jeudi 27 mars 2014

Question d'éducation ?

Bonjour ! :)

Aujourd'hui je suis allée faire un petit tour sur la sélection d'Hellocoton et j'ai vu (et lu) cet article. Et en commentant je me suis souvenue de deux choses ; la première : d'un article qui disait que la société apprenait aux hommes à être des violeurs (en gros) et la deuxième : qu'une des phrases citée dans le premier article dont je parle a déjà été dite par l'un de mes camarades de classes. Et dans ma petite tête ça a fait tilt.

Je ne sais plus trop de quoi on parlait, on était en classe en tout cas, et j'entend un "elles le cherchent aussi". J'avais d'abord espéré que ça soit du second degré ou de la provocation pour se rendre intéressant, mais j'en doute de plus en plus étant donnée la mentalité de ce camarade qui a quand même réussi à demander à une amie lesbienne si elle pourrait coucher avec un ami gay. Je veux dire... comme l'a si bien résumé mon amie : si t'es lesbienne c'est qu'à la base t'aime pas les bite et si t'es gay c'est que t'aime pas les vagins (oui, mon amie est une poétesse !). Donc à moins qu'ils veuillent un enfant et comme la PMA n'est pas autorisée... voilà quoi. Bref. Ce camarade m'agace (un jour je ferai la liste de tout ce qui m'agace).

J'ai donc repensé à ce magnifique et mémorable "elles le cherchent aussi" et à cet article qui disait que la société apprenait aux filles à "bien s'habiller" mais n'apprenaient pas aux garçons à "bien se tenir". Quand j'ai lu cet article je me souviens que j'étais assez mitigée. Je me disais que ça pouvait être possible, après tout on met tellement de choses sur le dos de cette pauvre société, mais je me disais aussi qu'il ne fallait peut-être pas abuser. On apprend aussi le respect aux enfants. Sauf que voilà, dans la classe, quand le gars il a dit ça, personne n'a relevé (bon, y'a eu des soupires excédé voire énervés et je pense que la prof à pris ça pour de la provocation (j'espère sincèrement qu'elle avait raison)).

Je ne dirai pas que même pour de la provocation ce n'est pas une phrase à dire, parce que je pense qu'on peut "rire" de tout et que temps qu'on ne le pense pas vraiment tout va bien. Mais ça m'interpelle quand même. Surtout que ce camarade de classe est chrétien. Loin de moi les amalgames, hein, mais la Bible c'est quand même "aimez-vous les uns les autres" tout ça (oui bon, en même temps la femme a été crée après les animaux donc pour la bonne place des femmes on repassera (mais j'aiiiiime les animaux et nous sommes des animaux, bref), et puis comme ce sont des hommes qui ont écrit la Bible _ sans vouloir choquer les croyants _ ils n'allaient pas se gêner pour écrire un peu ce qu'ils voulaient, hein). Mais en même temps j'ai l'impression que ce camarade est assez macho donc sa phrase ne m'a pas vraiment étonnée. Et puis la religion on peut lui faire dire un peu n'importe quoi en fonction du sens dans laquelle on la prend, donc ce n'est pas vraiment un argument.

Du coup je me demande si l'article n'avait pas un peu raison, si la société n'éduque pas les hommes à avoir une certaine image de la femme, même inconsciemment. Mais il y a beaucoup de facteurs qui forgent ce qu'une personne pense, sa mentalité (la preuve, ma soeur et moi on a été élevées ensembles et on ne pense pas du tout la même chose). La religion, les parents, l'école et ce que l'enfant en a compris, en a gardé, les amis qui eux-mêmes sont conditionnés par leurs parents... Ça forme une espèce de tout qui t'amène à penser certaines choses et à ressortir certaines phrases alors même que tu ne penses pas forcément à mal. Je crois que l'article avait un peu raison : oui on est conditionné, et ça pour tout, mais je crois que la "société" c'est un grand mot qui cache beaucoup de choses. La société est constituée de beaucoup de choses, c'est trop facile de dire "la société", c'est qui la "société" ? Je crois que quelque part ça déresponsabilise un peu parce que "non, c'est pas de ma faute si je pense comme ça, c'est la société" ou "on m'a appris comme ça". La société c'est une espèce de grand machin, dense, sombre, rempli de tas et de tas de trucs. Donc je ne pense pas ce que soit la société qui conditionne les hommes à devenir des "violeurs en puissance", je crois que ce sont certains (de ses) facteurs. Parce que chaque violeur n'est pas violeur pour les même "raisons" et par les mêmes facteurs, je crois. Et tous les hommes ne sont pas des violeurs (encore heureux x) ).


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2 commentaires:

  1. Je crois qu'il y a beaucoup de chose qui m'énervent moi aussi, et toutes les deux c'est sur les mêmes points !
    Rien qu'en lisant l'article en lien ... pfffffffffff

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  2. l'Article en lien m'a bouleversée, et révoltée, et pleins d'autres choses encore! Mais le sentiment le plus puissant, c'est l'incrédulité et le sentiment d'impuissance face à ses mentalités...

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