jeudi 30 juillet 2015

"Ben non t'es pas normale"

Bonjour !

Obtenir cette phrase, jetée avant de changer de sujet en rigolant avec ma soeur, aura été assez laborieux mais je suis tenace et je préfère que les choses soient dites clairement, franchement, plutôt qu'à grands renforts de sous-entendus lancés comme si de rien n'était. Parce que la phrase d'origine c'était "laisse [ta soeur], elle est normale". "Donc en gros tu sous-entends que je ne suis pas normale ?", pas de réponse, il va falloir envisager une approche plus frontale : "Je préférerais que tu entendes les choses au lieu de les sous-entendre. _ De quoi ? _ Que je ne suis pas normale. _ Ben non tu n'es pas normale." Ah ! Ben voilà ! C'était quand même pas compliqué ! Et après c'est moi qui sait pas communiquer, on marche sur la tête ! Enfin bref.

Non, c'est vrai, je ne suis pas "normale", j'ai une amie qui dit que je suis "bizarre", mais _ sincèrement ? _ j'en ai absolument rien à faire. Déjà il va falloir se mettre d'accord sur ce qu'est ne pas "être normal" parce que ça devient rapidement, dans certaines bouches, un trucs plus près de "tu es un monstre" que de "tu es hors normes". Dans un vieil article d'il y a un an j'avais cité le Larousse et Wikipédia qui définissaient la normalité comme le fait d'être conforme à la norme, à l'habitude. Donc non, c'est vrai, je ne suis pas normale. Je ne prends pas des selfies avec la moitié de ma tête hors cadre que je soumets à tout plein de filtres de couleurs et sur lesquels je fais des têtes étranges ; je ne vais pas en soirée une fois par semaine pour me bourrer la gueule à ne même pas me souvenir de ce que j'ai fait et à en rire sans saisir le dramatique de la situation ; je n'ai pas quatre cents amis sur Facebook ; je n'ai pas Snapchat ; je ne suis pas membres de grands groupes d'amis parce que ce n'est pas ma nature et que je suis déjà mal à l'aise avec plus de cinq personnes autour de moi ; je n'ai pas des posters de mes stars préférées dans ma chambre ; j'ai des problèmes de communication ; non, je ne suis pas dans les normes, mais j'aime qui je suis même si je sais qu'il y a des défauts à atténuer.

Il y a trois manières de dire de quelqu'un qu'il n'est pas à l'intérieur des bornes et des convenances que la société a posé : hors normes, anormal, et pas normal. Ces trois choses veulent dire exactement la même chose, désignent les mêmes personnes, et pourtant on ne les utilise pas indistinctement. "Anormal" est péjoratif, "hors normes" est mélioratif, et "pas normal" est quelque part entre les deux, parce que l'on n'est pas bien sûr que la personne soit un atout (au contraire des surdoués par exemple), mais pas bien sûr non plus qu'elle soit une espèce de monstre potentiellement dangereux davantage dans le genre des psychopathes. Alors bon, moi je m'en tire pas trop mal finalement, je ne suis pas "anormale", c'est déjà ça de pris ! ;)

Je crois que je l'ai plus ou moins toujours su en fait. Parce que je me souviens que, dans la cours de récré entre le CE2 et le CM2, je n'étais pas toujours avec des amis, j'ai des souvenirs de moi en train d'arpenter la cours en chantonnant des trucs inventés, et je sais que j'avais tendance à regarder mon reflet dans les vitres quand je parlais aux gens plutôt que les gens eux-mêmes. Ça a mis du temps à s'améliorer, maintenant je me rends compte que je regarde plus souvent les bouches des personnes que véritablement leurs yeux. Au collège les sujets de conversation que je lançais c'était sur l'actualité. Vous connaissez beaucoup de collégiens qui parlent d'actualité ? Là où je me suis vraiment sentie en décalage c'est dans ma classe de Seconde. Mais je pense que c'est en grande partie parce que j'étais dans un lycée scientifique, parce qu'à partir du moment où j'ai été dans une classe de Littéraires c'est allé beaucoup mieux ! Donc oui, je crois que finalement je me suis toujours plus ou moins rendue compte que je n'étais pas pareille, que j'étais différente, ou en tout cas que je n'étais pas un mouton.

