mercredi 16 avril 2014

Échec

Bonjour :)

Quand on est confronté à un échec on veut baisser les bras. Une amie a eu les résultats du premier des deux concours d'infirmière qu'elle a passé : elle n'est pas prise. Elle m'a dit qu'elle était sûre de ne pas passer à l'autre parce qu'il est "plus difficile" et qu'elle n'a presque pas écrit et que... Je ne peux pas la pousser à être optimiste, parce que moi je savais que je serai refusée à la licence d'Histoire option journalisme à Lille, parce que sur trois matières de l'option deux concernent l'anglais et que je suis vraiment mauvaise en anglais. Mais je crois qu'il ne faut pas se laisser abattre. Jamais. Parce qu'elle peut faire une prépa et repasser les concours. Et moi je peux re-postuler l'année prochaine et s'ils veulent pas de moi je trouverai une solution, parce qu'il y a des tas de moyens d'arriver au journalisme.

La seule fois où je me souviens avoir abandonné face à un échec c'était en math, en Seconde. J'ai fini (et commencé) l'année avec six de moyenne. J'ai laissé tomber. Je ne comprenais pas, point. Même en anglais je n'ai pas abonné, c'est vous dire si je suis tenace ! J'ai une autre amie qui a raté son bac blanc en philosophie, français, et Histoire, et j'ai l'impression qu'elle est certaine qu'elle n'aura pas son bac. Exactement ce qu'il ne faut pas faire.

C'est peut-être bête, mais quand je suis face à un échec je me dis que ce n'est pas grave. Ce n'est pas grave si j'ai eu cinq au bac blanc de philosophie parce que je sais que je suis capable d'avoir onze puisque c'est la note que j'ai eu au contrôle précédent et que l'étudiante en philosophie qui nous fait du soutien a pris ma copie et va m'expliquer tout ce qui ne va pas pour que j'y pense en passant le contrôle de vendredi et que je réussisse. Quand on est face à un échec on veut laisser tomber, baisser les bras, parce que c'est facile. Je le sais : je l'ai fait. C'était facile de laisser filer entre mes doigts les cours de maths, de dessiner ou de compter les métros qui passaient dans la rue. Plus facile que d'essayer de comprendre (j'ai quand même une circonstance atténuante : mon prof). Mais en fait, quand on y pense, c'est aussi facile de se dire que ce n'est pas grave. Non ce n'est pas grave si je n'ai pas réussi mon bac blanc de philosophie parce que je vais me faire la main sur le prochain contrôle et j'aurai une bonne note et cette bonne note je l'obtiendrai de nouveau au bac. Ce n'est pas grave que l'école de journalisme ne m'ait pas prise, il y a d'autres moyens d'être journaliste et tant pis pour eux s'ils ne veulent pas de moi ; je trouverai ailleurs.

C'est facile d'abandonner face à un échec mais c'est aussi facile de décider de le surmonter. Ce qui est fait est fait, mon amie ne peut pas changer ses résultats au concours d'infirmière, mon autre amie ne peut pas changer ses notes aux bacs blancs, et moi non plus, mais on peut décider d'influencer le futur (oui, nous sommes tellement parfaites et fabuleuses que je prétends que nous allons influencer le futur) (et peut-être même l'Univers) (au moins). Plus sérieusement ça me fait penser à une série que je regardais quand j'étais au collège ou un peu avant. Ça s'appelait Phil du Futur. Je me souviens d'un épisode où les deux héros arrêtaient pas de réviser comme des malades pour un contrôle. Finalement ils ont demandé leur futur à une machine qui leur a dit qu'ils réussiraient. Du coup ils ont complètement arrêté les révisions et loupés leur contrôle : ils ont influencé le futur : la machine voulait dire que, dans leur "schéma" actuel ils allaient réussir leur contrôle, mais comme ils ont changé "l'équation" en cessant de travailler ils ont influencé le futur par leur choix, en quelque sorte. Donc nous on peut soit décider d'abandonner, se dire qu'on y arrivera jamais, comme si une machine nous avait dit que ça sera le cas, ou on peut décider d'influencer le futur et travailler pour parvenir à ce qu'on veut.

Parce qu'un échec ce n'est pas grave, ça ouvre autre chose : j'ai loupé les maths, j'ai changé de lycée et rencontré des gens super, une filière dont j'aime les matières, et un lycée dans lequel je me sens bien. Tout ça parce que j'avais six de moyenne en maths (et aussi parce que j'ai abandonné mais si je le dis ça fous en l'air tout mon raisonnement donc on va le passer sous silence si ça ne vous dérange pas).

Source image : je ne sais absolument pas, elle traîne dans mon ordinateur depuis plusieurs mois.

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1 commentaire:

  1. Coucou !
    très bon article que voilà!
    et véridique! Même si j'admet vouloir abandonner de tant à autre, je fini toujours par me dire que tout n'est pas perdu, et qu'il ne faut pas que je ressasse l'échec parce qu'il ne fait pas avancer.

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