vendredi 3 avril 2015

On est tous des Hommes

Bonjour !

Il y a quelques jours il s'est passé un truc qui m'a interpellé, dont on a reparlé brièvement avec Mots à maux qui m'a mis gentiment la pression et m'a dit qu'elle voulait voir un article sur le sujet avant la fin du mois. Alors voilà. En fait j'ai accompagné une amie à une dédicace de Norman (que voulez vous, chacun ses goûts hein :P). Il y avait beaucoup beaucoup de monde, j'ai laissé mon amie devant la Fnac et je suis partie. On lui avait filé un micro, et il baragouinait des trucs. Les gens gueulaient. A un moment je suis passée devant une dame qui a dit à la personne à côté de qui elle marchait que l'hystérie collective la mettait un peu mal à l'aise. Je comprends parce que c'est vrai que parfois ça fait un peu peur de voir à quel point on peut en arriver, au point où les gens poussent les autres contre les barrières et vont à l'encontre de toute réflexion comme "on va les écrabouiller et les faire trébucher". Mais en même temps je comprends que, quand on élève une personne sur un piédestal et que l'un de nos rêves soit de la rencontrer, on puisse être euphorique.

Le problème c'est que, justement, on élève une personne sur un piédestal nous-même, et que notre seul but soit de l'atteindre. C'est un peu étrange quand même. Pourquoi élever une personne à un rang à peine en-dessous de celui de demi-dieu pour ensuite vouloir tout faire pour le toucher ? Ça doit être le côté sérieux et rabat-joie qu'on me reprochait vaguement au collège qui remonte mais, sincèrement, je n'ai jamais été comme ça. Pour moi un chanteur, un acteur, un humoriste, aussi talentueux soit-il, reste une personne, avec des qualités, certes, mais aussi des défauts. Avec un raisonnement et une réflexion qui lui est propre, que l'on peut contredire, et que je ne suis pas obligée de reprendre aveuglément à mon compte (mon dieu, Machin à dit que les pull roses c'était nul ! vite, il faut que je jette mon pull rose !). Ça ne m'empêche pas de vouloir rencontrer les humoristes que j'aime bien, de vouloir des autographes, mais je ne suis pas complètement dingue.

En fait je n'admire personne. Donc je n'élève personne sur un piédestal. Je peux admirer une qualité chez quelqu'un, quelqu'un qui est mal parti dans la vie mais qui s'en ait sorti, ça c'est quelque chose qui m'impressionne. Mais ça ne veut pas dire que la personne n'a pas de défaut, je n'admire pas la personne, j'admire la personne pour ce qu'elle a fait, pour sa qualité. Après, comme je le disais à Mots à maux, il y a les grandes personnes incontournables comme Mandela et Gandhi. Mais c'est un peu pareil ; on peut les admirer pour ce qu'elles ont fait, pour les qualités qu'elles ont montré, mais sans les idéaliser, sans oublier qu'elles restent humaines et qu'elles ont des défauts. Je trouve ça un peu étrange en fait d'être complètement hystérique comme certaines personnes qui pleurent et s'évanouissent quand elles vont à un concert (c'est quand même pas de chance de s'évanouir parce que tu vois pas grand-chose du coup !).

Je me demande si cette hystérie et ce culte d'une personne n'est pas à rapprocher de ce que l'on connait déjà. Les rois et les pharaon disaient être les fils et envoyés des dieux, il y avait un culte autour d'eux, ils n'étaient plus vraiment des hommes comme les autres. Je me demande si l'hystérie que certaines personnes ont actuellement pour d'autres n'est pas une espèce de survivance... Mais surtout je me demande comment on peut avoir besoin d'élever une personne au-dessus des autres. Vous allez me dire que les ados (parce que ce sont surtout des ados qui sont complètement tarés) (l'autre jour sur Europe1 quelqu'un disait que le fait que Zayn quitte les One Direction avait le même impact sur les fans groupies que si, pour des adultes, Barack Obama quittait la Maison Blanche) ont besoin d'avoir des modèles et tout... Mais à ce point-là ? Nan parce que moi je n'ai jamais vécu ça. A un moment, en Sixième ou Cinquième, ça a duré moins d'un an, j'étais fan des Jonas Brother (on traîne tous ses casseroles, hein :P), j'avais même mis une photo en fond d'écran... mais c'était plus parce que mes "amies" aimaient aussi, et par une espèce d'amour "artificiel" dans le sens où sa venait du fait que j'avais vu un film où ils étaient dedans (je ne me souviens même plus du nom, c'est vous dire) que parce que j'aimais vraiment... enfin bref. Quand je vous dit que je n'ai pas été une ado normale (je n'aime pas ce mot mais à défaut d'un autre...) ! ;D

