vendredi 12 décembre 2014

De la laïcité #2

Bonjour !

Hier dans l’émission de Jean-Marc Morandini ils parlaient de la proposition d’un monsieur de mettre deux plats dans les cantines quand il y a du porc, et ça m’a fait penser aux deux autres débats qui ont déjà eu lieu : faut-il interdire les signes religieux au travail ? et le tribunal a-t-il eu raison de faire retirer une crèche en Vendée au nom de la laïcité ? Et je dois avouer que la contradiction qui ressort de ces choses me laisse assez perplexe.

D’un côté on fait retirer une crèche sous prétexte que ce n’est pas laïc, mais de l’autre on veut s’adapter à une religion en proposant deux plats à la cantine au nom de laïcité. D’un côté on verse dans la laïcité extrémiste que j’avais déjà un peu caricaturé en disant qu’il faudrait peut-être raser les lieux de cultes, tant qu’on y est, et de l’autre on est davantage dans le vivre ensemble. Je crois qu’un jour il va falloir qu’on se décide. Soit on accepte que la laïcité ne soit pas contre la religion mais permette à n’importe qui de croire en ce qu’il veut sans être hors la loi ou défavorisé, soit on impose une société areligieuse. Mais on ne peut pas faire les deux à la fois ; interdire la manifestation d’une religion, et s’adapter à une autre

J’ai l’impression que si on a fait retirer cette crèche c’était par peur que tout à coup l’Etat manifeste son soutien à une religion et oublie la laïcité. Un peu comme si en mettant une crèche on voulait tout à coup imposer de nouveau le catholicisme. Alors qu’il n’est pas question de ça. Pour moi ce qui est plutôt contre laïc c’est justement de la faire retirer, puisque la laïcité ce n’est pas gommer tous les signes religieux dans la société mais que l’Etat n’en soutienne aucune. Ce n’est pas soutenir le catholicisme que de mettre une crèche. Comme ce n’est pas soutenir l’islam que de permettre à des enfants de ne pas manger de porc à la cantine (bon, cela dit les mêmes enfants vont manger des bonbons avec de la gelée de porc dedans mais c’est un autre débat). En plus, si on leur sert du porc et qu’ils ne le mangent pas ça fait du gaspillage, ce qui est quand même idiot, parce qu'ils n'auront pas forcément le réflexe de demander seulement l'accompagnement.

L’intervenant chez Jean-Marc Morandini disait que mettre une crèche c’était comme mettre un stand du catholicisme. Mais ce n’est pas ça. A ce que j’en sais il n’y avait pas d’évêque à côté de la crèche pour alpaguer les gens et leur parler du petit Jésus. D’ailleurs une auditrice qui a appelé disait que son mari voyageait beaucoup pour son travail et qu’une crèche à Dubaï ne dérangeait personne. Mettre une crèche ce n’est pas soutenir une religion et dire que l’on veut que tout le monde la suive. Comme porter une étoile de David autour du cou à son travail n’est pas dire aux autres qu’ils doivent devenir juifs. Ou à ce moment-là il faut raser les lieux de cultes parce qu’ils affichent ostensiblement une religion et que l’on peut vous voir entrer dedans.

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mardi 9 décembre 2014

Rétablir la morale à l'école

Bonjour !

Ce matin j'ai entendu à la radio que l'éducation nationale voulait remettre la morale laïque à l'école et je dois avouer que je ne suis pas pour. Je pense que les enfants ne vont pas être attentif parce qu'ils n'aiment pas qu'on leur fasse, justement, des leçons de morale, mais surtout je pense qu'on peut leur laisser apprendre par eux-mêmes.

Je crois que quelque part tout ce qu'ils ont besoin de savoir est dans les dessins animés, les contes, et les livres pour enfants. Et que, en s'amusant, les enfants apprendront mieux que si on leur dit en classe "il ne faut pas voler" ou "l'habit ne fait pas le moine". Quand je dis dessins animées je pense à Tortues Ninja TMNT (je sais, ça date d'il y a dix ans, ça y est, je suis vieille xD) où il est pas mal question d'honneur, de rester soudés. Dans le même genre il y a Shaman King. Pour le côté "esprit d'équipe" tous les dessins animés qui tournent autour du foot feront l'affaire. Je pense aussi à Wakfu qui est vraiment bien ! Mais également aux nouveaux dessins animés adaptés des Marvel. Shaolin Wuzang aussi, d'autant plus que, comme Tortue Ninja, il y a un maître qui dispense ses leçons, j'avais déjà cité un exemple dans un autre article il me semble, l'histoire de Tang qui, trop orgueilleux, parie avec un vieux pauvre et au final c'est lui qui devient pauvre et vieux. Je pense aussi à un dessin animé duquel j'ai oublié le nom mais qui tourne autour de la tolérance. Du genre un personnage a de grandes oreilles, on se moque de lui, il est triste, il gagne des super pouvoirs, sauve tout le monde, montre qu'il est chouette, et a des amis.

Et quand je parle de contes je pense notamment à "La brave Marinette et la méchante Catinou" où, pour faire court, Marinette aide un chien, un poirier, une rivière, un four, et fini chez une sorcière qui l'autorise à prendre un coffre. Marinette choisi le plus petit et le plus abîmé. Sur le chemin du retour les choses qu'elle a aidé lui donnent des fruits, de l'eau, des pains, etc, elle rentre chez elle et dans le coffre il y a de l'argent et des animaux. Catinou fait pareil mais elle n'aide pas les choses, sert mal la sorcière, et prend le plus grand des coffres qu'elle peut porter. Elle va l'ouvrir derrière la maison avec sa mère et elles se font toutes les deux manger par des serpents et des bestioles en tout genre. Je trouve que c'est très adapté aux enfants. Et ça leur fait apprendre par eux-mêmes ; même s'ils ne sont pas en âge de lire tout seul l'histoire ils vont en tirer leurs propres conclusions.

Je crois aussi qu'on peut les laisser apprendre par eux-mêmes davantage "à la dure". Un jour ils vont faire quelque chose qui n'est pas moral ou pas honnête, ça va leur retomber dessus et leur apprendra au choix à ne plus voler, ne pas se fier aux apparences, etc. Peut-être qu'ils seront déjà adultes à ce moment-là, mais c'est une histoire qu'ils n'oublieront jamais et une erreur qu'ils ne feront pas deux fois. Parce que je ne pense sincèrement pas que les enfants vont écouter leur instituteur avec attention le matin quand il va écrire au tableau "pourquoi ne faut-il pas voler ?". Et que, justement, il y aura la tentation du vol. Comme dans Barbe Bleue quand il part en disant à sa nouvelle épouse qu'elle peut aller partout sauf dans une certaine pièce mais en en lui laissant la clé. Elle y va et elle meurt (bon, un psychiatre avait expliqué qu'avec le sang sur la clé l'enfant y voyait une dimension sexuelle mais ça c'est une autre question).

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mercredi 3 décembre 2014

Parler pour se décharger

Bonjour ! :)

Aujourd'hui j'ai lu un article sur un site people (oui, je suis faible, haha). Il concernait Nathalie Péchalat qui disait qu'elle était choquée que Tonya Kinzinger ait parlé de sa fausse couche dans Danse avec les Stars. Et ça m'a fait pensé à cette fille que j'ai entendu devant l'amphi il y a quelques semaines et qui critiquait avec une certaine méchanceté une fille qui, au code de la route il me semble, avait parlé de son avortement, indignée que l'on puisse parler de ça avec des inconnus. Moi, ce qui me gêne, ce sont ces critiques.

Je comprends tout-à-fait que l'on ait tous des sensibilités différentes et pas vraiment la même conception de la pudeur, mais je comprends aussi qu'on ait besoin de parler. Dans l'interview Nathalie Péchalat sous-entend que Tonya Kinzinger a vendu son information et que ce n'était pas son choix. Mais je crois qu'elle se trompe et que la production ne l'a pas acheté... On sous-estime les mots mais on voit bien que le harcèlement moral fait des ravages, depuis que j'ai mis un mot sur mes compulsions alimentaires j'en ai fait beaucoup (beaucoup) moins, il y a sur la blogosphère des tas de personnes qui racontent leur histoire pour se décharger... Et je crois que la démarche est la même.

Finalement qu'à fait Tonya Kinzinger ? Elle s'est adressée à son danseur, c'est vrai, mais aussi à des millions de téléspectateurs ; à tout le monde et personne à la fois. Comme sur un blog. Qu'a fait cette fille au code de la route ? Elle a parlé à des gens qu'elle ne reverra certainement jamais, à des inconnus, à tout le monde et personne à la fois, elle s'est déchargée... Comme je disais à une amie, peut-être que cette personne n'a pas d'oreille attentive dans son entourage, et peut-être même des personnes contre l'avortement parce que, vous comprenez, c'est un meurtre, voire un assassinat si on pousse un peu. Et peut-être que cette femme avait besoin d'en parler, parce qu'elle ne pouvait pas le garder pour elle, comme des dizaines de personnes racontent des choses sur la blogosphère, des choses de leur vie, plus ou moins explicitement.

On sous-estime les mots mais en réalité ils sont très importants. Alors peut-être que Nathalie Péchalat et ma camarade de classe (à chaque fois que je l'entends parler elle critique, tout y passe, c'est effarant !) sont choquées que l'on puisse trouver une oreille attentive en la présence d'inconnus, mais aller jusqu'à dire que l'information a été vendue ou que ça relève de la pudeur... Dire "je vais me couler un bronze" en plein milieu d'une salle de classe, ça, ça relève de la pudeur, mais parler d'un avortement ou d'une fausse-couche je crois que quelque part, en plus de se décharger, c'est aussi briser un tabou. Un peu comme l'a fait Angelina Joli quand elle a dit qu'elle s'était fait retirer les deux seins pour ne pas risquer d'avoir un cancer.

Je peux comprendre que ce sont des sujets personnels et que certaines personnes pensent que l'on doit les taire tout au fond de nous parce que ça ne se dit pas. Mais moi je crois que tout se dit (jusqu'à une certaine limite parce que le coup du "bronze" _ et on en a eu le droit à d'autre et des biens pires ! xD _ c'est un peu exagéré quand même, pour le coup).

