lundi 2 mars 2015

Peur.

Bonjour !

Ces derniers temps il y a un thème qui revient pas mal dans les dessins animés que je regarde, c'est celui de reconnaître et d'affronter ses peurs. Evidemment, comme ce sont des dessins animés, en vingt-cinq minutes c'est réglé, ce qui est loin d'arriver dans la vraie vie, haha :P Je ne sais pas si ça a influencé le cours de mes pensées mais, l'autre jour, une pensée assez sournoise s'est infiltrée pour la énième fois, et je me suis dit qu'il était temps que je fasse comme dans les dessins animés : que je me fasse face.

Cette pensée sournoise c'est la petite voix qui me souffle que, malgré mes efforts, je n'y arriverais jamais. Elle se glisse dans mon esprit à la faveur d'un constat : une telle personne est meilleure que moi. Par exemple quand je lis un texte sur un blog, que ça soit via Hellocoton ou sur Skyrock que j'ai réintégré il y a quelques mois, et que je me dis que la fille écrit quand même vachement bien et surtout vachement mieux que moi. Cette pensée me dit qu'il y a tellement de personne au-dessus de moi, que je n'arriverais jamais à atteindre mes objectifs (par exemple me faire publier même si, sincèrement, comme j'écris avant tout pour moi, si je ne suis jamais publié je m'en voudrais moins que si je ne deviens jamais journaliste). Parce que même si je parviens à m'améliorer, il y a de grandes chances que ces personnes au-dessus de moi fassent pareil et donc que je ne puisse jamais les rattraper. C'est une pensée méchante et vicieuse.

Je crois bien qu'elle était déjà là au collège, d'ailleurs. J'étais plutôt bonne en classe, mais il y avait toujours cette fille avant moi. Parfois les profs faisaient de petites remarques gentilles, que je ne prenais pas mal du tout, je m'en fichais, j'étais contente d'avoir des bonnes notes. Mais je crois qu'en vrai, inconsciemment, cette pensée vicieuse est née notamment à ces moments-là. Le fossé s'est creusé entre nous à la première année de lycée, où ma moyenne a vraiment dégringolée. Je crois bien que ça n'a pas aidé.

Il parait qu'il faut mettre des mots sur les maux, que rien que nommer les choses peu aider, et je me rends compte que je n'ai pas dit de quoi j'ai peur... j'ai expliqué, mais je ne l'ai pas dit. Donc je vais le faire. Parce qu'il faut le faire. Un peu comme quand quelqu'un meurt, j'ai entendu dire que quand quelqu'un meurt il faut dire "Machin est mort". Donc : j'ai peur de ne jamais être à la hauteur étant donné qu'il y a des tas de gens qui ont plus de talent, plus d'originalité, et qui sont tout simplement meilleurs.

Maintenant il faut régler le problème. Ce matin j'ai lu un article de Les douces paroles qui disait que la question n'était pas pourquoi est-ce que l'on a peur mais pourquoi est-ce que ces peurs persistent. Et comme je le lui ai dit en commentaire, je ne suis pas d'accord. Je pense qu'il est important de savoir pourquoi on a peur pour ensuite enrayer le problème à la source et donc faire en sorte que les peurs ne persistent pas. Sauf que je ne sais pas pourquoi j'ai peur. Je veux dire... mes parents ne m'ont jamais mis la pression par exemple, alors que la fille dont je parlais un peu plus haut, une fois, elle a pleuré parce qu'elle avait eu un dix-sept (sur vingt) en anglais et que ses parents allaient la gronder. Et je ne crois pas non plus m'être mis une "auto-pression"... Je ne crois pas que ça réponde vraiment à la question, ou en tout cas pas directement, mais si je veux être tout-à-fait honnête (ce que je veux :P) je dois ajouter que, quand j'ai commencé à écrire au collège, et comme beaucoup de personnes, j'étais convaincue de faire quelque chose de (très) bien. Mais surtout, autour de moi, personne n'écrivait, donc je me disais plus ou moins que ça serait "facile". Sauf que sur la blogosphère j'ai découvert qu'on était tout plein beaucoup à écrire et, surtout, pour boucler la boucle, qu'il y avait des tas de gens meilleurs que moi.

Ça ne m'avance pas beaucoup... ^^' En plus je ne crois pas vraiment que ça soit une question de confiance en moi. On peut avoir relativement confiance en soi et reconnaître que d'autres sont meilleurs que nous puisque la confiance en soi ce n'est pas se prendre pour le meilleur de la Terre. Donc je ne sais pas. Donc pour régler le problème ça ne va pas être simple !

Et vous ? Des peurs qui ne disparaissent pas ?


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5 commentaires:

  1. je trouve que c'est tellement subjectif, l'écriture, qu'au final, c'est difficile de dire "untel est meilleur que machin". Il y a des gens qui sont très doués, de toute évidence, mais on ne va pas forcément être sensible à leur talent parce qu'on accroche pas au style, par exemple. Bon, après, je dis ça, mais ça m'empêche pas de me faire les mêmes réflexions quand je tombe sur certains blogs ^^

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    1. Je crois justement que, comme l'écriture c'est subjectif, c'est difficile de reconnaître un talent sans y être sensible, alors que par exemple, en musique, je peux dire que Rihanna a une jolie voix, ou Tal, mais qu'elles chantent toutes les deux de la m*rd* (désolée pour les fans qui passeraient dans le coin).
      Après, j'ai pris l'exemple de l'écriture, mais en fait, ça fonctionne pour tout !

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  2. Je comprends tout à fait ton problème car j'ai le même !
    La seule solution que j'ai trouvé :écrire sans penser à ceux que je considère comme plus doués, et bosser dur.
    La littérature et la poésie sont des arts si anciens que j'ai le sentiment que tout a été écrit, et souvent très bien...

    Sable

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  3. J'aurais pu écrire ces mots, mon ressenti est tellement identique au tien. J'ai voulu comprendre pourquoi j'avais peur de ne pas être à la hauteur alors j'ai fait un travail sur moi car mon avis était que remonter à la source du problème me permettrait de le guérir. Et j'ai pris conscience du besoin que j'avais que mon père, en qui j'ai une -trop- grande estime, soit fier de moi. Et lorsque j'ai réalisé que je ne serais jamais à la hauteur (parce qu'il ne m'a pas laissé la place pour l'être tant son besoin d'être supérieur à tout et tout le monde était puissant) j'ai perdu confiance en moi. Je me suis trouvée nulle, médiocre, je voyais toujours les écrits des autres comme meilleurs.
    Aujourd'hui, j'apprends à être fière pour moi, sans attendre quelque chose de sa part et la plupart du temps, ça marche, je ne crains plus de ne pas être à la hauteur (à quoi bon puisque je n'atteindrai de toute manière jamais ses espérances. C'est voué à l'échec avant même de commencer). Mais parfois, il m'arrive encore que ce sentiment revienne au galop lorsque je laisse la petite fille en moi réagir (la blessure n'est pas complètement fermée) mais elle se manifeste de moins en moins souvent.
    Désolée d'avoir raconté ma vie mais c'est pour te dire que si tu parviens à comprendre (cherche dans ton enfance un besoin/manque de reconnaissance, c'est peut-être une piste), ces peurs s'apaiseront d'elles-mêmes ou tu apprendras à la apaiser par toi-même.
    Bise

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    1. Ne t'excuse pas ! :D
      Je ne sais pas si c'est un manque de reconnaissance... ça mériterait d'être creusé !

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