samedi 12 avril 2014

Tous les connaître

Bonjour :)

Je vais sur Facebook environ une fois par jour pour vérifier si quelqu'un m'a envoyé un message ou en a posté un sur la page de la classe. Et c'est tout. Et puis l'autre jour j'ai supprimé deux amies et hier trois ou quatre. On ne se parlait plus, on n'était plus amies depuis longtemps enfin si on l'avait vraiment été un jour... et j'ai été frappé par quelque chose. Leur nombre d'amis. Et là c'est le moment où tu te fends la poire comme une baleine sous gaz hilarant parce que je pense que ce sont plutôt eux qui doivent être frappés par mon nombre d'amis : j'en ai vingt-trois, eux en ont deux, trois, quatre, cinq cent.

On peut connaître cinq cent personnes, après tout si, en Terminale, tu as ajouté toutes les personnes de tes classes de collège et de lycée, quelques amis de tes amis, des gens que tu vois en activité extra-scolaire, et ta famille, tu dois bien arriver à plusieurs centaines. En fait je pense que dans "on peut connaître cinq cent personnes" ce ne sont pas les cinq cent personnes qui posent problème : c'est le mot "connaître". Ma soeur ajoute tout le temps, une fois qu'elle a dit à mes parents qu'elle en a cinq cent, qu'elle les connait tous, qu'ils étaient dans son collège ou sont dans son lycée. Le problème c'est que même au sein d'une famille on n'est pas sûr de connaître les personnes... Combien de fois la phrase "Je le connais, il ne pourrait jamais faire une chose pareille" a été dite ? On peut connaître deux cents ou trois cent personnes mais seulement "en surface", en leur disant "salut, ça va ?" au détour d'un couloir sans vraiment faire attention à la réponse, en "likant" quelques photos par-ci par-là. Mais est-ce qu'on les connaît vraiment ? ou est-ce qu'on les connaît comme on connait les célébrités qui défilent dans notre télévision ?

Moi je crois qu'on ne peut connaître une personne qu'en parlant véritablement avec elle, pour découvrir ses qualités mais aussi ses défauts, ses manières de réagir, de penser, les sujets qui la touche, ceux dont elle se fous un peu, le genre de personnes qu'elle aime et celles qu'elles n'aime pas. Parce que les amis de tes amis ne sont pas forcément tes amis. J'ai une amie dont la meilleure amie n'aime pas une autre de ses amies. (Ca fait trop d'amis en deux phrases tous ça). J'ai des amis dont je n'aime pas certains amis et que je n'ajouterai pas sur Facebook même s'ils me le demandent parce que je n'ai pas envie qu'ils voient ma vie (enfin vu le peu de statuts que je publie il n'y a pas trop de risques).

Je pense qu'on ne peut connaître une personne qu'en gardant le contact avec elle. Si je me promène dans la rue et que je vois quelqu'un qui était dans ma classe au collège je peux dire "oh ! je la connais !" dans le sens où on a un passé en commun, que je me rappelle de son visage, de son prénom, que j'ai quelques souvenirs. Mais souvent ça s'arrête là. Je ne la connais pas vraiment, je ne sais pas ce qu'elle aime, je ne sais pas ce qu'elle veut faire plus tard, je n'ai pas les dernières nouvelles, je ne lui parle pas, je me contente de la croiser dans la rue et je ne l'arrête même pas parce qu'on était pas amies et qu'on aurait rien à se dire. Donc je ne la connais pas.

Tu peux connaître cinq cent personnes "je le connais, il s'appelle Machin, il était au collège avec moi, c'est l'ami de Truc", mais tu ne peux pas les connaître vraiment, je pense. Parce qu'encore une fois même parfois les gens de ta famille tu ne les connais pas, tu ne sais pas ce qu'ils pensent, leurs convictions profonde, tu ne les comprends pas toujours et tu n'as pas la mesure de ce qu'ils sont capables de faire ou non. Du coup ça devient problématique parce que tu montres tes soirées arrosées à des gens qui sont presque autant des inconnus que ceux que tu croises dans la rue.