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jeudi 27 novembre 2014

Internet rend-il méchant ?

Bonjour !

Hier je suis tombée sur un article de Courrier International qui posait la question et je me suis dit que ça serait intéressant d'y répondre. En fait j'ai un peu déplacé la question à "pourquoi les internautes sont-ils méchants ?" parce que je ne crois pas qu'internet rende méchant, la preuve est qu'il y a plein de gens gentils et qui sont pourtant sur internet depuis longtemps. Donc, si ce n'est pas internet qui rend les gens méchants, pourquoi le sont-ils ?

Il y a quelque chose que l'on lit beaucoup sur la blogosphère c'est que l'entourage des blogueuses ne connait pas leurs blogs, parce que c'est plus facile de s'adresser à tout le monde et personne à la fois, on n'a pas peur d'être jugé, un peu comme dans un journal intime public, étrangement. Et je crois que c'est un peu le même principe avec les trolls. Ce qui nous retient de dire des méchancetés dans la "vraie vie" c'est la responsabilité de ce qu'on dit, que l'on n'a pas envie de blesser la personne, que l'on pourrait avoir des regrets quand on voit qu'elle est triste. Et ça, comme le jugement pour les blogueuses, ça disparaît sur internet ; on peut écrire anonymement _ ce n'est pas vraiment moi qui écrit, c'est "anonyme", c'est un autre _ on n'est pas vraiment responsable de ce que l'on écrit, on n'est pas puni pour avoir insulté quelqu'un alors que dans la "vraie vie" si. Et l'on ne voit pas la réaction de la personne, sa déception, sa tristesse, finalement ce qu'on a écrit n'a pas d'incidence visible, donc ce n'est pas grave, on n'a pas de regrets. "Il est plus facile de haïr à distance" qu'ils disent, et je crois que finalement c'est un peu ça. C'est plus facile d'être méchant.

Dans l'article ils parlaient de ces chasseurs de trolls qui deviennent eux-mêmes méchants. Je crois que ça tient au fait que les gens méchants sont stressés, anxieux, ils se déchargent de leur colère, et les chasseurs de trolls plongent là-dedans à longueur de journées, ils ne font que ça et, forcément, au bout d'un moment, ça les stresse eux-mêmes, qu'ils en ont mare de lire des méchancetés et des insultes, qu'ils sont un peu à cran en quelques sortes, et qu'il faut que ça sorte. On voit bien que, quand quelqu'un nous agresse, c'est dur de garder son calme.

Alors je crois que c'est un peu ces deux raisons finalement ; la facilité de décharger sa haine, le sentiment d'impunité, après tout on n'a jamais vraiment entendu parler d'affaires de gens s'étant fait condamner parce qu'ils ont insulté une célébrité sur internet, et le stress, la pression que l'on accumule dans une journée et que l'on relâche sur des gens qui n'ont rien à voir, en se disant que, comme on est anonyme ce n'est pas vraiment nous, personne ne nous retrouvera jamais. Et puis internet ce n'est pas la "vraie vie", c'est du virtuel, alors ce n'est pas grave. Sauf que les sentiments que l'on ressent quand on lit quelque chose, eux, sont vrais.

Pour moi internet ne rend pas méchant, c'est plutôt les sentiments avec lesquels on y va qui vont nous faire céder à la tentation du "je suis anonyme, c'est un monde virtuel, personne ne saura jamais".

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lundi 24 novembre 2014

Pour lui la place des femmes c'est la maternité

Bonjour :)

Aujourd'hui en rentrant chez moi j'ai allumé ma radio et au détour d'un flash info j'entends que quelqu'un a dit que le rôle des femmes dans la société était de faire des enfants. J'ai cherché dans Google qui avait pu dire une telle chose et n'ayant pas trouvé je me suis rabattue sur Twitter en me disant que quelqu'un devait bien avoir commenté ou relayé l'information et jackpot ! je suis tombée sur cet article (attention, ça pique les yeux).

Outre la déclaration en elle-même il y a deux choses qui m'ont gêné dans ce qu'il a dit. La première c'est qu'il fait passer les féministes pour des folles. Alors c'est clair que certains groupes féministes sont extrémistes et revendiquent des choses complètement dingues mais, à la base, nous n'avons rien à craindre pour l'avenir de l'espèce : non, les féministes ne sont pas contre la maternité elles veulent juste autant de droits que les hommes, ce qui est, je crois, sensiblement différent. La deuxième c'est que, ça sert à quoi qu'on essaye de prouver aux gens que l'Islam n'est pas la pire des religions si c'est pour qu'un glandu conservateur foute tout en l'air en une phrase ? Comme toutes les religions on peut en avoir une lecture extrémiste mais on peut aussi en avoir une lecture adaptée à l'époque, et je crois que c'est important de le préciser (je rappelle au passage que je suis athée). Donc si ce monsieur veut penser que le rôle des femmes c'est la maternité il en a parfaitement le droit, mais qu'il ne prenne pas une religion comme prétexte, quelle qu'elle soit.

Je trouve ça dramatique que des gens pensent encore comme ça aujourd'hui (en même temps l'argument de "on est au XXIème siècle" on s'en passera hein, parce qu'on a tellement bien appris du passé que Israël _ et d'autres pays _ construit un mur, entre autres exemples divers et variés). Et en même temps ça ne m'étonne pas tant que ça parce que le viol est toujours utilisé comme arme de guerre, que la situation des femmes au Népal est autrement plus difficile que celle des femmes de France, partout dans le monde des hommes battent leur compagne, des hommes se permettent encore de violer des femmes, les petites filles ont toujours moins accès à l'école que les petits garçons... Donc finalement, une déclaration comme quoi le rôle des femmes c'est la maternité, à côté, ce n'est pas bien méchant. Dramatique ; mais pas méchant.

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lundi 17 novembre 2014

"C'est bien une réflexion que peut avoir un Noir".

Bonjour !

Ça fait longtemps que je ne vous avez pas rapporté une phrase du genre et aujourd'hui c'était une bonne journée car ce matin j'ai eu droit à "un homosexuel n'est pas égal à un hétérosexuel" de la bouche d'un auditeur d'Europe1 et ce soir à "c'est bien une réflexion que peut avoir un Noir" et ce n'est même pas ma soeur qui l'a dite pour une fois ! (ne niez pas, je sais que vous êtes surpris ! :P)

Aujourd'hui, c'était mon père. On regardait Objectif Top Chef, un candidat est Noir, il soulève le torchon, il y a des huîtres, il dit : "c'est un produit que je travaille beaucoup... sur le moment ça m'inspire parce qu'il faut bien que ça m'inspire" et là on a le droit à la phrase de mon père, à entrer dans les annales du blog à côté du "tu ne fais pas de snowboard quand t'as un problème à la jambe" de ma soeur et du "c'est du gâchis que tu sois gay" d'une amie. Je l'ai regardé et je lui ai demandé pourquoi le plus calmement que j'ai pu. Il m'a répondu : parce que "ça m'inspire parce qu'il faut que ça m'inspire" c'est logique. Genre logique pour eux. Eux les Noirs. Et après, à table, j'ai eu droit de la part de ma mère à : "et puis c'est un Noir alors il travaille lentement" et à mon père de renchérir "c'est pas de leur faute, pauvres gars".

Et c'est le même genre de personne qui va te dire que non, ils ne sont pas racistes, mais que c'est scientifique. D'accord. Alors à ce moment-là on peut aussi dire que : c'est scientifique, les femmes n'ont pas la fibre politique, elles ne devraient pas avoir le droit de vote. Parce que le racisme, finalement, ça commence par-là. Ça commence quand on dit que les Noirs et les Blancs ne sont pas égaux scientifiquement. Peut-être effectivement qu'il y a de petites différences étant donné que nous n'avons pas évolué dans le même environnement et que donc notre adaptation n'a pas été la même. Un éléphant d'Asie est différent d'un éléphant d'Afrique. Mais peut-on dire que le premier est plus bête est moins un éléphant que le second ? Je ne pense pas que l'on puisse aller jusque-là et c'est pareil avec les Hommes. Ça me fait penser à une conversation dans Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu. C'est par-là que commence le racisme, quand on dit que tel groupe d'hommes n'ont pas les mêmes capacités que tel autres, qu'il est en-dessous, qu'il n'a pas la même valeur.

Et ce genre de personnes forment des esprits comme ma soeur, le cul entre deux chaises, qui aime bien les Noirs mais ne pourraient jamais sortir avec (on ne choisi pas de qui on tombe amoureux), qui voudrait bien un ami gay mais qui dit que voir deux personnes de même sexe s'embrasser, et plus les garçons que les filles, ça la gêne, qui a des amis sourds mais qui pense que l'on ne peut pas faire de sport quand on est handicapé (je vous avez déjà cité ces exemples dans un article il me semble mais je n'arrive pas à le retrouver). Tiraillée, je crois, entre ce qu'elle pense, ce qu'elle a constaté par elle-même, notre similitude avec l'autre, et ce qu'elle a appris, ressenti, en grandissant auprès de mes parents. Et je trouve ça grave. Parce que ça donne des enfants, et des adultes, intolérants. Je ne sais pas trop pourquoi j'ai échappé à ça mais ça me ferait presque croire en Dieu dis dont ! (De toute façon il ne pouvait que m'aider ; je suis exceptionnelle et s'il existe il n'a pas pu ne pas le remarquer xD).

Alors non, ce n'est pas "une réflexion que peut avoir un Noir". Le "ça m'inspire parce qu'il faut que ça m'inspire" j'aurais pu le dire aussi, ça ou un truc du genre, parce qu'avec le stress et d'autres facteurs, on ne fait pas trop attention à ce qu'on dit. Ce n'est pas une question de couleur. C'est une question de ressentis. Demandez à un sportif de répondre à une question tout de suite après un effort. Blanc ou Noir il ne répondra pas, parce qu'il a perdu des neurones (en fonction du sport) et que son cerveau, dans l'effort, s'est complètement déconnecté de la réalité. Ce n'est pas une question de couleur et ça ne l'a jamais été.

