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    2. Et sur le côté être grand ça me fait penser à une série de bouquins (que j'ai finie plus par curiosité histoire de tourner une grosse page que parce que ça m'intéressait vraiment sur la fin). C'est Tara Duncan, écrit par Sophie Audouin-Mamikonian. Au début, l'héroïne est en couple avec un demi-elfe super fort, super grand, super musclé, bla bla bla. Puis elle rompt. Puis dans le groupe d'ami y'a un autre garçon mais petit. Dans l'une de leurs aventures il se fait transformer en une espèce de vampire et gardera une séquelle : sa taille, il a pris 10 bon centimètres si bien que bim bam boum il se retrouve à peine plus petit que l'héroïne. Et c'est seulement à ce moment-là que l'héroïne sort avec lui... No comment (no comment non plus sur la couverture du dernier tome a être sorti et qui ouvre un nouveau cycle).
      C'est un livre pour les ados, c'est normal que ça soit un peu cliché, mais ça véhicule quand même quelque chose...

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  2. Intéressant Melgane. Je crois 1) que les hommes sont eux aussi soumis à une certaine pression de la société. Il faut qu'ils en fassent des tonnes pour rentrer dans les cases. Je me souviens avoir parlé avec des hommes sur ce sujet récemment et ils me disaient se sentir perdus face à l'écrasant poids du féminisme et 2)ce n'est qu'en unissant nos forces que nous pouvons faire changer les choses. La cause des femmes a besoin des hommes et la cause des hommes a besoin des femmes.

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    1. Je pense qu'ils peuvent se sentir d'autant plus perdus que j'ai l'impression que peu de féministes (du moins peu de féministes audibles) sont sur la même ligne que moi en disant qu'on se bat aussi pour les hommes, et pas mal de féministes audibles (les Femens, assez extrémistes quand même, je trouve) donnent vraiment l'impression (peut-être à cause du traitement par les média ou peut-être parce qu'elles le sont vraiment ou peut-être un peu des deux) d'être anti-hommes. Le féminisme prend de plus en plus d'espace médiatique (média traditionnels et nouveaux (comme les blogs et réseaux sociaux)) mais peu de féministes disent se battre aussi pour les hommes... alors que ça me paraît tellement évident que les deux sont liés... Je pense aussi que le terme en lui-même brouille les pistes...
      Oui, on a besoin les uns des autres, mutuellement, et vouloir exclure les hommes c'est faire ce que les hommes parfois ont fait aux femmes en plus de créer une fracture dans les relations entre les deux genres... pas très malin.

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  3. *Très léger sourire amusé* Je suppose que tu souhaites une réponse argumentée.
    version courte. Il n'est qu'un seul genre: humain.
    Pour le reste, ça attendra que j'échauffe mon neurone.
    *Grogne* Non, pas celui-là, l'autre!



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    1. C'est drôle que tu me parles du genre humain parce que j'y ai pensé en écrivant l'article. Cela dit le "genre" humain n'est pas le même "genre" que le genre féminin et le genre masculin qui eux ne sont ps physiologiques/biologiques mais des constructions sociales. Donc on ne peut pas vraiment comparer.

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  4. Un article encore une fois qui est très intéressant.
    Tout est vrai et vaut mieux pas bannir l'autre et vice-versa. Vaut mieux se battre ensemble contre les moeurs de la société. D'ailleurs j'ai terminé de regarder la série "les enquêtes de Murdoch" que j'ai trouvé génial, un faible pour l'amour entre l'inpecteur et son médecin légiste qui est une femme. Ca se passe à Toronto dans les années 1892, au fait ce ne sotn pas les enquêtes qui m'ont fascinées, mais c'est plutôt de voir l'évolution de la société avec les technologies nouvelles, et de voir l'émancipation de la femme, à travers les débuts de la contraception, le vote, les homosexuels, les noirs, le divorce mal vu... etc tout y est traité. Et dans tous ses clichés et poids de la société, j'étais envieuse du couple, respect de l'autre etc, hors normes... Donc en lisant ton article, ça m'a fait pensé à cette série.

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    1. Je n'écris que des articles intéressants voyons ! (hrm hrm xD)
      Je connais pas cette série (que de nom), mais il va falloir que je jette un coup d'oeil !

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  5. 1/
    L'homme étant une nana comme les autres, il était temps, pour la parité.:P
    Le sexisme est comme la bêtise et toute forme de racisme : asexué.
    Oui, homme et femme sont liés, et deux côtés différents d'une seule et même pièce.
    Tout le monde est victime de clichés : cela dépends étroitement de notre vision et notre rapport au monde.