Mais je ne crois pas que le fait que je sois hors normes (oui, je me permets de prendre le terme mélioratif tant qu'à faire xD) soit l'équivalent d'un boulet à ma cheville, veuille dire que je suis nulle et que je ne sers à rien. J'ai aussi des qualités. Je pense être plutôt intelligente, en tout cas suffisamment pour être capable de réfléchir plus ou moins correctement, je ne pense pas que mon ambition soit un défaut, j'ai plusieurs projets en projet (hrm hrm) même si je ne pense pas qu'ils réussiront parce que c'est vraiment grand et vraiment mal engagé. Je suis gentille, sincère et honnête, je suis vraiment très bon public concernant l'humour, je suis curieuse, je m'intéresse à à peu près tout, même au sport alors que je n'en fait pas, même à la science alors que j'ai fait un bac L ; je pense que je ne suis un pas trop mauvais chef d'équipe, et j'ai l'humilité de reconnaître quand, dans l'équipe, quelqu'un fera mieux le travail que moi et de savoir me contenter d'une place de numéro deux. J'essaye de m'améliorer, pour atténuer mes défauts, être une meilleure personne, mais certainement pas pour entrer dans les normes comme on me le demande.

On me demande de comprendre le monde qui m'entoure, de prévenir tout de suite quand je sais que j'ai mon année de L1 aux rattrapages alors que c'est le genre d'informations qui pour moi peut attendre le soir. On me demande de m'adapter au monde. Mais je ne crois pas que ça soit le genre de choses que l'on puisse faire à sens unique. Les enfants autistes ont des écoles spéciales, c'est une partie du monde qui s'adapte à eux et essaye de les comprendre. Donc je pense que si une partie du monde peut comprendre les enfants autistes, que si les parents de ces enfants peuvent les comprendre, mon entourage peut aussi essayer de me comprendre. Mais non. Parce que c'est moi qui cloche, et c'est à moi de ne plus clocher.

Seulement moi je crois que je suis comme l'on m'a faite. De la chimie de mon cerveau en passant par mon éducation, mes expériences, mes traumatismes, mes apprentissages, en gros, mon passé. Je suis comme l'on m'a faite. Certes, c'est parfois un peu peinant de savoir que l'on est un peu en décalage, qu'il y a un truc qui cloche, sans tout à fait parvenir à mettre le doigt dessus, mais je suis contente, dans les grandes lignes, de qui je suis, et je ne pense pas être un boulet irrécupérable, une nulle. Je n'ai pas envie de changer et même si j'en avais envie je ne pourrais pas parce que l'on ne peut pas changer. On peut évoluer, mais on ne peut pas devenir une autre personne. Demain je ne serai pas cette fille extravertie, avec des dizaines d'amis, qui accepte d'aller aux soirées, et qui sait facilement faire confiance aux autres. Demain je serai toujours plutôt introvertie, avec quelques amis, qui refuse la plupart (toutes) les soirées, et qui ne sait pas faire confiance, se confier et se rendre vulnérable, mais qui peut y travailler. On évolue, on ne change pas. C'est un fait. Et je ne pense pas que contrer cela en faisant semblant d'être une autre personne soit une bonne idée, ni une démarche très honnête.

Donc non, je ne suis pas dans les normes, mais ça ne m'intéresse pas. C'est vrai que depuis le passage collège/lycée j'ai tendance à m'imaginer l'année suivante avec des amis super fusionnels, etc., mais je sais que ça ne m'arrivera jamais, parce que ce n'est pas ma nature, et j'ai plus ou moins fini par m'y faire. J'imagine qu'il y a des personnes hors normes qui aimeraient bien être dans les normes parce que ça serait plus facile, moins pesant, mais ce n'est pas mon cas. Non, je ne suis pas normale, mais le devenir ne m'intéresse pas. Je suis comme je suis et je n'ai pas envie de changer. Je peux essayer de comprendre le monde et ses convenances (rappelez-vous, je suis intelligente :P) et tenter de m'adapter. Mais je ne peux pas changer, faire comme si j'étais une autre personne... Donc il va falloir me prendre anormale ou ne pas me prendre du tout. Ça peut paraître idiot d'être butée comme ça, mais je suis qui je suis et, si je veux bien m'améliorer et m'adapter, je ne veux pas changer.