Ce matin, après avoir entendu la phrase à la radio, qu'un homosexuel n'est soit disant pas égal à un hétérosexuel, qu'une de mes amies ne m'est pas égale, je me suis demandée pourquoi on en venait à penser des choses comme ça. Et je crois que, bien sûr, il y a l'éducation directe, celle des parents, et notre passé et conscience collectifs. Nous sommes enfants d'un pays de tradition et d'histoire catholique, des catholiques qui refusaient l'homosexualité et l'avortement. Et, mine de rien, je crois que ça joue un peu, parce que c'est la racine de notre pays et de notre société. Même s'il y a eu un brassage des populations.

Si vous demandez à mes parents ils vous diront qu'ils ne sont pas racistes, mais que les Noirs ne pensent pas comme nous, que les Arabes sont fourbes et menteurs, mais moins les filles. Ils vous diront qu'ils ne sont pas homophobes, d'ailleurs ils nous répètent à ma soeur et moi depuis qu'on est ados que si on aime une fille ce n'est pas grave, ils nous aimeront, mais ils vous diront aussi que, quand même, voir deux personnes du même sexe s'embrasser c'est "bizarre" et ça "les gêne", surtout si c'est deux hommes. Forcément : l'homme doit être fort et viril, la femme lesbienne, elle, c'est, je crois, l'extrême de la femme indépendante : la femme travaille, vote, dépense son fric comme elle l'entend et, oh !, même dans son intimité elle n'a pas besoin d'un homme. Je crois qu'il y a un peu de ça. En plus d'un certain fantasme qui n'existe pas, ou peu, autour des couples d'hommes. Enfin bref.

Alors je ne sais pas vraiment d'où ça vient, éducation directe ou racine historique, quelle est leur part de responsabilité, à quel moment ils ont décidé de ne pas remettre en question leurs théories, mais je trouve ça grave de dire qu'il y a des "réflexions" que les Noirs sont plus susceptibles de dire que les Blancs. Et je trouve ça grave de transmettre ça à des enfants. Et je trouve ça grave que ces enfants, une fois grands, ne décident pas de se poser les bonnes questions. Et je suis fière (même si je ne suis pas vraiment pour grand-chose à mon avis) de ne pas être comme eux, voilà, c'est dit !

Qu'en pensez-vous ?
Je me disais au passage qu'on pourrait organiser une marche contre le racisme ? Enfin si ça vous dit, je n'ai jamais organisé ni participé à ce genre de choses alors je ne sais même pas comment on fait xD

jeudi 13 novembre 2014

Les jeunes en font trop ?

Bonjour ! :)

Si vous avez écouté l'émission de Jean-Marc Morandini ce matin sur Europe1 vous avez pu vous délecter de la magnificence de ma voix mélodieuse (hrm hrm) lorsque je suis passée à l'antenne. Le sujet était de savoir si l'on comprenait les actions des étudiants et des lycéens pour Rémi Fraisse et j'avais tellement envie de donner mon avis (j'adore donner mon avis) que j'ai décidé d'appeler même si j'avais cours une vingtaine de minutes après, et ils sont tellement gentils qu'ils m'ont vite fait passer pour se débarrasser de moi que je puisse aller bosser.

Quand j'ai entendu le sujet ça m'a tout de suite fait penser à cette affiche que j'ai vue dans une cage d'escalier : "un monde sans police plutôt qu'un monde sans Rémi". Lorsque j'ai vu ça j'ai écarquillé tout grand les yeux et je me suis dit "mais c'est quoi ce truc ?!" (et si vous le voulez avec le ton vous pouvez écouter le podcast de l'émission, haha ! :P). Alors... peut-être que c'était qu'une formule pour inciter les gens à lire le reste de l'affiche, je le conçois tout-à-fait, mais que l'on fasse attention aux formules que l'on emploie ! On est bien content quand les casseurs s'en prennent aux magasins et qu'il y a des flics pour les arrêter ! Il y aurait encore plus de morts sans eux parce qu'un manifestant finirait par ce prendre sur la tête un pavé lancé par l'un de ses congénères. Après être passée à l'antenne je suis retournée voir l'affiche que je n'avais pas lue. Et j'ai arrêté au milieu de la deuxième phrase, quand j'ai lu "assassiné" parce que l'assassinat implique la préméditation et que je ne pense sincèrement pas que le policier qui a jeté la grenade ait voulu tuer ce jeune homme. C'est encore une formule sur laquelle ils auraient dû réfléchir.

Autre chose qui me dérange un peu dans toutes ces manifestations pour Rémi c'est que ce garçon, s'il s'est fait tuer, c'est qu'il était du côté des extrémistes et des casseurs. Dans la Nouvelle Edition de Canal + on voyait bien que les pacifistes n'étaient pas du tout à côté des anarchistes, écolo extrémistes et fouteurs de merde (je sais, ils nous montrent ce qu'ils veulent). S'il était vraiment pacifiste il n'avait rien à foutre avec eux. Je ne dis pas qu'il a mérité la mort, mais s'il était du côté des "casseurs" c'est peut-être qu'il n'était pas si "gentil" qu'on veut bien nous le faire croire...

Il y a une dernière chose qui m'a interpellée. Ce gars est mort. Bon. Très bien. Mais il n'était pas protégé, au contraire des policiers. Là où je veux en venir c'est que pour blesser, ou même tuer (l'un des intervenants à dit que du côté des policiers il y avait eu vingt-deux morts), un policier qui est protégé au minimum d'un gilet pare balles, d'un bouclier et d'un casque, il faut quand même déchaîner beaucoup plus de violence que pour tuer quelqu'un qui est en jean et sweat à capuche. Et puis il faut arrêter de déshumaniser ces policiers en sous entendant plus ou moins que ça ne leur fait rien de tuer des gens et qu'ils considèrent la violence policière comme normale. Parce qu'à mon avis le type qui a tué Rémi, le soir, et peut-être même encore aujourd'hui, il a eu du mal à s'endormir.

Comme disait l'auditrice suivante on s'en fiche qu'ils aient vingt-et-un ou quarante ans, ils sont morts, leur vie ne valait pas moins que celle de Rémi. Donc au lieu de coller des affiches de propagande dans les cages d'escalier, les étudiants et lycéens qui s'indignent et manifestent devraient se poser quelques questions... parce que là on dirait juste une bande d'extrémistes qui cherchent un prétexte pour râler contre le gouvernement et ne réfléchissent pas à ce qu'ils disent. Et ça fait un peu flipper, quand même.

Qu'en pensez-vous ?

P-.S : je sais, mon titre n'est pas terrible...

Source photo

dimanche 2 novembre 2014

La confiance en soi c'est compliqué

Bonjour !

Depuis quelques mois je ne regardais plus du tout les youtubeuses auxquelles je suis abonnée. Par manque d'envie, manque d'intérêt aussi, un peu. Mais comme je m'ennuyais j'ai décidé d'aller y faire un tour et je suis tombée sur "Astuces : comment avoir confiance en soi", titre d'une vidéo de relooking. Alors, au cas où mon intuition ne serait pas bonne j'ai quand même cliqué. Et refermé tout de suite.

Alors... en soi vouloir donner confiance en soi aux téléspectatrices c'est une très gentille attention (et qui rapporte plein de clics) (mauvaise langue, moi ?! :P) mais je pense que c'est un peu plus compliqué qu'une histoire d'apparence. Si du maquillage et une jolie robe pouvaient vraiment donner confiance en soi je pense que plus personne ne serait mal dans sa peau. Alors je ne nie pas que le maquillage peut aider à nous réconcilier avec notre image de nous mais... comment dire... par exemple un jour j'ai essayé de me mettre du rouge à lèvre et j'ai trouvé ça tout aussi ridicule que le jour où ma soeur m'avait mis du mascara pour voir comment ça faisait. La fois où j'ai acheté une robe (l'autre jour, donc) il a fallu que je me fasse violence pour l'amener jusqu'à la caisse. Pourtant elle ne me va pas si mal que ça. Il ne suffit pas d'être bien habillée pour avoir confiance en soi. Je crois sincèrement que la confiance en soi ça vient d'abord de l'intérieur en quelques sortes.

Ce que je veux dire c'est que comme disait Victor Hugo : "La beauté de l'âme se répand comme une lumière mystérieuse sur la beauté du corps.". On peut avoir confiance en soi sans être maquillée comme on peut n'avoir pas du tout confiance en l'étant. Pendant la Coupe du Monde l'un des intervenants sur Europe1 sortait parfois des proverbes africains. Il y en a un que j'aime bien (oui, je les ai noté, je suis une grande malade xD) : "ce n'est pas la cage en or qui fait bien chanter le corbeau", autrement dit ce n'est pas parce qu'on est maquillée qu'on va être bien. La confiance en soi ce n'est pas une apparence d'après moi, c'est une attitude, et le maquillage n'est pas la solution miracle.

Je crois que la confiance en soi on la gagne quand on se rend compte qu'on n'est pas si nulle, quand on arrive au bout d'un projet, quand on se lance des défis et qu'on les relève, quand on ne se laisse pas abattre quand il nous arrive une tuile, etc. Même si le maquillage peut aider à améliorer l'image que l'on a de nous-même, encore une fois, "ce n'est pas la cage en or qui fait bien chanter le corbeau".

Qu'en pensez-vous ? Si vous n'êtes pas d'accord n'hésitez surtout pas :)

Source photo : je ne sais plus, sur un blog Skyrock je crois.

lundi 27 octobre 2014

Mais c'est quoi, "bien" écrire ?

Bonjour !

Ce matin (je ne suis pas du tout longue à la détente) j'ai lu cet article de Charlie où elle disait qu'elle ne savait pas "bien" écrire, que, en gros, elle écrit comme ça vient, et qu'elle est impressionnée par d'autres blogueuses qui écrivent "bien". Et je lui disais dans un commentaire que l'on écrit en fonction de sa personnalité et en fonction de son but.