    Il est autant de définitions des préjugés qu'il y a de personnes : le féminisme reste un préjugé, à l'instar du patriarcat à 100 %. L'un comme l'autre sont une erreur, très simplement.
    Démonter les préjugés c'est d'abord démonter les siens propres, tu ne crois pas ?
    Je sais que je ne sais pas. ^^

    La pression sociétale ? Colossale : si à 40 ans, tu n'as pas une seiko, une blonde platine bombasse au bras ou bien le clone d'un top model dans ton pieu, tu es considéré comme un looser et un mauvais passeur de gènes, et TOUTE la pub tourne autour de ça. TOUTE.

    La pub n'est pas le baromètre de la société, pas plus qu'elle n'est le maître-étalon de la beauté.
    Connerie ! En revanche, c'est celui du néo-libéralisme triomphant et bien-pensant.
    Oui, tout est axé pour faire de l'Homme un produit de consommation égalitaire et paritaire avec la Femme, objet de désir sexuel. Ici, les athéniens s'atteignent. Ce n'est pas uniquement lié à la télé.
    Le phénomène est général et sociétal : l'homme DOIT être fort.
    Pour lui-même : pour autrui. Pour défendre aussi la société : tu vois beaucoup de soldats binoclards et mal fichus physiquement ? (Dans le sens pas « beau »).
    J'en connais, et je peux t'assurer qu'ils sont bien plus efficaces que des bellâtres.

    Pas de poils signifie une forme d'androgynie, penses-y.
    S'essuyer le torse/visage avec de la mayonnaise ? T'y vas fort. Maillot, je suppose ?:D
    Attends : en plus du reste, t'es fétichiste ? Cool !
    L'on est en plein sur la dichotomie brute/idéal masculin, on cherche à dissocier à tout prix et… Pardon, je vais causer meilleur : division de quelque chose en deux éléments qu'on oppose nettement. Ici, brutalité et force. L'homme est sommé d'être fort, mais pas brutal.
    De la force contrôlée.

    Le néo-libéralisme te programme à être un anti Michel Blanc. Toi, tu ne programmes rien du tout, mais plus tu nages à contre-courant, plus la pression envers toi sera colossale. :)
    Je revendique mon droit à être « pas mal » comme mec, sans chercher à être « bien ».
    Je pourrais être (très) bien en investissant, paraît-il. Tu sais quoi ? Cela me saoule, et ne m'intéresse pas. Mon temps est limité.:x

    Le même problème de pression se pose à contrario. Cf la rolex d'un imbécile si tu n'en possèdes pas passé un certain âge. Tout le monde ne court pas après la gloriole ou la reconnaissance. En restant cohérent face à certains choix, j'ai fréquenté des légendes.
    Je pense à un type en particulier : l'on a dit de lui qu'on était même pas digne, quelqu'un et moi, de délier les lacets de ses sandales, pour paraphraser la bible.
    Quand des personnes comme celles auxquelles je pense t'honorent de leur respect, pour finir sur la métaphore religieuse, la messe est dite.

    Les deux mythes ont à être détruit ensembles. En même temps. Soyons clairs : tu n'as pas la moindre chance si tu t'attaques à quelque chose générant du profit, même si basé sur une illusion. :)
    L'intention est très louable, cela dit.

    Il n'est qu'un genre, je l'ai déjà dit : c'est le genre humain. Tu as un rapport au monde que je n'ai pas, et inversement : les deux sont complémentaires et indissociables.

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    1. Démonter les préjugés c'est démonter effectivement les siens dans la mesure où les préjugés faisant partie d'une société on les a intégré dès l'enfance.

      La pub est un baromètre de la société, de ses envies (en tout cas des envies majoritaires à la mode même si il arrive qu'elle crée ces envies (comme avec l'iPad)), même si elle exacerbe le tout.

      Ahah oui, maillot, j'ai corrigé l'autre jour x'D Et dire que ça ne fait pas partie des fautes que j'ai corrigé avant publication, c'te honte que j'me paye (et l'article a été vu plus de 300 fois, donc trois cent fois plus de honte xD).
      C'est vrai, pas de poils est une forme d'androgynie (artificielle en ce sens que les femmes ont des poils aussi, normalement) ce qui correspond à cette mode du "métrosexuel" depuis quelques années mais qui peut poser problème dans un pays d'Histoire judéo-chrétienne où, dans la Bible, est marqué que, en gros, ce sera la fin du monde quand on ne reconnaîtra plus les hommes des femmes (c'est une camarade étudiante qui a une grand-mère très croyante qui m'avait raconté ça).