Pour conclure peut-être que quelqu'un pense à me dire que moi aussi je raconte ma vie à des inconnus, même si je ne le fais pas sur Facebook, parce que je parle de moi sur mon blog. Sauf que ce n'est pas vraiment la même chose et ça à "deux niveaux" comme dirait mon prof de philo. Le premier niveau c'est que le plus souvent je ne parle pas de moi, j'écris des articles à partir de phrases que j'entends ou de choses qui se passent, même s'il m'arrive de sortir des exemples de ma vie. Le deuxième niveau c'est que, comme beaucoup de blogueurs et blogueuses je suis anonyme sous pseudonymat. Donc si demain mon futur employeur lit un de mes articles avant de se remettre au travail en lisant une pile de CV et que le mien, de CV, est dans la fameuse pile il ne le saura pas. Alors que si tu ne fais pas attention à tes paramètres de confidentialité (et puis même sans ça, avec cinq cent amis et si tu as ouvert aux amis des amis tu parles d'une confidentialité, toi !) ton futur employeur peut tomber sur ta page Facebook, ou même te chercher, te trouver, et voir le compte rendu de tes soirées arrosées, toutes les photos avec des doigts d'honneur (si, j'en ai vu), et tes vidéos de neknomination (par bonheur je n'en ai pas encore dans mon fil d'actualité), et se dire que non, même si tu as un bon CV, il ne veut pas de toi. Donc non, un blog ce n'est pas vraiment comme un profil Facebook.

Voilà.
Non, je ne sais toujours pas conclure un article xD

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5 commentaires:

  1. Tout à fait d'accord avec toi, en ce moment j'ai 44 amis sur FB et déjà je me dis que c'est trop :-D Sauf que bon, en l'occurrence, dans le tas, y a de la famille proche donc oui je les connais (après je ne connais pas tout de eux mais c'est une évidence ça), puis des amis proches et quelques autres qui se sont greffés ça et là. Bon, ça me semble encore acceptable comme nombre. Bref, j'arrête de parler de mon nombril :-D Enfin j'hallucine quand même dès que je vois un compte qui a plus de 70 amis... Par contre, mon copain m'a parlé d'un truc rapport aux employeurs, il paraît que avoir une page facebook (clean quand même, faut pas déconner), peut rassurer les recruteurs, parce qu'ils se disent que tu es "normal", que tu as une vie sociale, etc etc. Alors bon certaines choses m'échappent mais dans certains domaines, ça joue...

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    1. Ma page Facebook n'est pas trouvable sur Google et y'a que mes amis qui peuvent voir ce que je poste dessus. Je trouve ça bête que les employeurs pensent qu'on n'a pas de vie sociale si on n'a pas Facebook ou qu'on se protège. Ça serait plutôt le contraire : si t'as pas de page c'est que tu n'as pas le temps d'en avoir une parce que tu as une vie sociale.

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  2. Bonjour
    je ne sais pas ce que tu as ou apportes de plus que les autres, mais Fuite en avant est le seul blog auquel je suis abonné et sur lequel je fonce dès qu'un nouvel article y est publié.
    Peut-être le style d'écriture, ta vision des choses, ta naïveté parfois, ton humour, l'absence de conclusion ;-) Un tout sans doute qui fait de ces articles quelque chose d'unique en soi.
    Bravo pour ce que tu fais; je ne te dirais pas que je suis d'accord avec tout ce que tu écris (pas loin quand même malgré mon presque grand âge) mais surtout continue à disséquer ce que tu vois, ce que tu vis, ce que tu ressens. C'est vraiment un plus pour nous lecteurs.
    Bisous et à très bientôt

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    1. Merci, ça me touche beaucoup ! :)
      "je ne te dirais pas que je suis d'accord avec tout ce que tu écris" je crois qu'il n'y a pas une seule personne dans le monde qui pense exactement pareil, à la virgule prêt, qu'une autre personne sur tous les sujets. Parce que les vécus et les caractères sont différents.

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  3. Ha mais je suis tout à fait d'accord avec toi ! Un blog ce n'est pas un profil facebook, c'est beaucoup plus personnel. Et facebook a tendance à être une vitrine de ce qu'on veut paraître...

    Romane
    http://linconstance.blogspot.fr/
    N'hésite pas à passer, blog tout doux et tout neuf !

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