Notre façon d'écrire reflète notre personnalité, si l'on mâche un peu ses mots ou non, si on n'a une écriture un peu brute de décoffrage ou au contraire très douce, mais aussi ce que l'on veut. Ce que je veux dire par-là c'est que par exemple je n'écris pas de la même manière sur mon blog que quand j'avance mon roman ou que je fais un commentaire de texte, parce que mon blog c'est mon petit endroit perso où je n'ai pas besoin de montrer à quel point je sais annoncer un plan avec subtilité (et puis il vaut mieux pas parce que vous seriez déçus). Au contraire, Asmaa, que cite Charlie, a dit dans un message sur Hellocoton que son blog était sa vitrine, donc elle a besoin de "bien" écrire et étaler sa culture pour montrer ce qu'elle vaut. Après on peut vouloir "bien" écrire dans le sens où l'on travaille un peu ses articles, où l'on corrige une phrase qui ne plait pas, mais ça reste différent de l'exercice de la dissertation ou du roman.

En lisant l'article de Charlie je me suis fait une autre réflexion : c'est quoi "bien" écrire ? D'après moi ce n'est pas parce que l'on fait étalage de mots savants que l'on écrit bien ; l'on n'écrit pas forcément mieux quand on dit "déféquer" plutôt que "chier". Je crois que pour être bon un texte doit refléter la personnalité de la personne, et transmettre des émotions. Je ne suis pas sûre que si on demandait à Victor Hugo d'écrire comme Baudelaire ça serait bon, parce que ce serait une imitation. En fait, voilà, c'est ça ; notre écriture ne doit pas être l'imitation de celle d'un autre. Notre écriture c'est comme les rayures d'un zèbre : c'est unique et personnel, on développe notre propre style, on ne le crée pas. Si on se crée un style c'est forcément mauvais, d'après moi, et pas sincère, pas "vrai", même si l'on ne ment pas (ça va, vous suivez ? :P).

Moi je crois que Charlie écrit bien parce que si ce n'était pas le cas personne ne la lierait puisque personne ne serait jamais touché par ce qu'elle dit. On lirait un de ses articles et on l'oublierai tout de suite, parce qu'il n'aurait aucun intérêt. Moi je crois qu'elle écrit bien mais à sa manière, elle a son style, unique, inimitable, parce que personnel.

Je ne vais pas nier que personne n'écrit mal ; ma soeur m'a fait corriger un texte qu'elle devait rendre à sa prof de français et c'était mauvais. Mais écrire n'est pas son moyen d'expression, elle ne le fait pas naturellement, elle le fait quand on le lui demande, quand elle y est obligée. Je crois que l'on ne peut pas écrire "mal" quand on écrit tout le temps parce qu'on développe un regard, une manière de dire les choses, son propre style, sa propre sensibilité. Donc rassure-toi Charlie, tu écris bien ;) !

Qu'en pensez-vous ?

mercredi 22 octobre 2014

De la laïcité


Bonjour !

Ce matin j'ai entendu un débat dans l'émission de Jean-Marc Morandini à propos de la laïcité : doit-on supprimer tout signe religieux au travail ? Et je dois avouer que ce débat tombait à point nommé parce que hier je m'étais justement dit que j'avais bien envie de refaire un article sur ce genre de sujet, parce que parler de sa vie c'est bien sympa mais je doute qu'elle ait vraiment un grand intérêt.

En fait ce qui m'a un peu dérangé dans ce débat, outre le fait que l'un des intervenants représentant l'UMP a dit de belles âneries, c'est le fond. En gros le but, si l'on supprime tout signe religieux au travail, ce serait d'apaiser les tensions entre les gens, que tout le monde soit plus calme. Mais, comme le disait l'une des auditrices, c'est peut-être davantage ce genre de débat qui réveille les tensions. Parce que finalement on supprime les signes religieux au travail, super, très bien, et après ? Pour me moquer je me suis dit qu'il faudrait aussi raser les églises, cathédrales, synagogues et mosquées, parce qu'après tout en entrant dedans pour la messe ou la prière on impose sa religion, ou alors qu'il fallait interdire aux gens d'accrocher des crucifix chez eux parce que les gens de l'appartement d'en face pourraient le voir par la fenêtre. Mais je suis vite redescendue quand le gars a dit qu'il fallait interdire les kippas dans la rue (et autres signes). Parce que c'est ça le problème : on supprime les signes religieux quelque part et après on le fait dans un autre domaine, et encore dans un autre domaine... Dans certains états des Etats-Unis les gens n'ont pas le droit de fumer sur leur balcon, c'est vous dire jusqu'où on peut aller si on veut vraiment interdire quelque chose.

J'ai délibérément pris cet exemple des cigarettes pour tenter de faire une habile transition (héhé :P) avec autre chose que ce monsieur a déclaré : qu'il faudrait, au nom de la laïcité, flouter les signes religieux (par exemple la croix de Johnny Hallyday) à la télé, faire le même genre de lois que pour les cigarettes ou les marques. Sauf qu'une religion, une foi, ce n'est ni une addiction semblable à celle que l'on peut avoir à la nicotine, ni semblable à une marque. C'est très différent. On ne peut pas, à mon avis, appliquer le même genre de législation et en fait je trouve ça même assez stupide et dangereux.

Dangereux parce que la laïcité ce n'est pas éradiquer tout signe religieux _ sinon allons-y, rasons mosquées et églises _ c'est accepter toutes les religions, ne pas faire de conversions forcées, ne pas interdire aux gens de pratiquer leur culte, etc. Ils prétendent apaiser les tensions mais, sincèrement, les tensions, moi, je ne les vois pas (je suis peut-être aveugle, vous me direz). Au collège j'avais une amie qui portait une croix autour du coup et une autre qui était musulmane et elles s'entendaient bien, elles ne s'insultaient pas. Une auditrice a appelé, elle gère une entreprise dans le bâtiment, elle a dit que si l'un de ses employés avait une croix ça lui donnait justement plus envie de discuter avec lui, de connaître sa foi, et pas de le mettre à l'écart. On peut s'entendre avec des religions différentes. Mais faut-il encore être un minimum ouvert.

Dans ce débat on en a quand même entendu des vertes et des pas mures. Le monsieur de l'UMP a quand même dit qu'il était contre laïc de ne pas accepter de se faire ausculter par un médecin homme quand on est une femme. Certes, leur religion leur impose de ne pas se montrer, mais c'est aussi une question de pudeur. Etant athée je sais que je préférerais être auscultée par un médecin femme que par un homme. Ce n'est pas une question de religion. Et on en ait aussi arrivé à "déplacer" le débat.

Ce même monsieur affirme qu'une petite croix est moins gênante qu'un voile (il s'est bien rattrapée en disant que c'était tout aussi gênant si on la voyait à travers le pull de la personne) mais je ne suis pas d'accord. Une croix c'est généralement en or, ça brille, c'est autour du cou, près du visage, ça ressort sur la peau, ça se voit. Point. L'année dernière, quand l'un de mes camarades de classe portait sa croix en bois en plein milieu du ventre ça me dérangeait parce que c'était un signe religieux, que c'était interdit, et qu'on faisait un cas particulier. Et les profs, même quand ils savaient, ne lui ont jamais demandé de la retirer ou de la cacher. D'ailleurs mon amie au collège qui avait sa croix n'a jamais été obligée de la retirer quand elle avait un décolleté, de même qu'une autre fille au lycée en Seconde. Mais c'est surtout un auditeur qui a "déplacé" le débat en disant quand même que le "vrai problème" c'est, je cite toujours, "le voile et la barbe". Pardon ? En quoi c'est plus un problème qu'une croix ou une kippa ? Et voilà que, comme le dénonçait l'autre monsieur, du PS, en début de débat, on tourne le débat contre l'Islam et qu'on dit sans le dire que tous les musulmans sont des terroristes (la dernière fois que j'ai exagéré avec mon histoire raser les lieux de cultes l'autre a dit un truc du même genre derrière, donc bon, je peux bien me permettre...).

Encore une fois, la laïcité ce n'est pas supprimer tout signe religieux, c'est au contraire accepter toutes ces religions, les laisses cohabiter entre elles. Parce que, oui, on peut vivre ensemble. Donc je suis contre la suppression de tout signe religieux au travail. Néanmoins je suis plutôt pour au collège et lycée parce que les ados sont... des ados et qu'il pourrait y avoir de petits problèmes. Ensuite, comme le disait une auditrice de dix-neuf ans, à la fac "ça ne gêne personne", parce qu'on est grand et mature (pas tout le monde, mais c'est un autre sujet). Enfin voilà. Je m'excuse pour cet article un peu long, ça fait longtemps que je n'avais pas écrit autant et je sais que certaines n'aiment pas trop lire des tartines mais vous pouvez toujours le lire en plusieurs fois, comme les romans xD.

Qu'en pensez-vous ? Est-ce que l'on doit supprimer les signes religieux au travail ?

lundi 20 octobre 2014

Aujourd'hui, j'ai mis une robe

Bonjour !

Il parait que c'est bien de se lancer des défis, de casser la routine, et de sortir de sa zone de confort. Alors voilà, j'ai mis une robe que j'ai acheté ce week-end. Quand, l'autre jour, je disais à une amie que je n'en avais aucune elle était super surprise. Oui, je suis une fille et n'ai (avais) pas de robe.

Ma soeur m'a dit que je devenais une vraie fille et ça m'a fait un peu pensé à une réflexion de ma prof de techno en cinquième ou troisième alors que j'avais mis un short : "tu t'es habillée en fille, aujourd'hui". Ah ? Parce que pour être habillée en fille il faut montrer ses jambes ? Je connais des filles qui ne mettent pas des jupes tous les jours (plein même !) et pourtant quand on les voit on ne confond pas une seconde avec un garçon. Parce que, forcément, si tu n'es pas habillé en fille tu es en garçon ; tu ne peux pas être habillé en Schtroumpfe.

