lundi 1 juin 2015

Les Jolies Plumes #4

Peter Boehi
Bonjour !

Pour cette édition des Jolies Plumes (si recevoir un sujet tous les mois vous intéresse, vous pouvez vous inscrire à cette adresse mail : latelierdesjoliesplumes@gmail.com) le sujet était : "Une lettre reçue ou une lettre qu'on envoie, à cette personne très loin _ par les kilomètres, une dispute ou un peu plus _, une lettre dans laquelle votre héros se dévoile, s'excuse ou pardonne, entretient ou tente de raviver _ faire renaître _ le lien. Une lettre d'amour, une lettre de haine, une lettre de confession, une lettre d'amitié, une lettre pour se retrouver _ vous avez l'entière liberté ! Alors, à qui votre héros écrit-il ou de qui reçoit-il une lettre ? Que révèle-t-il ou que découvre-t-il ? En quoi cette lettre est-elle importante ?".

Et à cette occasion j'ai ressorti un personnage que ceux qui me suivent depuis plusieurs mois connaissent déjà puisque je l'ai inventé il y a deux participations quand nous devions écrire sur un personnage amnésique.

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Petrus,

Désormais que je sais que tu savais pour moi, je comprends pourquoi tu as quitté la ville et le royaume. Je sais que, quand je suis arrivée à Aztrada, accompagnée d’un mercenaire et d’un garçonnet, tu m’as reconnue. Mais tu ne m’as rien dit, tu m’as même assuré que nous ne nous étions jamais rencontré. Tu m’as laissé poser les questions que personne n’osait poser, tu m’as laissé remettre en cause notre éducation dont je n’avais aucun souvenir, tu m’as laissé interroger les traditions de notre royaume, nos façons de penser et d’agir. Tu t’es servi de moi pour ouvrir les yeux des autres. Je ne t’en veux pas, je te comprends tu sais. Tu avais tout compris sur nous, et personne ne t’écoutait jamais ; j’étais une trop bonne occasion, je le sais. Tu as bien fait, j’aurais certainement fait la même chose si nos places avaient été inversées. Je me doutais de quelque chose, tu sais, mais je t’aimais bien, alors je te faisais confiance sans trop me poser de questions. Mais je n’avais pas compris que tes manœuvres te mettaient en danger, que d’autres avaient compris ce que tu essayais de faire et voulaient te faire taire. Je t’aurais protégé, tu sais.
Mais maintenant il n’y a plus de dangers pour toi à Aztrada, et les choses ne sont plus pareilles quand tu n’es pas là, avec ton ironie et tes sarcasmes, avec ta manière de douter de tout et de tout le monde, comme si un immense complot dirigeait ce monde. Il faut que tu reviennes Petrus. Je sais que je ne serais pas la seule à apprécier ton retour. Beaucoup d’ambassadeurs te réclament tu sais. Tu es parti depuis si longtemps maintenant que tu dois t’être refait une vie là-bas. Si tu as une famille, tu peux l’amener ici, tu sais. Il ne lui arrivera rien. Je suis capable de la protéger, j’ai des hommes de confiance dont même toi tu ne pourrais pas douter si tu les rencontrais ! Tu sais, ce garçonnet avec lequel je suis venue à Aztrada ? Il a bien grandit. Il a seize ans maintenant, et c’est un très bon combattant. Je dirais qu’il me fait un peu penser à toi, maintenant que la plupart de mes souvenirs sont revenus. Il est un peu espiègle, comme toi. Il te plairait je crois. Et, tu sais, le mercenaire qui nous accompagnait ? Il lui a appris tout ce qu’il savait, et, tu sais, il est resté à mon service. C’est un homme de confiance, Petrus. Si tu revenais, ceux qui t’en veulent n’auraient aucun moyen d’agir. En plus, je te connais assez pour savoir que, les murmures de cour, tu aimes ça, tu aimes gérer un Etat _ d’ailleurs, si tu me disais que tu es devenu conseiller de ton nouveau roi, ça ne m’étonnerait même pas. Alors reviens, Petrus. C’est grâce à toi que j’ai vécu assez longtemps pour laisser le temps à mes souvenirs de revenir. C’est grâce à toi si le royaume n’a pas sombré ! Je tiens à toi, Petrus, et j’aimerais que tu reviennes à mes côtés.
Je sais ce que tu vas dire. Tu vas dire que tu es parti depuis trop longtemps pour avoir vu les évolutions de la société, que tu ne serais plus aussi efficace qu’avant dans tes analyses. Mais moi je sais que même si c’est vrai, ton esprit est toujours aussi aiguisé, et que tes analyses seraient toujours correctes. Qu’il te faudrait à peine quelques heures pour t’adapter. Je sais que tu apporterais un regard extérieur que nous n’avons pas. Je sais que tu apporterais une manière de voir les choses différente, que nous n’avons pas. Ce que j’ai amené quand je suis revenue à Aztrada, maintenant, c’est toi qui l’as, Petrus, et nous en avons besoin. Il faut que tu reviennes. Pour moi, pour le royaume qui nous a vu grandir et qui nous a vu le sauver.
Reviens, Petrus, je t’en prie.

Je t’aime mon frère,
Marozia

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Voilà ! :)
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Les autres participantes : My Pretty LunacyHello it's AlexJolly JuniperGoldfish Gang BlogOphéSonge d'une nuitEncore une connasse parisienneAllez danseLexie SwingFil culturelPetite mais pas queMarie KléberBirds and beeDounia Joy

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2 commentaires:

  1. que c'est une jolie science fiction...un compte pour princesse...

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    1. Pour princesse je ne sais pas, haha ^^'

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