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22 commentaires:

  1. Image intéressante pour illustrer ton article, c'est d'ailleurs en partie ce qui m'a donné envie de cliquer ;-)
    C'était long mais ça se lit finalement tout seul, déjà parce que tu écris vraiment bien et ensuite parce que je me suis sentie "proche" de ce que tu décrivais. Je dois aussi faire partie des personnes "hors normes" (tant qu'a faire prenons la version compliment ^^) et je le vis parfaitement bien. Je crois même que c'est un "trait de caractère/personnalité" que j'apprécie chez moi, quand je vois qu'autour de moi il n'y a que des moutons identique je vois cette "anormalité" comme un atout.
    C'est amusant parce que quand je parle à quelqu'un (outre les moment ou je regarde ailleurs, voir en l'air) je regarde aussi souvent la bouche. C'est une manie x) J'ai le réflexe de lire sur les lèvres et puis ça permet de regarder en direction de la personne sans la regarder réellement - si ce que je dis est clair ? J'ai beaucoup de mal à regarder dans les yeux, j'ai l'impression d'être vulnérable quand je le fais.
    Enfin bref, tout ça pour dire que je suis 100% d'accord avec tout ce que contient cet article. Vive la différence et la tolérance.

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    1. Je savais qu'avec un titre comme ça, et un article aussi long, il fallait tout miser sur les têtes adorables de ces deux lions, haha x)
      J'ai eu peur qu'à la moitié de l'article on lâche, donc ce que tu dis me rassure (ah ! toi aussi tu prends la version compliment ! très bon choix ! :P).
      Oui moi aussi, j'ai l'impression d'être vulnérable, tu as mis le doigt exactement sur ce que je ressens !
      Ravie que mon article t'ait plu :)

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  2. J'admire ta force de caractère : bravo ! Je ne comprends pas comment ta mère a pu te dire ça. Mais c'est quoi être normal ? C'est quoi la normalité au juste ? Si j'ai appris quelque chose des gens, c'est que même celui qu'on croit le plus "normal", le plus "tout" à des pets de travers et a aussi ses incapacités. Et je connais quelques personnes qui sont comme toi ^^. Tu as toute mon admiration et je suis sûre que ça doit être vraiment chouette de faire partie de ta vie !

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    1. Haha merci ! :) Je dois l'ajouter dans le paragraphe sur les qualités ou ça fait trop prétentieux ? :P
      Moi je comprends pourquoi elle m'a dit ça. Je suis un peu "en marge" de la famille, je ne fais pas de tir à l'arc, alors que ma soeur a commencé dès que c'était possible donc ils ont un lien, et des sujets de conversation tout trouvés, et passent du temps ensembles en compétitions et en entraînement. Du coup ma différence est encore plus marquée, et je crois qu'elle aimerait bien me voir avec des grands groupes d'amis, comme les jeunes de mon âge... elle m'a déjà dit que j'avais un problème et que je devais aller voir un psychologue. Je n'avais pas pu retenir mes larmes. Pas tant à cause des mots en eux-mêmes mais surtout parce que quand je demandais des explications et des exemples elle était incapable de m'en fournir et qu'elle avait vraiment un ton accusateur, limite c'est de ma faute... enfin bref.
      Je ne suis pas aussi sûre que toi que ça soit chouette de faire partie de ma vie mais ça me fait plaisir que tu me dises ça et j'espère que t'as raison ^^'

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    2. Ta famille ne te comprend pas et c'est bien dommage. Tu connais ma famille spéciale, mon père m'a déjà dit que j'étais "bégueule", mon surnom c'est "la Duchesse" et pourtant je n'ai jamais sentie que j'avais un problème à régler (hormis de vivre avec eux XD). Mais oui j'ai raison !!! Tes articles dégagent une personnalité que j'ai envie de connaître plus !! Et ta mère rate une fille exceptionnelle !!