Je n'ai pas pris trop de risques. Au début j'avais pensé la mettre jeudi parce que je dois aller au tableau présenter mon commentaire de textes et que je n'aurai pas pût éviter les regards de mes camarades (je ne peux pas dire "adorables" étant donné que y'a deux clichés ambulants de la peste dans toute sa splendeur). Sauf que je me suis défilée, parce que je ne m'en sens pas vraiment capable. Donc je l'ai mise aujourd'hui où je n'avais qu'une heure et demie de cours. Ça allait à peu près jusqu'aux moment où je croisais mon reflet dans une vitre. Pourtant je ne suis pas "grosse", mon IMC est de vingt-deux et quelques. Mais je ne suis pas objective ; quand je vois une fille avec une jupe je me dis que ça lui va bien, quand c'est moi ça le fait déjà beaucoup moins.

Finalement ce n'était pas si terrible, mais pour le moment je préfère la mettre des jours où je n'ai pas beaucoup de cours comme le mardi ou le vendredi.

Et vous ? Vous mettez souvent des robes, jupes, shorts ?

jeudi 16 octobre 2014

Objetivo Rio 2016

Olá !

L'autre jour mon père m'a dit que l'on pouvait s'inscrire pour devenir bénévole sur les JO de Rio. Je me suis empressée d'en parler à une amie, et comme sa mère est d'accord pour qu'elle y aille, elle va s'inscrire aussi. Je ne parle pas un traître mot de portugais, je n'ai quasiment pas parlé espagnol depuis Juillet, et je ne peux pas vraiment faire confiance à mon anglais, mais j'ai quand même décidé de m'inscrire (ça doit être mon côté maso).

En fait je me suis dis que d'ici 2016 j'aurai le temps d'avoir un meilleur niveau, et puis comme l'université va plus ou moins nous obliger à partir en Erasmus je parlerai forcément mieux anglais (sauf si je suis un cas désespéré). J'ai aussi lu aujourd'hui en faisant quelques recherches (et j'ai bien fait parce que mon père m'avait dit que l'on pourrait s'inscrire à partir du 15 Novembre alors qu'en fait c'était jusqu'au 15 Novembre, ça aurait quand même été dommage de louper le coche) qu'ils allaient nous faire faire des formations pour apprendre à aider les gens là-bas mais aussi pour nous apprendre des langues. Donc si avec tout ça je suis incapable de m'exprimer une fois là-bas je ne sais pas ce qu'il me faut !

J'espère qu'ils vont me prendre. Je suis gentille, je ne mords pas, et je n'ai pas dit que je voulais aller là-bas pour jouer les groupies mais pour avoir une expérience professionnelle et découvrir un autre pays. Ce qui est vrai. Et puis de toute façon je ne suis pas vraiment sûre que si je pars là-bas j'aurais le temps d'être une groupie ^^'. Et comme j'ai un peu de suite dans les idées je me suis proposée en presse et communication, forcément.

J'essaye de ne pas me laisser emporter par l'euphorie, parce que si ça se trouve je ne serai pas prise et si je me laisse emporter je serai encore plus déçue. Par contre je vais faire en sorte d'avoir un bon niveau d'anglais et en fait ça va même me motiver à vouloir bien faire, je pense :) Le seul truc bête c'est que je suis en train de me dire que quand ils m'ont demandé pourquoi je voulais y aller j'aurais dû essayer de caser que je parlerai certainement mieux anglais d'ici 2016, même si j'ai indiqué niveau intermédiaire...

Voilà, voilà (le grand retour du "voilà" :P).

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samedi 11 octobre 2014

Apprendre les uns des autres

Bonjour :)

Hier ma soeur parlait d'une fille qu'elle n'aime pas trop (et c'est un euphémisme, croyez-moi) et à un moment elle a dit : "elle ne va pas m'apprendre à lire alors que je l'aide en math". Je lui ai répondu que l'on pouvait très bien apprendre quelque chose d'une personne à qui on apprend autre chose et elle m'a dit "ben non".

Je me suis rappelé un épisode de Shaolin Wuzang dans lequel Tang, fils de gouverneur, assez orgueilleux, prompt à penser qu'il sait tout mieux que tout le monde, se retrouve dans la campagne où l'a envoyé maître Sanzang pour lui apprendre une leçon. Tang rencontre un ermite qui lui propose un marché : si Tang parvient à allumer un feu alors l'ermite lui indiquera le chemin pour rentrer à Shaolin mais s'il n'y arrive pas Tang devra lui donner ses vêtements. Sûr de lui, Tang accepte. Mais il ne sait pas allumer de feu alors il doit donner ses vêtements et son épée à l'ermite. Ensuite il veut sa revanche, l'ermite lui dit que cette fois, s'il n'allume pas de feu, il devra lui céder sa jeunesse. Tang accepte, perd, et devient vieux alors que l'ermite devient jeune. Et, évidemment, à la fin de l'épisode, il demande à Cheng de lui apprendre à allumer un feu.

Ça m'a aussi fait un peu penser à ce que disait mon père au sujet du service militaire : ceux qui ne savaient pas lire, les autres le leur apprenaient et d'autres passaient leur permis de conduire.

Je crois que l'on peut toujours apprendre des autres, d'où que l'on vienne et quoi que l'on sache déjà, parce que les autres savent des choses que nous ne savons pas. Ça peut aller de choses aussi "simples" que faire un feu jusqu'à être aidé dans une matière scolaire. Ou même des "leçons de vie" du genre ne pas se fier aux apparences. Ce n'est pas parce que l'on aide quelqu'un que l'on vaut mieux que lui et que l'on ne peut rien recevoir de lui.

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mardi 30 septembre 2014

Sortir de sa zone de confort ?

Bonjour :)

Qui dit fac dit soirées étudiantes. On m'a demandé plusieurs fois si je comptais y aller et je dois avouer qu'il n'y a pas eu d'hésitation : non. Je ne suis pas une fêtarde, je suis une couche-tôt pitoyablement pantouflarde qui a besoin de son quota d'heures de sommeil sous peine de s'écrouler comme une masse passée deux heures après le réveil. Donc j'ai dis non, que ce n'était pas mon truc, que ben... bof quoi. Sauf que quelque chose m'a fait hésiter, quelque chose d'un peu bête : ce que l'on va penser de moi.

C'est bête mais je me suis souvenue de ce qu'a dit ma mère avant la rentrée ; "mais tu vas sortir, quand même !?". Comme si les étudiants se devaient de faire acte de présence à des soirées. Et puis je me suis demandée ce que mes chers camarades allaient penser de moi, s'ils n'allaient pas finir par se dire que je ne sais pas m'amuser, que je suis ennuyeuse... alors qu'au fond je suis à l'aise avec ce que je suis ; une couche-tôt qui aime comater devant la télé enroulée dans une couverture. Quand je regarde une série et que je vais me coucher à vingt-trois heures c'est limite si je m'endors pas sur le chemin de ma chambre xD (et j'exagère à peine).

Il parait que c'est bien de sortir de sa zone de confort, qu'il faut apprendre à le faire, mais je crois que l'on ne peut pas le faire si l'on n'est pas prêt à le faire. Et je ne suis pas vraiment prête à zigouiller des heures de sommeil contre quelque chose qui ne m'attire pas. Peut-être que si ça avait été une conférence sur la disparation des bébés pandas (qui peut résister à un bébé panda ?) j'irais _ c'est vous dire mes priorités dans la vie xD _ mais une soirée dont je ne sais même pas ce qu'on doit y faire exactement... bof quoi. En fait ça me fait un peu la même impression que quand, au collège, tout le monde était content qu'on aille en Angleterre et que je ne comprenais pas pourquoi diantre tant de joie.

J'ai dit à mon amie que j'irai peut-être, que je verrais, qu'il faudrait que je force ma nature. Mais en fait la question ce n'est pas vraiment si je dois y aller ou non, c'est pourquoi j'y vais, je pense. Est-ce que j'y vais pour passer un bon moment ou pour m'assurer que l'on se fasse une bonne image de moi ? Mes problèmes sont vachement intéressant, hein ? :P

lundi 29 septembre 2014

Qualité principale

Bonjour :)

Je me demande si c'est juste moi ou si d'une manière générale on n'a pas trop tendance à ne voir que ses défauts... il y a quelques jours je me suis réinscrite sur Skyrock pour pouvoir commenter un blog que j'aimais bien et j'en ai profité pour découvrir d'autres blogs. Pour s'abonner à la newletter de l'un d'eux il fallait donner sa qualité principale et je me suis retrouvée bien emmerdée parce que je me suis rendue compte que je ne savais pas.

J'ai faillis répondre la gentillesse mais les deux personnes avant moi l'avait déjà fait et je me suis dis que c'était un peu la qualité par défaut que l'on donnait quand on ne savait pas quoi répondre. Donc j'ai vraiment cherché ma qualité principale. Clairement pas le calme même si je trouve qu'il y a du mieux xD Peut-être la ponctualité mais il m'arrive d'être en retard... je ne savais pas mais, comme il a bien fallut que je réponde quelque chose, j'ai fini par dire la patience. Mais je ne sais pas si c'est ma qualité principale. Je pense que je suis aussi digne de confiance, je sais garder un secret (et ce n'est pas parce que je l'oublie :P)...

En fait je me demande si l'on a vraiment une qualité principale, si les qualités peuvent se niveler. J'ai dans l'idée que soit on est gentil soit on ne l'est pas, mais on ne l'est pas "un peu". Soit on est loyal soit on ne l'est pas, mais on ne peut pas l'être à moitié... Soit on a la qualité soit non, du coup comment on fait pour classer ses qualités ? Pour dire que l'on est plus drôle que l'on est à l'écoute ? Que l'on est plus imaginatif qu'ambitieux ou humble ? Finalement je me dis que l'on a peut-être pas de qualité principale mais seulement des qualités et des défauts ; des défauts qui peuvent devenir des qualités si on apprend à les corriger.