      Sauf si on s'attaque à la raison de faire du profit. On peut faire du profit avec beaucoup d'autres choses. Ici on fait du profit avec des rasoirs et épilateurs. Mais si demain la mode c'est de se laisser pousser les poils alors on fera du profit avec des pilules qui en accélèrent la croissance ! (ce qui a relativement peu de chances d'arriver, m'enfin, c'est pour l'exemple :P).

      Oui mais non. Comme je te disais : le "genre" de "genre humain" ne signifie pas la même chose que le "genre" de "genre féminin/masculin". L'un est biologique (comme le genre animal), l'autre est une construction sociale.

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    2. Je sais parfaitement pour le genre, ne t'inquiète pas, mais merci. :)
      Pas un hasard si j'ai utilisé ces significations dans ce contexte précis.
      A peu près tout... Sauf un hasard.

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    3. Alors je ne comprends pas pourquoi tu parles du genre humain.

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  6. 2/

    Les hommes subissent autant que les femmes, tu sais ? Simplement, l'expression est différente : savoir le reconnaître est déjà rare. L'assumer, encore plus. Le contrer, plus encore.

    Honnêtement, j'ignore dans quelle catégorie je me trouve exactement, même si toute forme de pub a tendance à glisser sur moi sans réaction, excepté agacement.
    (Très gros entraînement en communication, et beaux restes, on va dire.)
    Je suis, je pense, un cauchemar pour un publicitaire : aux derniers sondages, j'ai achevé le schéma de la personne au téléphone en le lui disant avant qu'elle n'ait le temps de finir de poser ses accroches, pauvre fille.:x Elle a demandé en balbutiant si j'avais déjà fait l'objet de l'enquête, on a dû percevoir mon haussement d'épaules jusqu'à Tokyo.
    Rien de ça : simplement, il m'arrive d'allumer mon neurone, et de voir rapidement où quelqu'un peut en venir, puis où il veut en venir. Question de logique anticipative.
    Et puis bon, j'étais pas d'humeur pour l'enquêtrice, j'ai coupé court. *Tousse*

    Il faut faire la différence entre une personne prisonnière de schémas et ceux qui ne le sont pas.
    Tu connais le risque ? Devenir ce que tu prétends combattre en le faisant.
    J'ai cette tendance : celle de devenir un dénonciateur stupide, cul visé sur ma chaise, chauvin en diable, intello en goguette. En trois mots : minable, et méprisable.

    Toute personne qui prend violemment parti sans réfléchir sur quelque sujet qu'il soit agit en imbécile, et s'offre en cible, vulnérable, face au feu roulant de la critique : au mieux.
    Au pire, il est une forme de communication que l'on néglige trop souvent, mais qui est semi-permanente : le silence est aussi une forme de communication, paradoxalement.

    Je suis le premier à le faire :j'écoute plus souvent que je ne m'exprime, généralement.

    Confession : il y a peu, j'ai pleuré. Toutes les larmes de mon corps. Sans honte, sans remords, sans pudeur, sans retenu. Et ça a terriblement peiné ceux qui m'ont vu et se sont rués au combat (je n'ai pas d'autre mot) pour essayer de s'interposer. J'ai une grosse dette, là, envers eux.
    Certaines dettes ne se peuvent payer.
    Parce qu'ils ont vu la force que ça exigeait pour qu'une forteresse, comme moi, cède.
    Parce qu'il en faut davantage encore, pour qu'une personne comme moi, ne parle.
    Pas des autres : d'elle. Aimer un cœur infidèle a parfois un prix à payer.
    *Sourire* Il est parfois trop lourd.

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    1. Oui, je sais, c'est ce que je dis ;)

      Je crois aussi que j'écoute avant de m'exprimer. Enfin j'aime à la croire, il faudrait que je sois attentive. Mais comme je n'aime pas parler de moi et que les autres ont une tendance plus que forte à aborder des sujets personnels, difficile de parler. Il arrive aussi pas mal de fois que, à l'annonce de débats à la radio, je me dise "je sais pas, j'attends de voir" et j'attends les arguments des uns et des autres, et je compte les points x'D

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    2. *Sourire amusé* Je dois parler sérieusement de qui je suis pour les premières fois en quoi...
      15 ans?
      Navré si ça a dépassé le cadre du débat. :)
      Rares sont ceux qui méritent qu'on les contredise.

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    3. Ce n'est pas grave si ça a dépassé le cadre du débat, tu dis ici ce que tu juges nécessaire pour ton argumentation/développement tant que ça reste dans le cadre de la loi :D

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Un petit mot ? :)