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    3. Je crois que c'est quelque chose de pire que la non compréhension : c'est la non volonté de compréhension. Parfois ils disent "on sait pas ce que t'aime, on t'comprend pas" mais j'ai l'impression qu'ils n'essayent pas de comprendre, que c'est à moi d'aller vers eux, que c'est à moi de me faire comprendre, de tout faire pour que ça soit clair pour eux, et pas à eux d'essayer de s'adapter à "mon langage".
      Exceptionnelle je veux bien te croire : je ne suis pas normale x'D

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    4. Ca prouve qu'ils n'ont pas d'ouverture d'esprit dans le sens, je m'intéresse à l'opinion des autres ^^.
      Roo il ne faut pas dire ça mais tu trouveras un jour des personnes qui te feront sentir que tu es normale tu verras!

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    5. Je ne sais pas si c'est vrai, mais en tout cas côté ouverture d'esprit, vue toutes les phrases un peu limite qu'ils balancent... (avec une grande partie juste pour m'énerver en plus).
      Haha j'espère x)

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  3. Je trouve ça dur que ta famille te lance de tels propos. Etre normal(e) ça ne veut pas dire grand chose, c'est plutôt le fruit de comparaisons établies. Je ne pense pas rentrer dans les normes moi non plus, mais je le vis plutôt bien (même quand on me taquine en disant que je suis "sauvage", car au fond c'est vrai). Il faut être fidèle à soi même. Avant je pensais que je devrais à tout prix devenir extravertie pour être acceptée des autres, puis j'ai réalisé que je n'avais pas envie de jouer un rôle, qu'on aime une "illusion" et non celle que je suis en réalité. Etre différente n'est pas une tare, dis toi que ça ne te rends que plus unique :) !

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    1. C'est vrai, ça ne veut pas dire grand-chose, la normalité est toute relative. Ça me fait penser à ce qu'avait dit ma soeur aux JO de Beijing quand on avait regardé la natation synchronisées, que des Chinoises passaient, et qu'elle a balancé "oh leur [pince nez] ça leur fait un nez normal !" Hmmm moui mais encore ? La normalité dépend de où on pose les bornes pour la définir.
      Non, ce n'est pas une tare c'est vrai ! Mais tout le monde ne pense pas comme ça malheureusement.

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    2. Effectivement, ce qui est normal pour les uns ne l'est pas forcément pour les autres, et vice versa (par exemple, pour revenir sur les propos de ta soeur, les Chinoises ne se feraient sans doute pas la même idée qu'elle de ce qu'est un "nez normal"), comme tu dis tout dépend sur quoi on se base.
      C'est vrai, hélas, mais il y aura toujours des gens qui t'apprécieront, que tu sois "hors norme" ou pas ;)

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  4. Alors je ne suis pas normale non plus... Très intéressant ce billet dans lequel je me retrouve beaucoup...

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    1. On va ouvrir une association/un club pour gens anormaux x'D

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  5. Ah la normalité, mais finalement qu'est ce que c'est ? C'est la grande question que ma posée un jour une psychologue.
    Je pense que le plus important c'est de s'accepter soi même, comme on est sans vouloir à tout prix se changer. Les autres doivent aussi faire un effort d'acceptation pour que les relations restent en bon termes.

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  6. Coucou !

    C'est marrant j'étais déjà tombée sur ton blog il y a peu, et là en parcourant Skyrock je retombe encore sur le tien !

    Donc, pour réagir à ton article, le premier mot qui est venu frapper à la porte de mon cerveau (oui ouiii, je réfléchis ça m'arrive) c'est introvertie. Et aussi parce que je me suis déjà demandé plusieurs fois pourquoi je ne réagissais pas comme les autres, pourquoi une telle situation me faisait paniquer (alors que je n'allais certainement pas mourir, ou alors d'ennui). Le fait est qu'aussi, j'ai à mon avis peur de sortir de ma petite zone de confort...

    Bref, tout ça pour dire : Pourquoi serait-ce nous qui devrions changer et pas le monde qui s'adapte à nous ?

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    1. Je crois que, comme le monde est mal foutu, il va continuer d'avancer sans trop se préoccuper de tous les différents... Suffit de voir en France la pauvreté (l'inexistence ?) des structures pour les enfants autistes !

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  7. Puis je n'ai pas pu m'empêcher de lire les commentaires *ohoh petite curieuse..*

    Moi aussi ma mère m'a dit (enfin m'a rigolé au nez) une fois et ça m'a fait très mal... Je n'ai pas confiance en moi -en tout cas, je travaille sur ça- alors son rire (même s'il ne se voulait pas moqueur), c'était comme enlever le tabouret sur lequel je me tenais debout... Tout dégringolais...