Pensez-vous que vous avez une qualité principale ?

vendredi 26 septembre 2014

Nous ne sommes pas seuls

Bonjour ! :)

Je crois que j'ai passé trop de temps dans les méandres roses de la blogosphère où tout le monde semble se préoccuper de la misère du monde et s'en indigner et qu'il serait grand temps que je me reconnecte à la réalité, parce que quand j'ai regardé la Nouvelle Edition de Canal+ cette après-midi je suis restée ahurie. Figurez-vous qu'il y a un monsieur qui s'amuse à passer son iPhone au mixeur. Si.

Quand j'ai vu ça je n'ai pas pensé aux sept cents euros qu'il faut débourser pour avoir le téléphone à la pomme, j'ai pensé aux Chinois qui travaillent dans des conditions déplorables pour le construire. Je sais bien que l'on ne peut pas boycotter la marque, ça aurait à peu près le même effet qu'à dû avoir le boycott de la Coupe du Monde au Brésil, que tout le monde ne signe pas les pétitions qui circulent dans les boîtes mails, que tout le monde ne les relaie pas d'ailleurs, et que finalement cette vidéo s'insère plutôt bien dans la société du buzz, mais je crois que la moindre des choses c'est quand même de respecter l'objet que l'on a entre les mains parce qu'il a été fabriqué par des gens qui travaillent pour presque rien.

Bizarrement ça m'a un peu fait penser à ces filles qui disent qu'elles n'ont pas besoin du féminisme parce qu'elles aiment faire des petits plats à leur chéri, qu'après-tout la situation des femmes en France n'est clairement pas insurmontable, et en oubliant totalement qu'ailleurs dans le monde c'est loin d'être le cas. Je pense notamment aux Népalaises (je vous invite à lire l'article de National Geographic à ce sujet) dont la situation est objectivement pire qu'ici. Alors, je ne dis pas qu'il ne faut pas se battre pour avoir un salaire égal à celui des hommes, je dis simplement qu'à choisir je préférerais être payée 31% de moins qu'un homme que d'être recluse dans une grange quand j'ai mes règles parce que je suis considérée comme impure.  Je crois que l'on a oublié que l'on n'était pas les seuls au monde ; les Népalaises ont besoin du féminisme. Et elles ne sont pas les seules. Enfin bref.

Je n'ai pas pensé immédiatement à l'argent gaspillé quand j'ai vu la vidéo, mais parlons-en, de l'argent. Avec sept cents euros, en France, on peut certainement permettre à quelqu'un qui n'a pas vraiment les moyens de partir en week-end à la mer (j'avoue que je n'ai pas vraiment la notion de sommes à cette échelle-là :/), ou a plusieurs enfant d'avoir un joli cadeau d'anniversaire ou de Noël. On peut permettre à une famille de ne pas être obligée d'aller aux Restos du Coeur. Dans le monde, à raison de dix euros par mois, on peut envoyer une Thaïlandaise à l'école, ou permettre à un enfant de se faire opérer, à la limite on peut même permettre à des réfugiés de payer un passeur. Dans tous les cas il y a mieux à faire avec sept cents euros que de plonger le dernier iPhone dans de l'azote liquide pour le frapper ensuite avec un marteau.

mardi 23 septembre 2014

Ces enfants youtubeurs

Bonjour :)

Hier j'ai regardé un reportage de 100% Mag sur M6 où ils parlaient d'un garçon de peut-être huit-dix ans qui fait des vidéos sur Youtube pour critiquer des jouets. Ça m'a fait penser à un autre reportage que j'ai vu dans Le Tube de Canal+ où ils parlaient aussi d'enfants faisant des vidéos mais aux Etats-Unis. Et ces reportages m'ont un peu embêtée.

Embêtée déjà parce que j'ai beaucoup de mal à croire qu'un enfant de huit ans ait tout seul envie de se mettre à faire des vidéos pour critiquer des jouets, et parce que je me dis que, même si l'argent gagné (parce que c'est comme pour certaines youtubeuses beauté, ils gagnent de l'argent et parfois de belles sommes) peut servir à leurs études dans quelques années, on se sert un peu d'eux dans la mesure où ils ne se rendent pas forcément compte des sommes qu'ils gagnent. Un exemple que j'ai trouvé assez frappant c'est cette enfant qui a gagné La France a un Incroyable Talent il y a quelques années et qui a demandé à sa mère si avec cinquante milles euros elle avait assez pour acheter un chien... Pour eux c'est un jeu, pour leurs parents c'est un moyen de revenus... Alors, je ne dis pas non plus que c'est de l'esclavage ou de l'exploitation, hein, mais peut-être un peu sur les bords...

Je me pose aussi une autre question : comment vont réagir ces enfants quand ils auront grandis et ne pourront plus critiquer de jouets puisqu'ils ne correspondront plus à la cible des marques ? Est-ce qu'ils vont juste considérer l'arrêt de leur chaîne simplement comme un jeu qui se termine ou est-ce qu'ils vont tomber en "dépression" comme certains anciens candidats de télé-réalité (dont un s'est suicidé parce qu'il ne supportait pas de ne plus être sur le devant de la scène) ? Alors, je me doute bien qu'un enfant ne va pas aller jusqu'à se suicider mais est-ce qu'il va vraiment avoir une bonne réaction ou est-ce qu'il ne va pas vouloir à tout prix modifier le genre de vidéos qu'il fait pour s'adapter à son âge ? Et est-ce que ça ne va pas fausser leur rapport travail/argent dans le sens où pour un enfant critiquer un jouet c'est "naturel", tous les enfants peuvent dire s'ils aiment ou non un jouet... ?

Qu'en pensez-vous ?

jeudi 18 septembre 2014

Raisonner son jugement

Bonjour ! :)

Il y a un garçon dans ma classe qui parle un peu bizarrement, qui donne l'impression qu'il est bête, et je tique à chaque réflexion et sourire moqueurs que je crois remarquer dans les rangs de mes camarades. Je tique quand le prof donne le commentaire de texte oral à un autre et à lui l'écrit. Parce que je me dis que pour être à la fac, en principe, il faut déjà savoir un minimum structurer sa pensée et savoir un minimum de choses, sinon on n'a pas le bac. Ce garçon est là, il répond aux questions des profs, il intervient dans les cours, il sait des choses. S'il y a quelque chose ce quelque chose n'est pas la bêtise. Donc je tique à chaque fois que l'on se moque.
Et j'espère que d'autres le font aussi.

Parce que ce matin, à la fin d'un cours, alors que l'on était plus qu'une poignée dans la salle parce que l'on avait des questions et des précisions à demander au prof, il s'est justifié. Il a dit qu'il a du mal à s'adapter, que ça lui pose des difficultés.
Ce garçon est autiste Asperger.

Je ne pense pas qu'il y ait énormément de gens qui se soient moqués, ou qui aient eu des réflexions silencieuses pas très sympas, mais ces gens-là auraient été bien inspirés de se poser les bonnes questions. Je ne crois pas que le jugement en soi soit un problème ; on passe notre vie à juger autrui, à se jauger les uns les autres. Pour moi le véritable problème c'est de devenir prisonnier de ses jugements et de ne pas se demander s'ils sont fondés ou pas.

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jeudi 11 septembre 2014

L'idée de sauter le pas

Bonjour :)

Aujourd'hui à la fac on avait une réunion de pré-rentrée. La dame nous a dit que nous allions partir. A l'étranger. Pas cette année, mais la prochaine ou celle d'après. Pour un semestre. Ou une année. Et je n'attendais qu'une chose : qu'elle dise que ce n'était pas obligatoire. Quand elle l'a fait j'ai été soulagée. Ouf. Je ne partirai pas.

Paradoxalement quand, avec une amie l'année dernière, on a ouvert la première page du livre de Géographie on a commencé à montrer du doigt avec enthousiasme tous les pays où l'on veut aller. Le Kenya ça serait bien. Puis celui-là aussi. Et là. Et là. Et puis là. Oh ! Là ça doit être bien ! Et une bonne quarantaine de pays _ si pas plus _ ont été écrasés par la pression joyeuse de nos index. J'irai bien en Chine. Au Mexique. En Argentine. En Islande, au Japon, en Inde, en Russie. Mais je refuse de partir faire mes études à l'étranger.

Je ne parle pas assez bien anglais. C'est un fait. Le courant n'est pas passé avec ma prof de Sixième, cette prof je n'ai eu trois années sur quatre au collège. Les contrôles s'étaient souvent de recopier les phrases des cours, ou des phrases qui ressemblaient. Pas besoin de comprendre pour apprendre. Un jour elle m'a interrogé à l'oral : j'ai réussi à faire une phrase sans verbe. Je crois que j'étais en Cinquième. En Troisième, quand je lui ai donné ma lettre de motivation pour l'Euro Anglais au lycée elle m'a dit que je ne serai pas acceptée parce que je n'avais pas le niveau. J'ai été prise. Première note : 16 (bon, ça n'a pas duré longtemps xD). Quand j'ai commencé à comprendre que, certes, il ne faut pas faire du mot à mot, mais que ce n'est pas complètement différent non plus. 

Je me souviens aussi qu'en Troisième ou Cinquième, quand elle nous a annoncé qu'on allait en voyage à Londres, tout le monde était ravi, moi non, ça ne me tentait pas (l'Angleterre ne me fait pas envie bizarrement) et puis je ne voulais pas avoir à devoir parler anglais. A la fin du cours elle m'a pris à par : elle ne me croyait pas quand je disais que ça ne me tentait pas.

Des gens nuls en anglais il y en a plein d'autres. La faute à nos langues trop différentes dans les sons. Et puis un petit peu aussi au fait que les profs n'ont pas le droit de nous faire faire de la conjugaison en temps (tant ?) que telle, de la grammaire... de nous apprendre la langue, hein, en gros.

Une amie m'a dit que c'était une occasion, que j'allais découvrir des trucs, que c'est en forgeant qu'on devient forgeron... Mais comme je l'ai dit à mon prof d'espagnol à l'oral blanc du bac, je crois qu'Erasmus c'est bien quand on parle déjà à peu près bien, pour s'améliorer, parler encore mieux, choper l'accent, mais quand on comprend que dalle ben... on comprend que dalle xD Je me dis qu'au pire on ne part pas la première année... j'ai encore un an pour augmenter mon niveau d'anglais. Si je ne suis pas un cas désespéré xD.