Alors voilà, les hystéries collectives ça ne me met pas vraiment mal à l'aise, mais ça me fait quand même un peu peur parce que ça me parait une réaction complètement disproportionnée face à des hommes (et des femmes, vive la parité !) qui, finalement, ne valent pas mieux que les autres. Ils ont des qualités que d'autres n'ont pas, mais ils ont aussi des défauts que d'autres n'ont pas. Ce sont des hommes et on est comme eux, ils sont comme nous, et c'est tout...

Qu'en pensez-vous ? Vous êtes hystérique ou raisonnable ?
(J'ai galéré pour le titre de l'article, faut pas m'en vouloir, haha ^^')


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4 commentaires:

  1. J'ai été une grande fan des Worlds Apart (Caaaal !). Je connais encore la chorégraphie de leur premier titre, et je te raconte pas pour les paroles de leurs chansons. J'ai eu un pan de mur rempli complètement de poster et de photos. J'avais des classeurs, des VHS de clips, d'interviews... Et puis, je suis allée à leur concert. C'est mon premier d'ailleurs et je n'en garde pas un bon souvenir. J'ai passé la soirée à respirer comme je le pouvais, à tenir sur mes jambes à force d'être poussée. On me gueulait dans les oreilles, rien de bien agréables. Le moment des dédicaces ? Laisse tomber. Des acharnées, j'ai abandonné l'idée...

    J'avais 15 ans...

    Puis, je suis devenue fan peu de temps après de Lara Fabian. Je me jugeais comme telle car j'avais tous ses albums. Mais, je ne suis jamais allée à un seul de ses concerts, je ne regardais pas toutes les émissions où elle passait, je n'achetais pas ses singles, je n'ai pas fait partie de son fanclub.

    Bref, je me disais fan alors qu'en fait, pas du tout. J'aimais juste la chanteuse. Et le reste, je m'en fous. Je ne dis pas que j'aurais demandé un autographe (les selfies n'existaient pas il y a 10 ans) mais me mettre à pleurer, hurler, bousculer, m'évanouir...

    Je trouve ces comportements très étranges. Ils font peur... Dans TPMP, ils ont fait une compil' des nanas qui ont appris le départ de machin de One direction, On aurait cru qu'on venait de leur apprendre que leur mère était morte et qu'elles étaient au bord du suicide !

    Ca fait peur ! C'est là que je me rends compte que j'étais une fausse fan durant mon adolescence...

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  2. Je me reconnais dans tes paroles, je n'ai jamais été on plus complètement dingue d'un chanteur, acteur ou autre... J'en aime beaucoup pour ce qu'il font mais je ne suis pas une groupie du tout. Par rapport à d'autre je n'étais pas spécialement dans la "normalité" non plus. Bon après, chacun est comme il est, on y peut rien. Je continuerai à fuir les mouvements de foules (et folie) et je m'en porterai toujours aussi bien !

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  3. Je rejoins assez ton point de vue. A mes yeux, ça reste également des gens comme tout le monde, avec des qualités et des défauts. Au final la seule différence, c'est qu'ils sont exposés au public, pour de bonnes ou mauvaises raisons. Des héros anonymes du quotidien mériteraient tout autant l'admiration des autres, si ce n'est plus.

    Je n'ai jamais été une fan hystérique, il y a des gens plus ou moins connus que j'apprécie, mais pas de là à me mettre dans des états impossibles (je préfèrerai qu'on m'assomme avec une poêle si je me mettais à agir comme une hystérique xD) J'avoue que pour moi ça reste un mystère qu'on puisse se mettre dans de tels états pour quelqu'un, aussi célèbre soit-il ^^

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  4. Je comprends et ne comprends pas à la fois les "groupies extrêmes" car j'ai moi aussi un tempérament de "fan" ; je crois qu'on l'a ou qu'on ne l'a pas.
    Je ne suis jamais tombée dans les comportements extrêmes que tu cites, car je me suis toujours efforcée de respecter les autres et moi-même.
    Cependant, il y a toujours un fond d'idéalisme en moi qui me pousse à admirer quelqu'un.

    Effectivement , les sociologues estiment que les stars remplacent les anciens dieux : c'est imprimé dans notre "cerveau reptilien".

    Joyeuses Pâques,
    Sable

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