    Puis je me suis rendue compte aussi après, que je réfléchissais plus qu'elle (non pas qu'elle est bête hein), mais qu'on a pas la même vision du monde, et que c'était mon modèle et que l'élève avait dépassé le maître... Bon bref je déconne complètement mais c'est vrai que j'ai aussi ce sentiment, ce sentiment "d'anormalité", l'impression que les autres ne me comprennent pas mais je suis complexe pour mettre des mots simples sur que je suis alors...



    Puis parce que j'aime bien : je fais des études de médecine, et il n'y a pas vraiment "d'idéal" de l'être humain au final, au fur et à mesure des découvertes qu'on fait!

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    1. C'est le genre de phrases qui effectivement peuvent tout faire foirer... Comme je disais à Charlie : ma mère m'a déjà dit que j'ai besoin d'un psy, mais sur un ton accusatif, limite de rejet, "TU n'es pas normale, TU as un problème". Et si le problème c'était surtout que j'ai des parents (et donc une soeur) incapables de faire un pas vers moi et qui pensent que c'est à moi de faire tous les efforts ?
      Je crois aussi que je vois ce que tu veux dire quand tu dis que l'élève à dépasser le maître. J'ai aussi l'impression que je réfléchis plus qu'elle au monde qui m'entoure. En même temps ce n'est pas très difficile étant donné qu'elle dit elle-même qu'elle est ignare, qu'elle ne s'intéresse pas aux informations, à l'actualité, etc. C'est d'ailleurs l'une des rares choses que je ne comprends pas : comment peut-on ne pas s'intéresser au moins un minimum au monde extérieur ?

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    2. Et tu ne t'es jamais dit qu'aller voir un psy, ça pourrait te faire du bien (bon évidemment, lancé à la tête comme ça, ça fait mal) mais juste histoire de discuter avec quelqu'un qui n'a (normalement) pas de préjugés sur toi, juste partager des pensées etc ? Moi je me le suis déjà demandé -je suis plus ou moins bien dans ma peau- mais juste pour voir ce que je loupe dans la vie, qui fait que les autres me trouvent bizarres ou pas marrante parce que je ne suis pas comme eux. Sauf que le mot "psy" fait référence (en tout cas dans ma tête), qu'il y a un truc qui ne va pas donc ça fait peur, enfin pas à moi mais aux autres...

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    3. Si, si j'y ai déjà pensé. Mais la séance étant à 40-50€ (et étant donné que pour ça soit efficace il faut une séance par semaine), comme je ne travaille pas je n'ai pas de salaire donc je n'ai pas 50€ par semaine à mettre dans un psy, et je ne pense pas que mes parents soient OK, d'ailleurs ma mère ne m'a pas proposé.
      C'est vrai que dire que tu vas voir un psy ça fait peur aux autres, ça fait "folle dingue" alors qu'il n'y a rien de mal. Préjugés bonjour !

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  8. Quand je te lis, j'ai surtout l'impression que tu es introvertie. Pas au sens timide ou autre que l'on donne par erreur à ce mot, mais bien dans sa vraie définition: quelqu'un qui épuise son énergie quand il est avec d'autres personnes. Quelqu'un qui réfléchit beaucoup (parfois trop), qui a peu d'amis, mais des vrais. Un trait de caractère qui est il est vrai perçu comme "pas normal" dans notre société française qui valorise l'extraversion, mais si il l'était vraiment, il y aurait je crois peu de gens normaux! En fait, il y a plein de gens comme toi, c'est juste qu'il ne se font pas remarquer, ce n'est pas dans leur caractère ;-)

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    1. Je ne savais pas que c'était ça la définition de introvertie ! J'apprends quelque chose ! :D
      J'imagine que je suis loin d'être la seule introvertie en ce monde, mais comme on fait partie de la minorité, on reste hors normes... cela dit, dire "introvertie" ça sonne tout de suite mieux que "pas normal" haha x) Tout de suite dans "pas normal" il y a une notion de... monstruosité ou quelque chose comme ça.

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