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lundi 8 septembre 2014

Si l'on tolère l'intolérance

Bonjour :)

Si l'on tolère l'intolérance on accepte que des filles demandent en rigolant à un homosexuel s'il est sûr de ne pas s'être "trompé de vestiaire".
Si l'on tolère l'intolérance on accepte que des gens pensent qu'une fille Blanche dont le petit ami est Noir soit une traîtresse impure.
Si l'on tolère l'intolérance on permet à des spectateurs de football d'imiter un singe et de dire à un joueur Noir que c'est de sa faute si l'équipe a perdu le match.
Si l'on tolère l'intolérance on se tait quand quelqu'un affirme que "tu ne fais pas de snowboard quand tu as un problème à la jambe".
On ne répond rien quand quelqu'un dit que l'homosexualité c'est "dégueulasse".
On laisse des gens demander "où sont les Français" sur une photo de l'Éducation Nationale.
On en laisse d'autre se faire décapiter parce qu'ils n'ont pas la même religion.
Si l'on tolère l'intolérance on laisse deux garçons se faire tabasser parce qu'ils se sont pris la main.
Si l'on tolère l'intolérance on continue de taire les insultes que certaines personnes en surpoids subissent.

J'ai lu un article hier. Dans l'adresse il y avait écrit "tolérer l'intolérance". Je ne veux pas. Je ne veux pas laisser ma soeur dire que l'homosexualité ça la gêne, je ne veux pas que l'on insulte l'une de mes amies parce qu'elle est lesbienne, je ne veux pas que l'on en insulte une autre parce que ses pantalons font plus de 42. Et je ne veux pas non plus entendre une camarade de classe s'énerver contre des SDF qui discutent lourdement avec quelqu'un dans le métro et les prendre pour des abrutis. Parce que peut-être qu'ils se sentent juste un peu seuls, un peu comme les petits vieux, et qu'avant d'être SDF ils étaient ingénieurs. Alors non. Je ne tolérerai pas l'intolérance.

J'étais partie pour vous parler d'Hitler mais pas besoin d'aller si loin pour voir que l'intolérance pose problème.

mercredi 27 août 2014

Ce qui vous fait plaisir

Bonjour ! :)

Faire plaisir à ses lecteurs c'est bien (parce que sinon ils sont comme les chats quand tu ne les caresse pas à l'endroit où ils veulent : ils s'en vont (qui doute encore que les chats sont des tyrans ? qu'il se dénonce ou se taise à jamais !)). Mais je ne crois pas qu'ils faillent bloguer pour eux.

Ces derniers jours une youtubeuse a demandé à ses lecteurs s'ils préféraient les vidéos ou les articles écrits, Clara a dit qu'elle fermerait sa page Facebook parce qu'elle ne prenait pas de plaisir à y aller mais que si ses lectrices ne voulaient pas elle la laisserait ouverte, et Romane a demandé dans un article ce que l'on voulait voir sur son blog. Quelle question bizarre. On veut voir sur son blog ce qui nous y a amené. Ce qu'elle a envie d'y écrire et d'y raconter. Point. Bloguer doit rester un plaisir : si remplir une page Facebook est une corvée, très contraignante ou pas, ce n'est pas aux lectrices de décider qu'elle doit rester ouverte. Et l'important ce n'est pas de savoir si les lecteurs préfèrent des articles écrits ou des vidéos mais ce que tu préfères faire, toi.

Je ne prétends pas qu'il faille se ficher de ses lecteurs, de leurs ressentis, mais ce n'est pas à eux de décider comment vous gérez votre blog et vos réseaux sociaux. C'est vrai que quand j'ai voulu changer le fond de mon blog il y a quelques semaines j'ai demandé sur Hellocoton si c'était bien ou pas (et là tout le monde se dit que ce que j'ai dis jusque-là n'est plus crédible xD). Mais je dirais que c'est un peu différent dans le sens où ça ne relevait pas du contenu du blog et que le fond que j'ai actuellement ne me sort pas par les yeux, je n'ai pas besoin de le changer, j'en avais envie parce que c'était l'été et que je voulais mettre un peu de couleur. Fondamentalement ça n'a pas modifié mon blog ou ma façon de le promouvoir sur les réseaux sociaux.

Je comprends que l'on veuille faire plaisir à ses lecteurs, que l'on veuille être sûre que ce que l'on raconte les intéresse, qu'on ne pas pas passer X minutes à écrire un article que finalement personne ne lira. Mais d'un autre côté personne ne vous dicte la manière dont vous devez vous habiller, on vous donne des avis que vous suivez ou pas, mais vous ne dites jamais à quelqu'un le soir : "tu veux que je mette quoi comme vêtements demain ?".

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jeudi 21 août 2014

Mentir sur son blog


"Quand le mensonge prend l'ascenseur, la vérité prend l'escalier. 
Elle met plus de temps mais finit toujours par arriver !"

Bonjour ! :)

Parfois je parle à ma mère et ma soeur de témoignages de blogueuses parce que ça s'insère bien dans la conversation. Et ma mère n'y croit pas. Elle secoue la tête "c'est pas vrai, Melgane" et à ma soeur d'ajouter quelque chose comme "n'importe quoi". Je me doute bien que, parfois, comme dans la "vraie vie" les gens mentent. Mais je me dis que l'écrasante majorité des blogueurs et blogueuses ne ment pas. Elle ne ment pas parce qu'un blog, même si c'est un lieu public, reste personnel.

J'ai l'habitude de dire que mentir sur son blog c'est un peu se mentir à soi-même parce que, que le blog soit un journal extime, un exutoire, ou un endroit où l'on donne son opinion, c'est d'abord quelque chose de personnel et l'on est face à soi-même avant d'être face à des lecteurs. C'est d'autant plus vrai quand l'on commence tout juste son blog. Il y a deux où trois jours je parcourais l'annuaire d'Hellocoton et je suis tombée sur le message d'une jeune fille qui disait qu'elle ne viendrait plus sur Hellocoton parce que personne ne commentait ni n'aimait ses articles. Cette personne avait six abonnées, et, le problème, c'est que les premiers abonnés sont souvent ceux qui font de la pub : s'abonnent pour avoir un abonnement en retour et quand on va sur leur page on se rend compte qu'ils ont plus de douze mille abonnements et donc que, forcément, ils ne nous lisent pas. Mais c'est aussi vrai pour les blogs un peu plus connus. Par exemple moi je ne peux pas commencer à écrire un article si je n'ai pas d'abord développé mon argumentaire dans ma tête, si je n'y ai pas réellement pensé. En quelques sortes je me justifie d'abord à moi-même avant de me justifier aux autres. Ça vaut aussi, dans une certaine mesure, pour les blogs beauté : montrer sa façon de se maquiller mais aussi s'améliorer dans le maquillage. Et faire face, parfois, aux critiques.

Ensuite on est un peu plus lu et, cerise sur le gâteau, certains lecteurs prennent la peine de donner leur avis et là on se rend compte que l'on est vraiment lu, que ce n'est pas juste un chiffre sur une courbe. Et on commence à créer des liens, et on lit les blogs des autres, et on se rend compte que l'on n'est pas les seuls à avoir une vie peut-être un peu difficile mais que les autres sont acceptés, pas montrés du doigt, pas jugés, et donc que ça ne sert plus à rien d'essayer de rajouter des paillettes à la sienne puisqu'on ne sera, la plupart du temps, ni montré du doigt ni jugé (ce qui est quand même vachement chouette soit dit en passant).

Après il y a les mensonges de "protections" comme les changements de prénoms par exemple. Et les mensonges par omission des blogueuses qui ne disent pas quand leur article est sponsorisé parce qu'elles n'ont pas envie d'être prises par leurs lectrices pour des vendues. Mais d'une manière générale je crois sincèrement que les blogueuses et blogueurs ne mentent pas. Alors c'est sûr que certains témoignages peuvent paraître aberrants, qu'on se dit que ce n'est pas possible que des gens se comportent réellement comme ça, mais je pense que l'écrasante majorité des témoignages sont vrais.

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dimanche 17 août 2014

"Tu me l'avais pas dit."

Bonjour ! :)

Il y a quelques jours j'ai glissé dans une conversation avec ma soeur "son ex, elle" en parlant d'une amie et sa réaction m'a fait penser à celle de ma mère ; elle était tellement surprise que le fond de la conversation est passée à la trappe. Ma mère a dit : "ah, tu m'l'avais pas dit". Le "tu me l'avais pas dit" de la surprise, un peu genre "ah, au fait, tu m'avais pas dit que le veau du voisin était né avec deux têtes". Non, c'est vrai, je ne l'avais pas dit. Déjà parce que peut-être que cette personne n'a pas envie que ça se sache (bon, en l'occurrence elle l'assume totalement et ne s'en cache pas), et aussi parce que je n'allais pas rentrer chez moi en disant "tiens, au fait, Unetelle est lesbienne". Je n'ai pas non plus dit qu'une autre de mes amies est hétéro, ou qu'une autre est blonde.

Pourquoi est-ce que je devrais préciser qu'une de mes amies est lesbienne, ou qu'un camarade de classe est gay, alors qu'on ne le fait pas quand ils sont hétéros, gauchers, roux, ou les cheveux teints en bleu ? Hier sur RTL ils disaient que Ménie Grégoire avait fait parler les auditeurs sur des sujets tabous à l'époque comme l'homosexualité, mais finalement c'est toujours tabou. Et je dirais même qu'il y a un certain paradoxe dans la préhension de l'homosexualité. Par exemple ma soeur (et un peu ma mère aussi) qui dit qu'elle aurait bien voulu avoir un ami gay mais qui, dans le même temps, dit qu'elle est davantage gênée par l'homosexualité masculine que par la féminine. Il y a quelques jours ma soeur a lu un livre qui racontait l'histoire d'un couple de lesbiennes. Quand elle l'a acheté elle ne savait pas, quand elle s'en ait rendue compte elle a dit que c'était "dégueulasse" mais en même temps elle voulait connaître la fin de l'histoire, comme une espèce de curiosité, un peu comme une poule qui trouve un couteau.

Quand j'entends ou lis quelqu'un parler de son ex ou de la personne avec qui il est en couple et donc révéler qu'il ou elle est homosexuel(le) je suis d'abord un peu surprise parce qu'il y a moins d'homosexuels que d'hétérosexuels et que le schéma "normal" que l'on connait c'est l'hétérosexualité, mais ensuite je n'ai aucune réaction particulière, je continue d'écouter ou de lire la personne comme si elle n'avait rien dit de particulier parce qu'elle n'a rien dit de particulier à part qu'elle a aimé ou aime quelqu'un. Je serais vraiment surprise et choquée si la personne me disait qu'elle est en couple avec un cheval ou un canard xD

Donc non, je n'avais pas précisé que j'avais une amie lesbienne mais est-ce que c'est vraiment important ? Est-ce que c'est ce qui la définie ? Moi je crois que non. Si je devais parler d'elle je dirais qu'elle est très moqueuse, qu'elle n'aime pas se prendre la tête ; n'aime pas trop les confrontations, les débats, mais je ne dirais peut-être pas qu'elle est lesbienne parce que ce n'est pas ce qui la définie, comme je ne dirais pas d'une autre amie qu'elle est hétérosexuelle mais qu'elle est drôle, par exemple. Parce que l'orientation sexuelle ce n'est pas comme un signe du Zodiaque, ce n'est pas censé révéler de nous des traits de caractères.

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jeudi 24 juillet 2014

Une question de compréhension

Bonjour ! :)

Il y a peu de temps il y a eu une polémique sur la BD d'un illustrateur à propos du harcèlement de rue et Rhapsody in Beauty a publié un article sur les polémiques entre blogueuses en général où elle dit entre autre qu'à partir du moment où les blogueuses commencent à s'insulter, la notion de partage perd toute crédibilité puisqu'on ne s'écoute pas et ne prend pas en compte l'avis de l'autre, puisqu'on devient blessant voire insultant. Et en fait je trouve que c'est assez représentatif de ce qu'il se passe dans la "vraie vie". On ne s'écoute pas, si on ne s'écoute pas on ne peut pas se comprendre, d'ailleurs on ne veut même pas comprendre les gens : on veut les convertir à notre avis. Sauf que si on ne les comprend pas on ne peut pas savoir comment ils raisonnent et, donc, quelles manettes actionner pour essayer de les faire changer d'avis.

L'illustrateur dont je parle en début d'article j'ai lu sa BD. Son article est mauvais, c'est un fait. Il mélange tout. Pour justifier le fait que ce n'est pas grave que des femmes se fassent harceler dans la rue il veut montrer que les inégalités hommes/femmes ne sont pas que d'un seul côté et que, par exemple, il y a plus d'hommes SDF. Sauf que ça n'a rien à voir et que son argumentaire, en plus de ne pas servir le fond de ce qu'il dit, le détruit. Pareil quand il critique le fait que, dans le "projet crocodile" tous les hommes et pas seulement les agresseurs sont représentés en crocodiles. Il s'y prend mal et, pourtant, il y a du fond et des remarques plutôt pertinentes dans son article. Seulement, au lieu d'essayer de comprendre, en se laissant emporter par la colère et l'indignation, les lecteurs n'ont pas vu le fond et lui sont tombés dessus en l'insultant au lieu d'essayer de lui faire comprendre ses erreurs.

L'autre jour JeuneAnecdotique a publié un article dans lequel elle disait qu'elle ne comprenait pas la hiérarchisation des sortes de racismes, que toutes les victimes de racismes devraient être au même niveau. Dans les commentaires une personne avait compris qu'elle minimisait le racisme anti-noir au profit du racisme anti-blanc. Mais c'était un contre sens. Je lui ai répondu calmement, sans agresser, sans insulter, sans dénigrer ce qu'elle disait ; simplement en faisant valoir mes arguments et en lui disant que peut-être elle s'était laissé emporter parce que le sujet était pour elle sensible. Elle m'a dit qu'elle avait aimé la façon dont j'ai répondu. Est-ce que j'aurai eu le même résultat en insultant et disant méchamment qu'elle n'avait pas compris, en mettant des points d'exclamations partout ? Je ne pense pas. Parce que l'on a beau dire que le ton ne passe pas au travers des mots il y a un moment où ça se sent et où l'on n'a pas envie de lire et d'entendre quelqu'un qui nous agresse comme l'on a pas envie d'écouter quelqu'un qui nous cri dessus.

Je crois que tout ça, finalement, c'est une question de respect de l'autre, de sa personne, de son avis, et aussi de compréhension. L'auteur d'un article peut être maladroit (je l'ai été pour l'un des miens il y a deux ans, est-ce que je méritais pour autant que l'on me lapide ?), mal choisir ses mots et son ton. Mais le lecteur peut mal comprendre, se laisser emporter par la colère et donc ne pas lire l'article pour ce qu'il est, lire ce qu'il veut lire pour avoir une raison valable de s'indigner, et donc faire des contre-sens terribles ou privilégier la forme au fond. Je pense que l'auteur doit faire des efforts pour se faire comprendre au mieux, mais le lecteur aussi, pour ne pas se laisser emporter et s'énerver, prendre l'article pour ce qu'il est et chercher le fond quand la forme est maladroite ou laisse à désirer. D'autant plus quand le sujet est un sujet sensible.

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dimanche 13 juillet 2014

Le blog, cette entreprise

Bonjour ! :)

La blogosphère est un sujet relativement assez traité par les blogueurs et blogueuses (en même temps on parle tous de ce qu'on connait ^^') et il y a quelque chose qui me frappe à chaque article et à chaque reportage télévisé : les blogs (d'autant plus les très connus) me donnent l'impression d'être gérés comme des entreprises par leur propriétaires. Il faut faire de la com', j'ai entendu dire que certaines filles embauchaient des personnes pour écrire à leur place, une personne par catégorie, les blogueurs peuvent avoir un agent, et se faire de l'argent en mettant de la pub sur le blog comme M6 gagne de l'argent en mettant une page pub en plein milieu d'un épisode d'une série. Dans un reportage la gérante d'une jeune entreprise qui avait démarché des blogueuses disait qu'elle avait plusieurs fois reçu comme réponse une grille tarifaire avec combien ça lui coûterait si la blogueuse en parlait sur son blog, sur Twitter, Facebook, etc. Et, comme certaines entreprises, certaines blogueuses font des cachotteries à leur lectorat en ne disant pas clairement quand un article est sponsorisé et rapporte de l'argent. Certaines blogueuses mode font appel à des photographes et ont tellement de vêtement qu'on ne voit pas deux fois le même sur deux cents articles.

Et plus ça va plus je me demande si l'on ne s'éloigne pas un peu du but même d'un blog. Je veux dire... oui, avoir des photos agréables à regarder c'est important, c'est un critère de qualité d'un blog, seulement la plupart du temps les blogueuses se vendent plus ou moins implicitement comme "la bonne copine", ce qui est un peu mensonger dans le sens où tout le monde ne peut pas faire appel à un photographe, des rédacteurs pour écrire ses articles, ou à un agent pour répondre à notre place sur Twitter, Facebook, et aux demandes de partenariats que l'on reçoit. La plus grosse partie des blogueuses gèrent tout toutes seules. Et l'image de "la bonne copine" ne devient qu'une image pour vendre son blog en ce sens où, et ça a déjà été beaucoup dit, la plupart des lecteurs de blogs cherchent sur lesdits blogs quelque chose de différent des magazines. Mais si la blogueuse a trop de partenariat, pire, les dissimule, son blog ne devient pas plus qualitatif que les magazines qui sont fuis.
Je vais dire un truc que tout le monde répète à longueur de temps mais je vais le dire quand même : un blog à la base c'est le partage. Et moi je me demande si un blog-entreprise est encore dans le partage ou est déjà dans la recherche continuelle de plus de visites, plus d'abonnés, plus de partenariat, vite, vite, plus d'argent. A ce moment-là pourquoi ne pas carrément ouvrir un site à but lucratif, déposer le nom de son blog comme nom de marque, et le dire clairement ? J'ai conscience que mon article diabolise ces blogs qui ont réussi mais je suis toujours étonnée de voir que les blogueuses prennent de plus en plus de place dans nos vies et apparaissent dans de plus en plus de reportages. Je pense notamment à un numéro de 100% mag il y a quelques jours où il y avait un sujet sur la rentrée et où ils ont fait intervenir une blogueuse pour parler d'un cartable super chouette qui se casse pas et d'un jean super résistant.

En fait blogueur est devenu un métier et donc le blog une entreprise et je me demande dans quelle mesure il faut s'en réjouir et dans quelle autre il faut s'en méfier. D'un côté je suis contente pour tous ces gens qui réussissent à vivre de quelque chose qu'ils aiment, pour laquelle ils ont travaillé, et je pense qu'ils auraient tord de refuser d'apparaître dans un reportage ou dans Top Chef pour donner leur avis ou de ne pas profiter d'avoir la possibilité de publier un livre, et aussi que c'est bien qu'ils investissent l'argent qu'ils gagnent pour donner plus de qualité à leur blog, par exemple en embauchant un photographe. Mais, d'un autre côté, je me demande où se trouve la limite entre en profiter, donner plus de qualité à son contenu, et devenir une véritable entreprise, un site de cuisine, mode, beauté, comme un autre. Et je me demande aussi si ce n'est pas un peu inquiétant de savoir que les marques et le business peuvent s'emparer de quelque chose qui est à la base un hobby, un passe-temps, une passion. Moi je trouve que dans une certaine mesure, si, un peu quand même.

Voilà ! :) J'ai l'impression d'avoir un peu dévié de mon sujet de départ mais bon, tant pis :) Que pensez-vous de tout ça ?

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